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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:59

Alep ! Alep ! A l’aide ! A l’aide !

Tu peux toujours crier à l’aide !

Tu ne réveilles personne !

Oh ! Alep,

Tu n’es plus que cimetière !

 

L’ONU est horrifié,

L’Europe est abasourdie,

Le monde est attristé

 

Mais c’est tout !

 

Onu, Europe, Monde,

Tous des impuissants

Qui ne peuvent que regarder mourir….

 

Hôpitaux et écoles,

Hospitalisés et écoliers,

Tout est détruit,

Tous sont assassinés.

 

Bachar al Poutine a dit :

« Il ne restera plus pierre sur pierre

Ni vivants de tout sexe, de tout âge.

Je régnerai sur la mort et le néant.

L’important est que je règne. »

 

Dans un monde bancal

Tout s’écroule.

Sur une terre inhumaine

Tout est enterré :

Justice et solidarité,

Bonheur et joie,

Liberté et amour ;

Ne reste plus que ruine et honte.

 

Faut-il tuer pour que cesse la mort ?

Faut-il assassiner pour être vivant ?

Pourquoi tuer

Quand on n’a pas les mêmes idées !

 

Alep, Oh ! Alep

Réponds ! que faire ?

Nos présidents ne font rien, ils ont peur.

 

 

Alep est mort

Dans un grand silence.

Et Mossoul,

Et..........

Et..........

272. Alep272. Alep272. Alep
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:14

Le Défenseur des droits dénonce la double peine des femmes handicapées dans le monde du travail

Dans un rapport, Jacques Toubon constate que les femmes handicapées subissent des discriminations plus importantes.

Femme et handicapée, la double peine. Dans un rapport publié lundi 14 novembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, dénonce les discriminations plus importantes que subissent les femmes handicapées dans le monde du travail. Elles "font face à des inégalités et des difficultés renforcées en matière de trajectoires professionnelles, d'accès à l'emploi et concernant leurs conditions de travail", écrit-il dans ce rapport intitulé "L'emploi des femmes en situation de handicap".

Elles rencontrent des difficultés et des discriminations dans l'emploi et leur carrière "parce qu'elles sont femmes, parce qu'elles sont handicapées", mais elles sont aussi confrontées à "des inégalités et discriminations spécifiques combinant genre et handicap". Globalement, "peu de femmes handicapées représentent des modèles de réussite reconnus", souligne le rapport. Elles "semblent totalement absentes de nombreuses sphères de la société (où les hommes handicapés sont eux-mêmes rares) sans que cela constitue un enjeu : médias, politique, monde des affaires, arts, etc."

Promouvoir des modèles de réussite

Or, l'absence de modèle positif alimente "les phénomènes d'autocensure". Chez les cadres aussi, l'écart est sensible. Si 10% des hommes reconnus handicapés sont cadres (contre 21% des hommes en général), on ne recense que 1% de femmes cadres (contre 14% de l'ensemble des femmes en emploi). "L'augmentation des femmes dans les catégories socioprofessionnelles inférieures (ouvrières) et leur surexposition aux maladies professionnelles peut accentuer ces freins dans les carrières des femmes handicapées", estime le Défenseur des droits.

Il met également en avant "une carence" en matière de statistiques sur les personnes en situation de handicap, "et plus particulièrement un défaut de données générées". Il émet douze recommandations, dont l'harmonisation de la définition du handicap au sein des différentes études, la systématisation de la prise en compte du sexe dans l'élaboration des statistiques et la promotion de modèles de réussite de femmes en situation de handicap.

Il manque "Trop femme handicapée !"

Il manque "Trop femme handicapée !"

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:07

Presque chaque jour l’un ou l’autre de mes amis handicapés me racontent leur ras le bol, leur fatigue devant des tracas à cause de leur handicap, ils sont plus ou moins importants mais toujours lassants.

C’est par exemple des batteries du fauteuil électrique changées deux fois en deux ans et le fabricant ne reconnait plus la garantie ; c’est une demande de parking GIC devant la porte de la maison parce que la personne handicapée qui y habite ne peut se garer dans la rue, toutes les places sont prises, la demande est repoussée depuis plusieurs années aux calendes grecques ; c’est un nouveau revêtement sur un chemin plein de trous et de bosses, demandé de nombreuses fois mais la demande a dû être faite à des malentendants ! C’est encore quelqu’un qui va à l’hôpital en fauteuil électrique pour voir un ami hospitalisé. Après avoir roulé une demi-heure dans le froid sous une pluie fine, une hôtesse d’accueil affirme que personne n’est inscrit sous ce nom à l’hôpital. Celui qui est sur le fauteuil téléphone à la famille qui confirme la présence de son ami à l’hôpital. Une deuxième inspection sur le listing est faite et c’est le même diagnostic ! Ce sont les problèmes avec la sécu, la MDPH et bien d’autres qui mettent le moral à zéro.

Etc !

Dernièrement une jolie (elles le sont toutes) assistante sociale est venue chez quelqu’un cloué sur un fauteuil ; il ne peut plus s’habiller seul et plusieurs autres choses ainsi. Il avait demandé la venue de l’assistante sociale pour une histoire de papiers à remplir et à déposer dans une administration.

C’est que madame l’a pris de haut et qu’elle a refusé assistance au prétexte que monsieur en rajoutait et pouvait se débrouiller seul. Elle a des choses beaucoup plus importantes à faire ! Le pauvre gars a montré ses mains incapables de tenir un stylo, ses jambes qu’il soulevait comme s’il y avait des poids de 100 kg posés dessus… elle n’a pas dû regarder, elle est reparti

C’est la semaine des travailleurs handicapés !

C’est la semaine des travailleurs handicapés !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:18

Je voudrais simplement aujourd’hui avoir une pensée pour mon amie Céline. Elle était à Danger dentiste !l’hôpital pour l’extraction de dents et est maintenant à l’hôpital de Lille en réa. dans un caisson…. Je ne sais pas ce qui s’est passé.

C’est la deuxième personne que je connais à qui cela arrive. Cela fait froid dans le dos.

Je n’oublie pas non plus la fois où j’ai été chez un arracheur de dents qui s’est moqué du fait que j’étais sous anti coagulant et 'grâce' auquel j’ai failli étouffer dans mon sang pendant la nuit. J’ai raconté cela dans un numéro précédent.

Je devais prendre rendez-vous avec ‘mon’ dentiste, j’y renonce !

269. Dentiste.
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:49

Une amie est à l’hôpital de Valenciennes. Je vais en fauteuil électrique pour aller lui dire bonjour. J’aurai pu y aller en voiture mais pour se garer près de l’hôpital bonjour et même au revoir comme ce jour où ne trouvant aucune place je suis retourné chez moi.

J’utilise le trottoir pour rouler en sécurité bien qu’il y ait des endroits difficiles rue Lomprez après la salle de sport, je penche dangereusement comme le trottoir vers la rue. La voirie a été refaite au centre du quartier mais après la salle de sport, on retombe dans les vieux trottoirs d’antan.

Je fais le pari intérieur que je vais aller jusqu’à l’hôpital sur le trottoir.

Le boulevard des Bruyères du côté de saint Waast La Plaine a été refait à neuf. Une rue qui est digne de porter le nom de boulevard, de larges trottoirs le tout revêtu d’un macadam roulant. Mais, car il y a toujours un mais puisque les élus refusent de faire essayer les nouveautés des travaux sur la voirie aux personnes qui vont en fauteuil électrique ou celles et ceux qui poussent un landau, ce mais donc est dû au rétrécissement soudain et bref du trottoir le long de haies aux branches nues qui se prennent pour des lances moyenâgeuses. Cerise sur le gâteau comme on dit : à cet endroit est planté en plein milieu du trottoir un poteau surmonté de lumière bien utile le soir.

A ce moment deux solutions :

Ou bien je passe entre le poteau et la haie et à tous les coups ma veste sera déchirée ou bien je descends du trottoir et je retrouve les dangers de la rue….

Une fois à l’hôpital je demande à l’hôtesse d’accueil et accueillante dans quel service est mon amie et quelle chambre. Bizarrement le nom est introuvable. L’amie n’est pas là. Je téléphone à quelqu’un de la famille qui me confirme que l’amie est au centre hospitalier de Valenciennes ; pour moi centre hospitalier de Valenciennes et hôpital Jean Bernard, c’est le même bâtiment. Si je me trompe merci au lecteur de me dire ce qu’il en est.

 

Puisque je parle transport, je me souviens d’une rencontre de la Frat handicap. Des copains utilisent le service Sésame du Siturv Transville. Ça ne coûte que le prix d’un ticket de bus ou de tram et le minibus vient chercher la personne à domicile pour l’emmener là où elle veut aller. Droit à seulement deux transports par semaine.

Les copains en question ont raconté leurs difficultés pour joindre le service Sésame par téléphone et réserver une place. Plus d’une demi-heure d’attente au téléphone ! Nous ne sommes pourtant pas dans une ville Enôôôrme… Il y a encore de l’attente quant aux horaires demandés pour le départ et le retard. Il peut même y avoir des oublis des pauvres handicapés pour le retour comme je l’ai déjà raconté dans ce blog.

Les copains concluent : cette dépendance pour se déplacer est difficile à accepter et il semble que tout est fait pour nous décourager de l’utilisation du service Sésame.

 

268. Déplacements en fauteuil ou en transport en commun.
268. Déplacements en fauteuil ou en transport en commun.
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 13:21

Le titre de mon dernier livre est beaucoup commenté. Aventures avec les gens normaux, mais la question est alors posée : qui peut dire qu’il est ‘normal’ ?

C’est vrai que j’aurais dû mettre des guillemets autour du mot normal.

Oui, qui peut dire qu’il est normal ? si ce n’est pas dans notre corps, ça peut être dans notre tête, dans nos attitudes etc.

Pour moi, une des définitions que je donne aux gens normaux est :

  • Ce sont des gens qui savent et qui donc n’écoutent pas celui qui est en face.
  • Celui qui sait qu’il sait ne peut, selon lui, avoir tort et n’a donc aucune raison d’écouter des réponses ou des conseils qui ne sont pas les siens.

J’en donne un exemple ci-dessous sous forme de poème. Ça s’est passé en 2009…

 

Colère de mère

 

Larmes de mère.

Larmes de colère.

Son fils handicapé,

Dans son corps était frappé

Par des pontes médicaux

Resté à l’âge du rococo.

Peu importe de cette mère l’expérience,

Ils s’enveloppent dans leur science.

« Nous savons mieux que vous, ce qu’il faut

A ce corps en défaut. »

Et pleuvent les médicaments,

Même si l’indication ment.

« Ce n’est pas cela qui lui convient,

Ça lui fait plus de mal que du bien ! »

« Comment le savez-vous, Madame ?

Vous n’êtes pas dans son âme ! »

« Sans doute, mais il est dans mon cœur,

Et avec vos airs d’enfants de chœur

Je refuse qu’un spécialiste diplômé

Rajoute de la souffrance à mon fils bien aimé ! »

 

Drapée dans son savoir

La sommité experte n’avait pu voir

Que l’amour journalier et rude

En savait plus que toutes ses études ! 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:54

« Mes aventures, mésaventures entre personnes handicapées et personnes normales »

 

« L’accessibilité ! Vaste question, plutôt vaste problème jamais résolu. Avec mes amis handicapés, j’en ai à vous raconter sur ce sujet ! Et les hôpitaux, les médecins, les “spécialistes”, les bailleurs, les grandes surfaces, les petits magasins, les balades en fauteuil, le boulot, etc. Que d’aventures ! Que de rencontres drôles, dures, décourageantes ou rassurantes, avec de l’incompréhension, de la pitié, de la solidarité, de l’empathie, de la compassion ; bref, toutes les couleurs y passent ! [...] Vous allez découvrir des difficultés inattendues, des rencontres passionnantes, des événements douloureux ou festifs. »

L’auteur, amputé d’une jambe, évoque le handicap et ses difficultés avec humour. De la même façon, il pointe du doigt le rôle de la société dans l’exclusion des handicapés qui les rend plus différents qu’ils ne le sont. En découle alors tout au long de ses histoires la thématique de la normalité. Qu’est-ce qu’être « normal » dans notre société actuelle ? La différence dérange, mais elle peut également être une force. « Mes aventures, mésaventures entre personnes handicapées et personnes normales » traite ainsi avec humour une réalité parfois gênante quand on aborde les moyens déployés pour faciliter la vie de tous les jours de ces hommes et femmes. Un ouvrage drôle, parfois triste, très bien dosé, qui nous fait prendre conscience avec légèreté des difficultés que ces personnes rencontrent au quotidien.

266. 4° de couverture de mon nouveau bouquin.266. 4° de couverture de mon nouveau bouquin.
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 16:26

Je fais mes courses au supermarché.

Je vais maintenant en fauteuil parce que je ne peux plus marcher (on ne se rend pas compte comme c’est long un supermarché !) et quand ils leur prennent l’idée de tout changer pour que nous achetions des choses dont nous n’avions pas besoin, là c’est le pompon ! Il faut faire tous les rayons pour trouver une boite de sardines à l’huile ou un kilo de sucre.

Je mets sur mes genoux un panier que je trouve à l’entrée et je roule avec un sac accroché aux poignées du fauteuil en vue de mettre la marchandise une fois payée.

Je regarde sur mon téléphone si je n’ai rien oublié et je me dirige vers les caisses.

Les caisses pour handicapés et femmes enceintes ne manquent pas, le problème c’est qu’il n’y a pas de caissière.

Je vois de loin deux caisses avec caissières. Je slalom pour arriver. A chaque caisse il n’y a que deux personnes mais la deuxième, toujours à chaque caisse comme bien évidemment, a un caddy plein à ras-bord et que la personne a commencé à décharger.

Je choisis une caisse au hasard. A côté c’est un homme. Il me regarde et me fait signe de venir devant lui. Je le remercie en lui disant que j’ai le temps. Pendant ce temps la dame devant moi à la caisse où je suis, continue son déchargement. Elle range consciencieusement ses petites boites d’asperges, les bouteilles de vin et d’apéro, son sachet de tomates qu’elle n’a heureusement pas oublié de peser, ses fromages, sa belle salade verte, son café etc. Sa tête basse va de l’intérieur du caddy à la surface du tapis roulant qu’elle pourrait lécher.

Une carotte tombe par terre. Elle la ramasse et rejetant ses cheveux en arrière, me découvre.

-          Oh monsieur ! je ne vous avais pas vu. Excusez-moi. Passez, je vous en prie.

Je réponds comme tout à l’heure mais elle insiste :

-          Non, non, passez, attendez je vais faire une place entre mes marchandises et celles de la dame devant moi.

Elle repousse d’un coup de bras solide ce qu’elle avait soigneusement rangé et m’invite à passer devant elle et à déposer mes quelques achats.

 

J’arrive chez moi. J’ouvre mon coffre pour sortir le fauteuil. Ma voisine passe en vélo avec sa fille sur le porte-bagage. Elle s’arrête pour faire une bise et dire bonjour. On se raconte les dernières nouvelles. Je lui demande où en est son permis de conduire.

-          Ah ! ils ont changé les horaires pour apprendre le code et je ne peux plus y aller. Ils ont mis ça de 17 à 19 heures en plein dans mes horaires de travail. Ils ne veulent rien savoir et surtout pas me rembourser les 1000 euros que je leur ai déjà laissés.

Pendant qu’elle parle, j’ouvre la portière arrière de la voiture. Elle voit deux grands sacs plein (j’avais été au dry avant le magasin) et tout en me demandant si je veux de l’aide, prend les deux sacs. Je lui dis qu’ils sont lourds.

-          J’en porte de bien plus lourd au travail !

Pendant ce temps arrive un autre voisin et il prend le deuxième sac. La jeune qui était sur le porte bagage descend et pousse le vélo.

En allant en procession (!) vers chez moi, la voisine dit en riant :

-          Quand on a de bons voisins il faut faire en sorte qu’ils restent !

 

En une heure j’avais profité de la solidarité de cinq personnes !

Si ça existe !

265. Si ça existe !
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 17:50

Le club de parapente Eu’enciel (Evreux) propose, déjà depuis plusieurs années, des baptêmes pour des personnes à mobilité réduite. Pour leur permette de pratiquer le parapente plus facilement, le club vient de s’équiper d’un tout nouveau véhicule obtenu grâce au financement participatif.

Le 21 mars 2016, Alexandra, qui s’est envolée sur le site du Marais Vernier avec Roland Wacogne, fait partie des premières personnes à bénéficier de cette prestation « grand confort ».

Le club Eu’enciel MJC d’Evreux est allé ce 19 mars avec sept personnes en situation de handicap sur le site de vol libre du Marais Vernier. Nous étions équipés de parapentes biplaces de différentes tailles et de nos deux fauteuils roulants spéciaux « Handicare ».

L’aménagement effectué l’an dernier sur cet aire d’envol, gérée par le club Optivol du Havre rendait possible ces vols solidaires. L’air était frais et vif mais l’ambiance était chaleureuse et ultra-convivial. Le décollage du Marais Vernier avait rarement connu une telle fréquentation.

Les personnes touchées par le handicap dont un groupe du foyer François Morel d’Evreux ont pris leur envol, chacune à leur tour devant leur entourage avec l’aide des bénévoles qui aidaient les pilotes à lever l’aile de parapente dans l’axe du vent. Denise Léjar du Viking Vol Libre gérait les ordres d’envols.

Une équipe de reportage de France 3 a pu filmer l’émotion et le défi de ces vols partagés. Un équipage en fauteuil a même fait durer son vol près d’une demi-heure afin que l’équipe de tournage puisse descendre avec son véhicule pour filmer leur atterrissage.

Le témoignage d’Alexandra du foyer François Morel était émouvant : « C’était mon premier vol ; j’étais si heureuse en vol comme une béatitude ; je me sentais si légère, comme si mon handicap n’existait plus. Quelle vue magnifique, imprenable sur le Marais Vernier ! »

(tiré de « Le Lien » journal de la Fraternité Chrétiennes des Personnes Malades et Handicapées ou ‘Frat’)

264. Comme si mon handicap n’existait plus.
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 17:37
263. Kinéoui Kinéon Kikaraison ?

Je connais quelqu’un qui est en maison de retraite et qui est spécialiste de chutes. (comme disait quelqu’un : chut ! je tombe)

A cause de ces chutes à répétition, aujourd’hui lointaines, la personne en question a hérité d’une prothèse de hanche et d’une prothèse de genou.

Elle est encore tombée il y a un mois mais miracle, rien de cassé, ni os, ni prothèse. Trois semaines plus tard elle pouvait remarcher avec son déambulateur. Du moins c’est ce qu’elle avait cru comprendre.

Un kiné en effet était venu la voir dans sa chambre, avait examiné la réaction de ses membres, les douleurs possibles puis avait fait un tour avec elle dans les couloirs de la grande maison. Au retour dans la chambre, le kiné avait laissé la personne se débrouiller seule pour s’assoir.

Il avait regardé la vieille dame et son beau sourire cajoleur et craintif en même temps, attendant la décision du professionnel.

  • Super madame, vous pouvez vous promener uniquement dans les couloirs pour le moment. Bravo ! vous êtes une battante !

La vieille dame fit un au revoir reconnaissant au kiné qui avait déjà ouvert la porte.

Le lendemain, la vieille dame marchait dans sa chambre avec son déambulateur et fouillait dans l’armoire avant de décider le choix de la robe du jour.

Un cri. La vieille dame fit un sursaut qui faillit la faire tomber. Elle se retourna le plus vite qu’elle put. Celui qui remplaçait le kiné attitré le jour de ses journées de repos et de ses jours de congé était au milieu de la chambre, gesticulant comme s’il voulait chasser une mouche importune.

  • Qu’est-ce que c’est qu’ça ! qu’est-ce que je vois ! voulez-vous vous assoir immédiatement. Vous allez vous plaindre après ça de toujours tomber !

Tremblante, la vieille dame alla s’assoir avant de parler.

  • Mais monsieur, c’est le kiné qui m’a dit que je pouvais utiliser mon déambulateur.
  • Aujourd’hui et pendant une semaine, le kiné c’est moi et il n’est pas question que vous marchiez.
  • Mais….
  • Non, c’est non.
  • Vous n’avez même pas regardé comment je marchais, répliqua la dame décidée à en placer une ! Et puis l’autre kiné m’a auscultée avant de prendre sa décision.
  • Un kiné n’ausculte pas, chère madame. Ceci dit je vous quitte car d’autres m’attendent et que je ne vous croise pas dans les couloirs !
Course de déambulateurs ! Que le meilleur ou la meilleure gagne !

Course de déambulateurs ! Que le meilleur ou la meilleure gagne !

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