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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:06

Ce n’est pas tous les jours que nous vivons une telle aventure ! C’est un hasard sans tout à fait en être un puisque les travaux étaient prévus depuis longtemps.

Ça se passe à la Chasse Royale, quartier périphérique de Valenciennes. Les travaux y vont bon train ; destruction de barres HLM, rénovation des maisons individuelles, construction d’un centre culturel, rue détournée, nouvelle place …

Beaucoup d’entre nous à la Chasse Royale avons assisté à la démolition de la barre Jonas mais personne ne se doutait de la découverte qui allait s’offrir à nous les jours suivants !

En effet, les ouvriers qui ont creusé pour détruire les fondations de l’immeuble en question ont écarquillé grand leurs yeux et se les ont frottés pour constater qu’ils étaient bien réveillés.

Certes le Nord a été une terre minière mais de là à découvrir pareille chose était tout de même pour le moins étonnant !

En creusant donc, les ouvriers ont vu apparaitre le sommet d’un terril enfoui sous l’immeuble. C‘est la première fois qu’une telle découverte a lieu dans notre Nord.

Le travail a bien sûr continué plus doucement pour ne pas détruire une telle merveille. C’est à la cuillère (à soupe tout de même) que les fouilles ont continué. Ils ont déterré un terril !

Pour que le terrain puisse être constructible comme prévu, le terril a été mis au jour et déplacé tel que, 50 mètres plus loin (voir photo). Chacun peut le visiter, l’admirer, le photographier mais il est interdit de monter dessus car ce terril qui a dormi longtemps sous terre est devenu fragile en étant exposé en plein soleil.

Ce qui a servi à remblayer et boucher le trou reste secret. Personne ne sait à part les dirigeants de la ville et les constructeurs quelles terres ou quels autres matériaux ont servi. Ce sont eux, d’ailleurs, qui ont mouillé la chemise pour remblayer afin que le secret ne fuite pas.

C’est une information exclusive que vous ne trouverez nulle part à part dans mon blog. Vous pouvez bien sûr en faire de la pub !

Et ne quittez pas car avec tous ces travaux qui percent notre sol royal, une autre découverte a été faite. En effet des menhirs ont été mis à jour, de véritables cimetières à menhirs gisaient sous nos pieds ! Il y en a tant dans le sous-sol de la Chasse Royale que le maire a décidé d’en faire profiter la population de toute la ville en exposant un peu partout ces pierres énigmatiques qu’on a cru trop longtemps être l’exclusivité de Carnac en Bretagne.

Les photos ci-dessous ne sont qu'un petit aperçu des menhirs semés dans la ville.

242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !
242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !
242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !
242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !
242. Sensationnelles découvertes à Valenciennes !
Pendant ce temps notre Odyssée sorti de terre, prend forme....
Pendant ce temps notre Odyssée sorti de terre, prend forme....Pendant ce temps notre Odyssée sorti de terre, prend forme....

Pendant ce temps notre Odyssée sorti de terre, prend forme....

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:13
241. Bip, bip … Conseil municipal.

J’avoue avoir été écœuré en sortant de la mairie un mardi soir après le conseil municipal de Valenciennes.

J’étais venu parce que le centre social et culturel du quartier avait demandé à la ville une subvention dans le cadre de son agrandissement.

Ecœuré par la façon dont se passe ce genre de conseil. Pour moi c’est se moquer des citoyens qui ont fait le déplacement pour voir et écouter (nous n’avons pas le droit de participer) les débats autour de questions et de réponses concernant notre ville.

Ecrire le mot débat, c’est beaucoup écrire ! De débat il n’y en a pas eu. Je sais bien que tout est préparé avant dans des commissions. J’estime que préparer ne veut pas dire décider. En effet, c’est tout de même bien pendant le conseil municipal public que les décisions finales sont prises par les votes. Les conseillers, au moins les groupes politiques, pourraient alors justifier, expliquer le pourquoi de leur vote. Ce serait la moindre des choses pour montrer un peu de respect envers les citoyens présents dans les tribunes. D’explications il n’y en a pas et tout se passe à la vitesse de la lumière : ‘Vote contre ?’ ‘Abstention ?’ proposition acceptée ; dossier suivant…

Si le spectateur a deux minutes d’inattention il ne sait plus de quelle proposition il est question ! s’il demande à son voisin : ‘Et le trottoir de ma rue qui doit passer à l’ordre du jour ?’ on lui répond : ‘C’est voté depuis un moment !’ ‘Qu’est-ce qu’ils ont dit ?’ ‘Rien’.

Au conseil auquel j’ai assisté, tout (une bonne quarantaine de votes) a été réglé en moins d’une heure trente. Il est vrai que le repas qui suivait pour les conseillers, était prêt. Il y a eu juste quelques minutes d’émotion manifestées pour le collège de la Chasse Royale. Là, majorité et opposition ont fait le concours de la plus belle larme. Ils étaient tous d’accord, évidemment puisque l’avenir du collège ne dépend pas du conseil municipal de la ville.

Oui, ces messieurs que nous avons élus se foutent bien de nous. Ils ne connaissent pas la démocratie ou en ont peur.

Les élus se plaignent de l’augmentation des abstentions lors des votes. Ils ne nous donnent pas envie de voter ! Voter n’est pas donner carte blanche à quelques femmes et hommes ; ils insistent en clamant que nous sommes dans un pays démocratique mais eux-mêmes ne pratiquent pas cette démocratie en décidant dans des cercles privés puis en faisant des votes qui ne veulent plus rien dire car les décisions sont prises depuis longtemps !

Ce n’est pas demain que je vais assister à un autre conseil municipal !

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 17:45
240. Il bave et il dit qu’il pleut ! (1)

Il y a quelque temps (le 18 janvier 2016), nous rencontrions le maire de Valenciennes. Nous étions quatre (3 garçons et une fille ; 3 de la Chasse Royale, une de Dutemple), tous en fauteuil.

Nous avions provoqué cette rencontre pour demander le déplacement de rochers sur une passerelle parce qu’ils nous empêchaient de passer avec nos fauteuils.

Bien écoutés, le maire nous promettait que tout serait résolu dans les jours suivants. Nous étions repartis heureux et plein d’espoir !

Hélas ! certes des ralentisseurs ont été posés comme promis et n’empêchent pas les fauteuils de passer

Sur cette passerelle il y avait deux fois trois rochers qui barraient la route aux landaus, poussettes et autres fauteuils. Je dis ‘il y avait’ car, bizarrement, seul un passage a été dégagé, les trois rochers ont été posés sur le côté et ne posent plus aucun problème. Mais pourquoi ne pas avoir touché aux trois autres rochers qui sont 70 mètres plus loin ? Pourquoi ne pas avoir tenu la belle promesse entièrement ? qu’il y ait une fois, deux fois, trois fois, quatre fois… trois rochers qui barrent la passerelle, une seule fois suffit pour que nous ne puissions pas passer !

C’est bizarre ce travail à moitié fait. Depuis le 18janvier (ça fait 4 mois) il y avait le temps de le finir…

Une autre belle promesse avait été faite lors de notre rencontre avec le maire : ‘l’un d’entre vous sera appelé pour faire un essai et voir si ça passe’. Il n’y a eu personne d’appeler pour essayer les ralentisseurs nouveaux, évidemment puisque le problème est toujours le même quelques mètres plus loin avec ces trois rochers qui n’ont pas bougé.

Lors de cette rencontre, il avait été promis que tout serait réglé dans les jours suivants…

Ils sont fatigants ces politiques qui promettent et ne font pas, ces bailleurs qui se moquent de nous, ces institutions qui réclament toujours des papiers, ces automobilistes garés sur les trottoirs, ces magasins inaccessibles, ces….

  1. expression mayennaise
Ici les rochers ont été écartés....

Ici les rochers ont été écartés....

.... là ils n'ont pas bougé.... pourquoi ?
.... là ils n'ont pas bougé.... pourquoi ?

.... là ils n'ont pas bougé.... pourquoi ?

autre passage de la même passerelle complètement bosselé. A pied on ne s'en aperçoit pas mais sur 4 roues, c'est autre chose !

autre passage de la même passerelle complètement bosselé. A pied on ne s'en aperçoit pas mais sur 4 roues, c'est autre chose !

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 16:59
239.	Dépassements dangereux et autorisés par le code de déontologie médicale.

Un voisin me raconte :

  • Quelqu’un de ma famille a été hospitalisé dans une clinique. Après l’opération, le jour du départ, j’ai été appelé dans le bureau de la comptabilité.

Là on me met sous les yeux un papier sans en-tête avec une somme importante inscrite dessus.

Je demande :

  • C’est quoi ça ?
  • Une facture, monsieur.
  • Mais ce n’est pas indiqué à quoi ça correspond, il n’y a pas d’entête et on ne sait pas pour qui est cette somme demandée.
  • C’est pour le chirurgien, quant au papier nous sommes en rupture de stock de papier à en-tête.
  • Mais j’ai déjà payé en entrant, la différence entre le coût de l’opération et de l’hospitalisation moins le montant du remboursement fait par la sécurité sociale.
  • Oui, je sais, mais ça, c’est ce qu’il y a en plus.
  • Je ne comprends pas.
  • C’est pourtant simple, me dit le comptable qui commence à s’énerver, le chirurgien demande davantage que la somme sur laquelle la sécurité se base pour le remboursement !
  • Ah ! c’est un dépassement d’honoraire !
  • Si vous voulez.
  • Si je veux ! vous avez demandé mon avis ? et puis parlez comme tout le monde, vous auriez dit dépassement d’honoraire, j’aurai compris tout de suite.
  • C’est pourtant simple, répète le bonhomme, bon ne faites pas d’histoire, vous faites un chèque ou vous payez par carte. Le paiement en espèces est préférable.
  • Je ne paie pas une somme mise sur un bout de papier sans qu’on ne sache pas qui demande et qui empoche !
  • Je vous en prie, me dit sèchement l’homme derrière son guichet, vous le savez puisque je vous l’ai dit.
  • Ça ne me suffit pas. Je n’ai jamais vu une facture pareille ! Et pourquoi personne ne nous a parlé de cette somme quand nous sommes arrivés ?
  • Le chirurgien a dû oublié.
  • Ecoutez, quand je suis venu dans votre bureau le jour de mon arrivée, on m’a dit : en tenant compte du remboursement de la sécurité sociale ça vous coûtera autant, eh bien, j’en reste là.
  • Si vous ne payez pas vous aurez des ennuis, ça ira devant le collège des médecins.
  • Ça m’étonnerait ! allez devant je ne sais quel collège moi je porterai plainte et là, vous redirez ce que vous me réclamez, on va vous rire au nez. Votre papier ne vaut rien, de plus on dit le coût d’une intervention que ce soit à l’hôpital ou ailleurs, avant les travaux !
  • Si vous ne payez pas vous aurez des ennuis.
  • Vous me l’avez déjà dit. Quels ennuis je vais avoir ?
  • Vous verrez, vous entendrez parler de nous.
  • Et bien parlez ! au revoir monsieur.

Je n’ai pas cédé termine mon voisin et je les attends encore. Ça va faire six mois !

Là-dessus nous sommes rentrés chez moi pour boire un bon café et continuer de rire au chaud.

Moralité : « si tu paies, ‘ils’ t’ont eu ; si tu ne paies pas ‘ils’ ne peuvent rien faire » ! nous devons donc toujours nous battre….

239.	Dépassements dangereux et autorisés par le code de déontologie médicale.
Tulipes de mon jardin. Elles sont là pour notre plaisir, elles ne demandent rien !

Tulipes de mon jardin. Elles sont là pour notre plaisir, elles ne demandent rien !

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:38
238. Nous sommes tous des salopards !

Quand ça ne va pas comme il veut

L'homme s'en prend à l'homme

Il dresse des murs

Pour une race pure.

Il parque hommes, femmes, enfants

Dans d'inhumains camps.

Nous sommes tous des salopards

En souhaitant leur départ.

Il dévaste des pays,

Détruit des sites sans prix.

Il tue pour être seul

Comme un rat sur une meule.

L'homme s'en prend à l'homme.

Il casse des lois qui protègent

Sans jamais stopper son manège.

Il connaît deux mots : "Au revoir".

Il fait bosser et lui fait la foire.

Plus de salaires, seulement des pourboires

Bateau sur l'eau,

Pas cher ta peau !

Nous sommes tous des salopards

En souhaitant leur départ.

Si quelques hommes sont des frères pour l'homme

Criant, se battant avec les oubliés.

La plupart autour de moi

Aimeraient que ces gens se noient.

" Que peut-on faire ? "

Répètent-ils dans leurs chaussons d'enfer

Dire « on » ne condamne personne !

Ils voient, ferment le son, donnent

Ça leur suffit pour être contents !

C'est bientôt le printemps

Puis les vacances !

Question de chance

Se persuadent-ils.

Nous sommes tous des salopards

En souhaitant leur départ.

Les enfants de chez nous préparent leur bouée colorée

Pendant que d’autres suivis par des poisons dorés

Ont peur de la prochaine minute

Dans les vagues où le bateau bute.

D’autres encore mettent la tête dans leurs bras

Pour que la fusée sifflante ne les atteigne pas.

Cachés sous leurs pauvres draps

Ils récitent la prière : jamais tu ne tueras.

Nous sommes tous des salopards

En souhaitant leur départ.

Certes, nous pleurons ! Nous nous indignons !

Comment cela peut-il exister entre les modernes nations ?

Dans le même temps nous manifestons

Nous manions le bâton

Pour que nos voisins de quartier

Ne soient ni des étrangers ni sans-papier.

Nous sommes tous des salopards

En souhaitant leur départ.

238. Nous sommes tous des salopards !
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 18:08

Si encore ils étaient beaux,

Si au moins ils étaient vrais

Mais tout est moche

Tout est faux

Même les mots sont laids.

Pas de signature

Bien sûr.

On devine une impuissance,

Si les mots tagués ont un sens,

A rencontrer l’autre, à négocier !

Ces gens-là n’ont qu’un mot : ‘fais chier’

Ils disent : ‘on veut tout’

Comme des bons toutous

Les patrons répondent : ‘on donne rien’

Comme des méchants chiens.

Ces gens-là qui écrivent si mal

N’ont pas une lecture normale.

Ont-ils lu le projet pour eux bon à pourrir ?

Mais au fait, savent-ils lire ?

Les mots qu’ils emploient

Sont ceux d’une guerre d’autrefois ;

Ils préfèrent la haine, les pogromes, la violence.

Nous, nous voulons un monde où négocier aurait un sens.

Salopez, salopez nos murs,

Nous restons syndicalistes pour le présent et le futur.

Avec les travailleurs nous nous battons pas à pas

Afin d’obtenir des résultats ;

Jamais d’une négo même speed

Nous ne sortons les mains vides.

Notre but n’est pas de tuer celui qui est en face,

Mais jamais avec nous les travailleurs ne perdront la face.

Construire

Plutôt que détruire.

Par notre action, la classe ouvrière

Restera toujours fière.

237.	Tags sur les murs de la CFDT à Valenciennes.
237.	Tags sur les murs de la CFDT à Valenciennes.
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 18:50
236.	 ‘Lorsque Bruxelles bruxellait’

Bruxelles se dessine en tragique

Se chante avec Jacques Brel en dramatique.

Fleurs dessinées sur le macadam

Non pour effacer mais porter le drame.

Hommes de Daesh

Aux entrailles sèches.

Avec Haddock : bachi-bouzouks !

Moussaillons du diable ! Mamelouks !

Bande de sauvages ! de zapotèques !

Mérinos mal peignés ! anthropopithèques !

Ne tombons pas dans leur panneau

En montrant des cinq doigts, les réfugiés en bateau.

Le terroriste n’est pas à l’image du musulman,

Il est sur la photo des tyrans.

Hommes, femmes, enfants qui fuient leur pays,

Fuient Daesh et sa mégalomanie.

Daesh est un désert brulant,

Toute est bannie, nul n’est vivant.

Comme les Belges, restons debout !

Ne ployons pas sous les coups !

Ne brisons pas la belle idée de l’Europe moderne

A moins que nous voulions un avenir terne…

N’écoutons pas l’extrême droite

Avec ses idées étroites.

Si l’homme ne veut plus être humain

Ce sera notre fin dès demain.

236.	 ‘Lorsque Bruxelles bruxellait’
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 18:25
235.	 Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

Enfin !

Deux personnes de Val Hainaut sont venues voir le fameux volet électrique, véritable rideau de fer dans la salle à manger.

Ils sont entrés plein de fougue.

- Bonjour monsieur, c'est pas grave, ne vous inquiétez pas. Il s'agit d'un fusible qu'il suffit de remplacer. Où est votre armoire électrique ?

Je leur indique. Ils ouvrent l'armoire en question et quatre ou cinq minutes plus tard reconnaissent qu'ils ne trouvent pas de quel fusible il s'agit.

Ils viennent dans la salle à manger, l'un deux me fait un coup d'œil comme pour dire :’ on va trouver.’

Ils regardent la boite de bouton qui actionne le volet, regardent où vont les fils.

Quelques minutes plus tard, ils donnent leur verdict :

- Nous reviendrons !

Et ils sont partis sans donner de nouveau rendez-vous….

Trois jours plus tard, coup de fil du responsable relations Val Hainaut – habitants. Il m’a affirmé que ce n’était pas normal que je sois dans le noir. En raccrochant il dit : ‘A bientôt’

Le lendemain, nouveau coup de fil de Val’Hainaut : Ce n’est vraiment pas normal que vous soyez ainsi dans le noir, nous venons aujourd’hui »

Le même jour, un peu plus tard, courrier, toujours Val Hainaut : « Voici le numéro de téléphone de l’entreprise que vous devez contacter pour réparer votre volet électrique. » La même lettre exactement qu’il y a un mois………. Et c’est reparti pour un tour !!!!

Ça va faire un mois que dure ce cinéma (voir articles précédents) et je n'ai toujours pas droit au beau soleil du Nord qui brille depuis pas mal de jours...

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Fait-il envie ou bien pitié ? Je n'ai pas le cœur à le dire, on ne voit pas le temps passer. (Chanson de Jean Ferrat)

235.	 Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 21:47
233.	 Jeu de piste hospitalo-‘mémorable’ ! !

Mon toubib s'inquiète pour moi. Il faut dire que j'ai loupé le dernier rendez-vous avec lui. J'avais bien écrit 'médecin' sur mon agenda mais je pensais que c'était pour l'appeler et prendre un rendez-vous.

J'avais le téléphone en main lorsqu'il s'est mis à sonner. C'était la secrétaire du médecin :

- "Allez-vous bien ? Nous ne vous avons pas vu à l'heure du rendez-vous, comme c'est la première fois, je me suis inquiétée".

En fait je lui avais téléphoné deux jours avant et date avait été prise. J'avais un mauvais scénario en tête....

C'est pour cela que j'étais à l'hôpital pour prendre encore un rendez-vous, cette fois au centre de la mémoire.

Je me plante devant l'hôtesse d'accueil et lui demande où je dois m'adresser.

-"Vous suivez les points rouges par terre et vous entrerez à l'antenne 5".

Je remercie et j'y vais. A l’antenne 5 on m'envoie à l'antenne 3. A l’antenne 3 quelqu'un m'informe que non, il faut aller à l'antenne ‘prise de rendez-vous’ dans le hall d'entrée.

Dans le hall je revois de loin l'hôtesse d'accueil qui s'étonne de me voir encore là.

Je m'installe à l'antenne’ prise de rendez-vous’ et j'attends. Quand vient enfin mon tour une femme belle et souriante (heureusement !) m'apprend que pour mon rendez-vous je dois me rendre au 5° étage. Je crois rêver, on se moque de moi ? Heureusement que je suis venu en fauteuil ! C'est moins fatiguant

J’arrive au 5° étage. Une infirmière demande mon âge.

-69 ans.

-Votre date de naissance

Entendant ma réponse elle sourit :

-On peut dire que vous avez 70 ans.

Et là je reçois un violent coup à la tête quand je l'entends :

-Dans ce cas c'est la gériatrie qui va vous prendre en charge.

Je reste baba, vexé, vieilli. Gériatrie ! vieux ! J’avais changé de catégorie sans m’en apercevoir ! Et la brave fille dit ça comme si je n'étais plus de son monde...

Elle ne me laisse pas digérer l’information et me remet (généreusement) un violent coup :

-La gériatrie c'est au sous-sol.

De mieux en mieux ! « Les vieux au sous-sol ! Les vieux au sous-sol ! » ça sonne dans ma tête comme un slogan repris par des dizaines de milliers de voix lors d’une manif dans les rues de France !

Désespéré, je fais :

-Oh non !

L'infirmière surprise, me demande ce qui se passe, pourquoi je réagis ainsi. Je lui raconte seulement mon périple dans l’hôpital. Ça va faire ma cinquième station (comme pour un chemin de croix) ! Elle comprend.

-Ne vous inquiétez pas, je vais me renseigner dans quel service vous irez. En attendant vous me donnez votre numéro de téléphone et vous repartez chez vous. Nous vous appellerons pour vous dire quoi.

Je n’espère qu’une chose : ne pas être... oublié !!!

Cela fait plus d’une semaine que m’est arrivé cette balade gratuite et au jour d’aujourd’hui personne ne m’a encore téléphoné pour me fixer un rendez-vous…

Autre histoire (toujours vraie)

Une amie handicapée me dit la souffrance qui court dans son corps. Le médecin qui la suit à l’hôpital ne sait plus trop quoi faire. Il lui propose un rendez-vous au centre antidouleur. Le mot ‘antidouleur’ fait tilt.

  • Bien sûr ! Je suis d’accord. Je vais y aller quand ? cet après-midi ?

Gêné, le médecin répond :

  • Il faut attendre au moins six mois.
  • Et je fais quoi en attendant ?
  • Vous essayez de supporter votre douleur.

Encore une histoire mais celle-là, imaginaire :

Le médecin : « Vous souvenez-vous d’une perte de mémoire ? »

Le patient : « Non, évidemment ! »

233.	 Jeu de piste hospitalo-‘mémorable’ ! !
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:15

Volet électrique en panne et en situation fermé bien sûr ! L’avantage : personne ne passera par là pour entrer chez moi. Volet inviolable… maison presque close !

Je téléphone à la plateforme téléphonique de Val Hainaut Habitat (V2H) quatre, cinq, six fois. Le même nombre de fois j’entends une voix tellement charmante qu’elle ne doit pas être humaine :

-"Tous le postes sont actuellement occupés, rappelez ultérieurement."

Bref, impossible de les joindre.

Je téléphone alors au numéro donné par V2H en cas d'urgence. Bien sûr je ne pouvais pas prétendre à l’urgence de mon problème mais ne sachant à quel saint me vouer je fais tout de même le numéro. A quelle sauce va-t-on me manger ? Je m'attends à une réaction genre : "Mais monsieur votre problème n'a rien d'urgent ! Vous empêchez peut-être quelqu'un de nous joindre et qui a, lui, une véritable urgence ! Nous en reparlerons, je vous le promets !"

Avec cette réaction imaginaire, je fais le numéro et j'entends :

-" Le numéro que vous demandez n'existe pas".

J’avais tout imaginé sauf ça ! Merci V2H !!!

Du coup, je décide de me rendre à l'antenne du quartier et là, surprise ! Je suis très bien reçu par une jolie et vraie dame ; elle m'écoute, prend mon numéro de téléphone et me dit que je serai appelé pour prendre un rendez-vous.

Je rentre chez moi, une heure après, de fait, on m'appelle sur mon portable et rendez-vous est pris pour le lendemain. C'est pas beau ! Heureusement qu'il n'y a pas que des patrons ! Eux donnent de fausses informations pour être tranquilles.

Mais c’était trop beau ! Le patron reprend le dessus. Coup de téléphone pendant que j’attends le dépanneur :

-Depuis quand avez-vous votre volet ?

- ?

Je devine que si la garantie marche encore, ça arrangera le patron. Ça peut se comprendre mais la suite m’inquiète :

-Très bien. Nous allons vous envoyer un courrier et nous demanderons (eux ou moi ?) à l’entreprise d’intervenir chez vous.

-Ce sera aujourd’hui ?

-Alors là, faut pas y compter. Dans une semaine au plus tard.

Oui, c’était trop beau. Un courrier de la part de V2H ça demande au minimum huit jours ; un coup de fil je connais ‘tous les postes sont actuellement occupés’ ; un rendez-vous avec l’entreprise qui a posé mon volet ça va faire au minimum une semaine de plus.

Au jour d’aujourd’hui je suis toujours à la première étape : j’attends le courrier de V2H.

Dernière minute : pendant que j’écris cet article, coup de fil pour me dire que quelqu’un viendra, lundi après-midi (dans 4 jours) voir ce qui se passe. C’est pourtant simple : le moteur ne répond plus présent ! Si j’ai bien compris le message : il y aura une deuxième visite (quand ?) pour guérir le malade…

Comme aurait pu raconter Robert Lamoureux : et le samedi matin, le volet était toujours inviolable.

232.	Volet inviolable.
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