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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 16:43

J’ai eu la chance de passer mes vacances dans un département où on retrouve toutes les sortes de paysages semés dans la belle France.

Je vous offre en image mon périple. Je suis sûr que vous découvrirez dans quel département j’ai été me bronzer.

Vous verrez la mer, les plages, la campagne, la montagne… avec en prime la fête, la joie, l’amitié…

Du vert..

Du vert..

... de beaux lacs... de jolies montagnes....
... de beaux lacs... de jolies montagnes....

... de beaux lacs... de jolies montagnes....

...une campagne unique au monde...

...une campagne unique au monde...

...des plages au sable fin....

...des plages au sable fin....

... des fêtes, des fêtes....... des fêtes, des fêtes....

... des fêtes, des fêtes....

....et encore des fêtes!!!!!!!      ch'est le Nôôôrd....
....et encore des fêtes!!!!!!!      ch'est le Nôôôrd....
....et encore des fêtes!!!!!!!      ch'est le Nôôôrd....

....et encore des fêtes!!!!!!! ch'est le Nôôôrd....

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:26

Quels mots pourront dire

Notre tristesse, notre révolte sans les trahir ?

« 14 juillet 2016

Nice

23 heures

Promenade des Anglais. »

Sont les seuls qui viennent à mon esprit

Avec dans ma gorge un long cri

'Mon Dieu, délivre nous du Mal !'

252 Nice.
252 Nice.
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 05:57

Décidément certains camarades sont collants ! Pour la deuxième fois, cégétistes et sudistes ont désirer rencontrer la CFDT de Valenciennes. Venaient-ils pour adhérer à la CFDT ? La porte étant restée fermée les gars ont été dépités et de collants sont devenus autocollants. Ils ont en effet laissé sur et les murs et les vitres et la porte et les poubelles alouette quelle belle bête ! ils ont laissé donc leur signature et leur adresse pour qu’on leur envoie des bulletins d’adhésions.

Mais leur déception a été telle que les sudistes ont perdu le nord, s’en était à ‘sé jéter’ par la fenêtre !

Ils ont tenté de défoncer la porte, se sont mis à gueuler, à renverser les poubelles de rage. Faut pas qu’ils s’énervent ! on leur en enverra des bulletins d’adhésion ! Faut savoir débattre et négocier !

La CFDT de Valenciennes a un mur mitoyen avec une école maternelle dont une grille sépare la cour de l’école de la rue ; des enfants ont vu le spectacle.

J’imagine leur conversation.

La petite fille :

  • T’as vu Arthur, les gros messieurs !

Le petit garçon :

  • Oui Myrtille, on dirait qu’y sont pas contents ! Y z’ont quoi dans les mains ?
  • Cheu pas, on dirait des balais. Tu crois qu’ils vont nettoyer le trottoir ?

Tous les deux rigolent. Ils savent que les messieurs qui nettoient dehors sont habillés en jaune et vert.

Une femme passe au milieu des hommes :

  • Bonjour messieurs, vous faites le trottoir ?

Rires gras.

Myrtille demande à Arthur :

  • Qu’est-ce qu’elle a voulu dire la dame ?
  • N’importe quoi, répond Arthur, le trottoir il est tout neuf.
  • Regarde ! ils collent des papiers sur les carreaux de la maison d’à côté.
  • J’vais raconter ça à maman. Elle dit toujours que ce sont les enfants qui font des bêtises. J’lui dirai que c’est pas vrai, que j’ai vu des vieux faire des bêtises aussi. Ferme tes oreilles, crie Arthur, ils disent des gros mots !

Myrtille met ses mains sur ses oreilles. Son papa n’aime pas qu’elle entende des gros mots, il dispute les grands qui en disent devant elle.

  • Tu peux écouter, de toute façon, ils ne disent que des gros mots même quand ils se parlent entre eux. T’as entendu quelque chose ?
  • Non.
  • Heureusement ! Ils se sont traités de connards.
  • Ça veut dire quoi connard ?
  • J’sais pas, demande à ton papa ce soir. Oh regarde, continue Arthur, ils foncent sur la porte ! on dirait qu’ils veulent la défoncer !

Myrtille pouffe de rire.

  • Le gros monsieur, il a rebondi sur la porte et maintenant il est assis dans la rue !
  • Ils sont fous ! pourquoi ils font ça ? Ils en font du bruit ! ils sont méchants ! regarde, on voit leurs dents !
  • Papa il m’a dit un jour : si tu vois quelqu’un frapper, être méchant et violent, tu peux te dire qu’il a tort !
  • Et ben ceux-là ils ont drôlement tort ! viens on s’en va dit Arthur en prenant la main de sa copine. On dira rien à nos parents parce qu’ils vont pas être contents s’ils savent qu’on a eu peur en regardant des gros messieurs qui voulaient faire du mal.

Il parait que la vérité sort toujours de la bouche des enfants, même si c’est inventé.

Je sais que ce blog est dédié aux aventures des handicapés avec les gens normaux. Je ne déroge pas au thème, disons que cette fois celles et ceux de la CFDT qui se sont barricadés sont les gens normaux et que les gars de la CGT et de Sud sont les handicapés. Le handicap se manifeste parfois de drôle de façon.

Encore une chose : je croyais que tous les syndicalistes étaient des gens intelligents, démocrates, qui débattent, qui ne se battent jamais (du moins violemment) contre des travailleurs mais toujours prêts à les persuader (du moins sans coup de poing) que leur façon de faire est la plus efficace.

Enfin une invitation. Si les ‘syndicalistes’ qui ont fait les cons devant la CFDT de Valenciennes savent qui je suis, ils peuvent venir chez moi pour discuter mais pas à coup de pied sinon je serai désavantagé. On boira une bière en causant.

2° visite de la CGT et de Sud au local de Valenciennes

2° visite de la CGT et de Sud au local de Valenciennes

ça c'est la 1° visite... (voir n° 237)

ça c'est la 1° visite... (voir n° 237)

ce sont dans les même moments de la dégradation des locaux de la CFDT par Sud et CGT qu’ont eu lieu les dégradations à la Chasse Royale d’engins mécaniques de terrassement. Même combat ? Même but : casser point final.

ce sont dans les même moments de la dégradation des locaux de la CFDT par Sud et CGT qu’ont eu lieu les dégradations à la Chasse Royale d’engins mécaniques de terrassement. Même combat ? Même but : casser point final.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 18:23
250. Train-Train habituel…

Article paru dans « De tous à tous » revue de la FCPMH (Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées.)

Il est signé : Marie Roux

« « Etant dans une gare qui n’a pas d’ascenseur, j’ai traversé avec mon fauteuil roulant électrique, sous la protection des agents, les voies pour rejoindre le quai B où devait arriver le TGV, puis nous attendons.

Mais surprise il arrive oui, mais pas sur la voie annoncée. Panique générale, on demande aux personnes de rejoindre le TGV en prenant le souterrain, mais moi en fauteuil je dois à nouveau retraverser les voies. Seulement, la locomotive était arrêtée sur le passage que je dois franchir. Une demande est faite par l’agent pour que les voies se libèrent. On fait rentrer toutes les personnes, on fait fermer les portes et on demande au chauffeur du TGV de reculer pour me permettre de traverser et ainsi rejoindre le TGV.

Voulant accéder à ma place réservée, étonnamment des personnes étaient installées. Nous avons eu des difficultés à les faire bouger, d’où pour moi impossibilité de rejoindre l’endroit prévu pour le fauteuil. La personne de la SNCF a été obligé de se fâcher.

Etant installée, nous partons. Mais environs 1 heure après notre départ nous entendons, surpris, ce message que je souhaite vous faire partager : ‘’Messieurs, Mesdames, notre TGV circule avec un retard de 16 minutes en raison d’une handicapée que nous avons embarquée en gare de …’’ Toutes les personnes du wagon se sont retournées vers moi.

En faisant la lecture de ce fait, selon vous qui est responsable de cette situation ? Le chef du train n’aurait-il pas pu reconnaître l’erreur d’aiguillage qui était la raison réelle de ce retard ? et non faire porter la faute sur le dit ‘’embarquement de l’handicapée’’. Il aurait aussi été plus élégant de dire : ‘’mettre en place la personne handicapée’’. » »

250. Train-Train habituel…
250. Train-Train habituel…
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 08:13

Un jour, dans le centre social Georges Dehove de mon quartier, sont venues trois jeunes femmes pour nous proposer de devenir des ‘livres vivants’.

Intrigué par cette expression, avec deux autres j’ai dit OK on y va !

La semaine suivante j’étais avec Sophie dans une salle du centre social. Sophie est la responsable de cette idée originale. Pendant 3 séances qui ont duré entre 2 à 3h, j’ai raconté, à la demande de Sophie, pratiquement toute ma vie ! Le but était que Sophie après relecture personnelle, choisisse le thème et le titre du livre que j’allais devenir.

Mais un livre vivant c’est quoi ?

Un livre vivant c’est quelqu’un.

Chaque livre vivant a bien sûr une histoire originale, passionnante à l’intrigue souvent inattendue.

Lors de fêtes, de rassemblements, ces ‘livres vivants’ sont proposés à celles et ceux qui sont présents. Chacun choisit son livre à partir d’un recueil contenant les 4° de couverture de chaque ‘livre vivant’ présent puis le lecteur décide et va vers son livre écouter l’histoire qu’il raconte. Il peut y avoir au maximum 3 lecteurs pour un échange possible et court après lecture.

Une différence entre un livre ordinaire et un livre vivant ?

Le livre ordinaire est en papier, le livre vivant est chair et esprit.

Un livre ordinaire quand il est terminé, on le range ; un livre vivant quand il est terminé, on lui parle.

En tant que ‘livre vivant’ j’ai pour titre : ‘Ne lâcher sur rien.’

Pour l’illustrer je raconte trois événements de ma vie devenus trois chapitres :

Le handicap inattendu,

Le licenciement brutal,

Le désir d’être prêtre et prêtre-ouvrier devenu réalité.

Le titre du livre vient d’une phrase prononcée par mon patron d’alors au cours de l’entretien pour lequel j’étais convoqué en vue de licenciement. Celui-ci m’avait crié : « Vous Lelièvre, vous ne voulez lâcher sur rien que ce soit comme ouvrier, comme délégué, comme prêtre ! » J’ai pris ça pour un compliment.

Cette phrase me fait une bonne transition pour le troisième chapitre !

Livre vivant, je fais de super rencontres, des échanges que je n’aurai jamais eus ailleurs. C’est aussi pour moi un lieu qui rend humble. Deux fois, alors que j’attaquais le troisième chapitre du livre, un lecteur un coup, une lectrice l’autre coup, m’ont stoppé et m’ont dit : « Avant d’aller plus loin, pouvez-vous nous dire ce qu’est un prêtre. »…

Plus souvent c’était l’expression « prêtre-ouvrier » qui n’était pas connue. Une occasion pour raconter naturellement ce qui me fait vivre et tenir.

Une occasion aussi pour chaque livre vivant de se raconter en toute liberté. Ces livres sont divers, ils vont du récit de vie de deux femmes ensemble depuis 20 ans aujourd’hui sachant que l’exclusion était plus forte à la fin du siècle dernier, au récit d’un jeune qui a vadrouillé dans toute la France pour finir par se poser à Lille où il est pompier professionnel. D’autres partagent leur difficulté de vivre et le pourquoi la tentative de suicide ; pour un autre son bonheur avec sa famille et leurs aventures familiales souvent très drôles etc.

‘Livre vivant’ une bonne idée pour des rencontres fructueuses. J’en repars toujours avec la joie offerte par les échanges, les confrontations parfois. Je ne suis plus le même après ces rencontres, toujours plus étonné de la richesse de notre diversité, heureux de vivre ensemble ces différences partagées.

Livre vivant à la bibliothèque de Valenciennes

Livre vivant à la bibliothèque de Valenciennes

Livre vivant à la salle des fêtes de Marly

Livre vivant à la salle des fêtes de Marly

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 18:59
248. Première question.

Selon la Genèse, premier livre de la bible, la première question de Dieu aux deux premiers hommes est la même.

Les deux premiers hommes sont : Adam (mari d’Eve) et Caïn (frère aîné d’Abel)

Fini le rêve du paradis sur terre. La question vient après la rupture de la vie ensemble avec l’autre et avec Dieu.

Adam a voulu tuer Dieu en se prenant lui-même pour Dieu.

Caïn a voulu tuer son frère pour être le seul à posséder le pouvoir.

Yahvé Dieu appela l'homme : "Où es-tu ?" Dit-il (Genèse 3/9)

Yahvé dit à Caïn : "Où est ton frère Abel ?" (Genèse 4/9)

Cette question est toujours d’actualité aujourd’hui.

Où est l’Homme ? Il est absent alors que là, la famine affame femmes et enfants, qu’ailleurs la sécheresse détruit toute vie.

Où est ton frère ? (que certains traduisent par : ‘qu’as-tu fais de ton frère ?)

Comme Caïn, des hommes répondent lorsqu’ils tuent en osant dire que c’est au nom de Dieu ou quand ils en repoussent d’autres en osant dire que là où ils sont c’est chez eux et que personne ne viendra les em…bêter, comme Caïn donc ils disent à Dieu :

  • "Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ?"

Je crois que la question de Dieu n’est pas posée seulement à celles et ceux qui tuent ! ni à celles et ceux qui, responsables politiques ne prennent aucune mesure pour ceux qui meurent de faim ou de soif.

La réponse identique à celle de Caïn n’est pas le fait uniquement de ces hommes !

J’ai pensé à cette question dans la Genèse en écoutant Alicia, une amie handicapée d’une trentaine d’années que j’avais perdue de vue et que j’ai eu le bonheur de retrouver grâce à un rassemblement appelé : Festi’Frat.

Elle raconte :

  • Je ne sors plus de chez moi. En fait ce sont les autres qui m’enferment. Chaque fois qu’ils me rencontrent ils ne me parlent que de mon handicap. Ils voient mon handicap, que mon handicap, pas la personne.

J’entends Dieu qui nous pose la question :

  • Où est Alicia ?

Je pense à cette question dans la Genèse lorsque je constate le tollé quand on pose la question du pouvoir des femmes dans l’Eglise. Quand on dit pouvoir des femmes, les prélats s’offusquent :

  • Il n’est pas question de pouvoir dans l’Eglise mais de service.

Si nous les prenions au mot, ils ne seraient plus dans l’Eglise !

Quand je pose donc cette question, j’entends Dieu demander :

  • Où sont les femmes ?

Je pense encore à cette question lorsque je dis être président des usagers du centre socio-culturel de mon quartier ; Dieu alors me demande :

  • Où sont tes voisins ?

Je pense toujours à cette question lorsque l’homme chassé de son pays par ses frères en guerre n’est pas accueilli dans un autre pays par ses frères en paix.

Dieu demande à ces hommes en guerre et à ces hommes en paix :

  • Où est-on frère ?
248. Première question.
248. Première question.
248. Première question.
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:33
247. Menaces et attentes.

Ces grands manitous des hôpitaux ou des cliniques n’ont pas de complexe !

L’un d’eux m’a remis un papier où il est écrit en gros caractères :

« Tout retard de 15 minutes annulera le rendez-vous »

Il pourrait aussi écrire :

Et toute attente d’une demi-heure voire de trois quarts d’heures subie par le patient sera indemnisée à sa juste valeur !

L’attente ! …. Une réalité pour chacun avec des couleurs différentes.

Attendre une naturalisation

Attendre la liberté

Attendre les résultats du bac

Attendre les résultats d’une radio ou d’une analyse de sang

Attendre après un entretien d’embauche

Attendre celle ou celui qu’on aime

Attendre le soleil en France et la pluie en Inde

Attendre la mort

Attendre un bébé

Attendre une espérance

Attendre de ne plus avoir à attendre

Savoir ……………

Connaître ………..

attendre une naturalisation; attendre les résultats du bac.attendre une naturalisation; attendre les résultats du bac.

attendre une naturalisation; attendre les résultats du bac.

Attendre un bébé.

Attendre un bébé.

attendre la fin de la pluie en France; attendre la pluie en Inde état du Maharashtraattendre la fin de la pluie en France; attendre la pluie en Inde état du Maharashtra
attendre la fin de la pluie en France; attendre la pluie en Inde état du Maharashtra

attendre la fin de la pluie en France; attendre la pluie en Inde état du Maharashtra

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 08:12
246. La Sécu calcule mal son coup !

Une voisine raconte :

  • Ma fille doit aller à l’hôpital de Lille plusieurs fois par mois pour suivre l’évolution des plaies.

(une petite fille de 7 ans dont on a cassé les jambes tordues pour les remettre droites. Après un essai malheureux à l’hôpital de Valenciennes, le médecin traitant l’avait dirigée vers Lille)

La voisine continue :

  • La sécu ne veut pas nous rembourser à 100% quand nous prenons un VSL (véhicule sanitaire léger) et ça coûte cher à la longue ! dans ces conditions-là nous ne pourrons plus y aller. La première fois qu’elle a été à Lille, c’était allongée dans une ambulance et là nous n’avons payé. On a retenté le coup et ça marche ! allongée, c’est plus cher mais on est remboursé à 100% ; en petite ambulance c’est moins cher mais on n’est pas remboursé entièrement. Qu’est-ce que tu crois qu’on fait ?

J’aime la Sécu quand elle nous fait des leçons sur nos dépenses qu’elle trouve inutiles…

246. La Sécu calcule mal son coup !
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 06:07
245. Pontmain.

Connaissez-vous Pontmain ? sans doute pas…. Petit village mayennais où vivent entre 800 et 900 hommes, femmes et enfants. Au Nord de la Mayenne, dans les pays de la Loire, à la jonction de la Normandie et de la Bretagne.

La vie de ce village a été complètement chamboulée le 17 janvier 1871 par 4 enfants qui ont raconté avoir vu une belle dame vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles. Pontmain est devenu un site marial très populaire en Mayenne.

Il se trouve que j’étais chez ma sœur il y a une quinzaine de jours et qu’il y avait un pèlerinage à Pontmain pour la Mayenne du sud. Ma sœur avait prévu y participer et m’a embarqué avec elle.

Beaucoup de monde, beaucoup de gens en fauteuil roulant. J’avais pris mon fauteuil pour ménager mon moignon qui fatigue vite.

Ça a été l’occasion de revoir d’anciens copains de ma jeunesse, prêtres eux-aussi.

Une messe était prévue, présidée par l’évêque de Laval. Je n’avais pas pris d’aube mais ma sœur a réussi à trouver la femme qui s’occupait de la sacristie et immédiatement je me suis retrouvé avec une aube dans les bras.

Bien sûr tout est prévu dans la basilique et autour pour que les gens en fauteuil puissent circuler.

Sauf que ! sauf que si vous êtes prêtre et que vous voulez concélébrer la messe avec les autres prêtres, les ennuis commencent ! deux marches pour accéder à la sacristie ; le chœur est surélevé et pour être autour de l’autel, deux autres marches à franchir.

Bref, je suis resté bien sagement dans mon coin.

Vous direz que ce n’est pas bien grave. Pour vous sans doute, pas pour moi. Ce n’est pas le seul lieu qui me tire la langue et se moque de moi ; je n’en dirai qu’un autre sinon cet article aurait un nombre de pages qui vous décourageraient d’aller jusqu’au bout. Ce lieu c’est tout simplement (!) le bureau de poste de La Sentinelle, ville qui fait un bisou à Valenciennes.

C’est dur à vivre ces exclusions ajoutées les unes aux autres qui empêchent de participer ou d’accéder à un service. On n’y fait pas attention quand on a la forme et la possibilité de franchir ce qu’on appelle des marches et que moi j’appelle des obstacles. Une petite exclusion par-ci, une autre par-là et les personnes handicapées se retrouvent enfermées chez elles. Il y a toujours de bonnes âmes qui se dévouent pour aider mais pourquoi avoir besoin d’aide quand tous les autres vont où ils veulent et que l’accessibilité serait parfois si simple à réaliser.

Il faut savoir s’accepter comme on est, m’a dit quelqu’un qui venait de faire un footing. C’est vrai et j’essaie mais chaque jour des trottoirs inaccessibles et plein de trous, des portes impossibles à ouvrir parce que trop lourdes, des klaxons qui m’accusent d’être dehors, des pentes trop raides pour entrer dans un magasin etc. tout cela me rappelle sans cesse que j’ai perdu une jambe (ah ! si je rangeais mieux mes affaires !) Dans ma tête, quand je veux aller quelque part, une petite voix me dit : réfléchis ! t’es handicapé ! Cette petite voix, c’est celle d’une société qui ne veut pas changer ses habitudes et qui remet toujours à plus tard une loi qui permettrait d’être un peu moins handicapé…

245. Pontmain.
Des bleus magnifiques
Des bleus magnifiques

Des bleus magnifiques

L'apparition se serait faite au-dessus de cette grange.

L'apparition se serait faite au-dessus de cette grange.

C'est là que nous avons mangé avec une marche bien sûr. Ma sœur au premier plan.

C'est là que nous avons mangé avec une marche bien sûr. Ma sœur au premier plan.

Ma frangine et moi.

Ma frangine et moi.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 19:46
244. 70 ….

Ça fait 70 ans

Il est arrivé en criant

Les jeunes parents

S’émerveillant :

« Oh ! quel bel enfant ! »

Enfant fripé

Enfant crotté

Avec ses beaux pâtés

Enfant bien élevé

Comme on peut le rêver.

Il devint comme un galet poli

Disparurent les plis

On l’appela le bel embelli.

L’ado joli

Reçut d’amoureux plis.

Devenu jeune loup

Toujours debout

Il dut choisir par quel bout

Il vivrait sans être flou

Impossible de vivre tout !

Il tenta avec hommes et femmes

De purifier par les flammes

De ne rien laisser d’infâme

De prévenir tel le cerf qui brame

Pour ne pas terminer en drame

Après 70 années

Il redevient fripé

Sa vieille peau râpée

Si vite les ans ont passés

Qu’aucune trace il a laissée.

Il part clopin-clopant

Honteux de l’héritage abandonné aux suivants

Guerres, aucun endroit accueillant

Terre, mers à la débâcle et mourants

Qu’est-ce qu’on peut détruire en 70 ans !

airel (23.05.2016)

244. 70 ….
244. 70 ….244. 70 ….
244. 70 ….
244. 70 ….
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