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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:18

Décembre 2016.

Un homme se plaint deux fois en trois semaines auprès de son médecin :

  • J’ai violentes douleurs à la poitrine.
  • Ce n’est rien dit le toubib, c’est sûrement dû au stress.

Un peu plus tard, ayant encore des douleurs, plus fortes celles-là, l’homme va aux urgences de l’hôpital. Là, rebelote.

  • C’est le stress monsieur, ne vous inquiétez pas.

Aucun examen n’est fait aucune radio, aucune écographie.

 

Avril 2017.

L’homme se promène avec sa famille sur une brocante. Il y a un beau soleil. Les enfants sont heureux, ils sont en vacances.

Tout à coup l’homme s’écroule et le soleil avec lui. C’est le noir complet pour lui et ses proches.

Mort subite ?

Le fils arrache la chemise de son père et fait des massages presque avec rage. La rage de vivre. Quelqu’un le relaie au bout d’un moment. Les pompiers arrivent, l’un d’eux s’occupe du massage, un autre appelle le Samu, vu l’état de l’homme.

Le médecin tâte le pouls et se tourne vers le fils :

  • Vous l’avez sauvé.

 

Au moment où j’écris, l’homme est dans un coma artificiel et les médecins ne préfèrent pas se prononcer sur les séquelles après le réveil.

 

Bravo au médecin traitant et à l’urgentiste de service !!!! Ils n’ont pas voulu s’embêter pour ne pas dire un autre mot avec un cas embêtant, difficile et compliqué. Ils n’ont pas compris que la mort s’annonçait. Une fois de plus ils n’ont pas cru ce que leur disait un patient.

Brocante à la Chasse Royale août 2016

Brocante à la Chasse Royale août 2016

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:23

Anniversaire de la mort de Jésus. Vendredi saint comme disent les chrétiens. Pour cet anniversaire je vous offre ce poème :

 

De l’annonciation au calvaire.

 

Enfin ! Il est dans tes bras

Ton fils bien-aimé.

 

Tu caresses le visage tuméfié,

Tu embrases la plaie de son côté,

Tes larmes voudraient laver

Le corps où se mêle poussière et sang séché.

 

Tu lui parles comme au jour de sa naissance,

Tu lui pardonnes d’avoir continué malgré les risques,

Tu te souviens de son corps vigoureux

Tu aimais deviner ses muscles lorsque tu l’enlaçais.

 

Aujourd’hui corps flasque. Tu poses sur lui son bras

Qu’il ne pende pas lamentablement.

Et cette bouche tant regardée,

Elle prononçait des mots de vie

Que tu mettais dans ton cœur.

Tu les aimais ces mots

Même s’ils te faisaient peur parfois.

Il parlait, il encourageait,

Pourtant il les voyait

Les prêtres et les gardiens de la loi.

Ils écoutaient ! ils ruminaient leur vengeance.

 

Ce corps qui fut dans ton corps,

Tu le serres avec ta force de mère

Comme pour qu’il y revienne encore.

 

Marie au sourire triste,

Assez forte

Pour encore porter son fils ;

Assez croyante

Pour croire que l’histoire n’est pas finie ;

Assez humble

Pour garder confiance en la parole annoncée.

291. Vendredi avant Pâques
291. Vendredi avant Pâques
291. Vendredi avant Pâques
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 07:09

Notre belle Sécu ne ramasse pas les sous là où ils sont, la preuve, elle m’en pique à moi !

On dit que la Sécu est une vieille dame, ça ne l’empêche pas d’avoir une très bonne mémoire…

 

L’autre jour je vais chez le toubib comme d’habitude. Nous parlons de tout et de rien et avant que je parte, le toubib demande ma carte Vital, comme d’habitude. Une chance pour lui, je ne l’ai pas oubliée, pas comme d’habitude. Je lui donne, il la met dans son engin, comme d’habitude, il regarde son écran, enlève la carte, l’essuie sur la manche de sa veste, la remet dans son engin. Là, ce n’est plus comme d’habitude. Il regarde encore son écran et fait une mine dubitative ou perplexe c’est comme vous préférez.

  • Il n’y a plus rien sur votre carte, plus de prise en charge.

Je suis baba. Que dire ? Je ne lui ai rien fait à cette carte. D’habitude (?) je suis pris en charge à 100 % pour ce qui concerne mon joli moignon et l’artérite qui me va si bien.

Le toubib qui trouve une solution à tout me dit qu’il faudrait mettre ma carte sur une borne pour tenter de la recharger.

Je commence à me lever mais le toubib me fait rassoir en affirmant :

  • Ça fait 23 euros.

Je dois avoir une tête en forme de point d’interrogation car il rajoute :

  • Avec votre carte déchargée je ne peux pas être remboursé. Vous, vous le serez par la Sécu, ne vous inquiétez pas.

Je ne me rends même pas compte que mon médecin si sympa ne fait pas le tiers payant et je paye cash les 23 euros.

 

Je vais à la pharmacie trois jours plus tard et j’explique ce qui se passe avec ma carte Vital. La belle pharmacienne prend la carte et la met dans une borne de recharge.

Elle me dit que je dois recharger ma carte au moins une fois tous les quatre ans, c’est le temps de validité de la prise en charge à 100%. Je ne connaissais pas cette formalité et je fais remarquer à la belle pharmacienne, tout sourire dehors (la pharmacienne, pas moi) que la Sécu pourrait nous informer. J’ajoute :

  • J’ai reçu hier une lettre du garage pour me signaler que je dois passer à la révision (la voiture, pas moi). Au moins eux, ils préviennent !

 

Quelques jours après je reçois le remboursement de la visite chez le médecin. 15 euros sur 23 ! J’ouvre aussitôt mon ordi et vais sur le site Ameli de la Sécu. Là, j’ai l’explication. Madame Sécu la vieille, profite sournoisement d’un remboursement (j’en ai rarement car étant à 100% je ne paye pratiquement jamais) elle profite donc d’un remboursement pour cumuler et me faire payer les arriérés des participations forfaitaires. 1 euro pour avoir été à la pharmacie, 1 euro pour avoir pris un VSL, 1 euro pour etc.

 

Elle a de la mémoire la vieille !

 

Dans le monde médical c’est une manie de ne pas informer les principaux concernés.

Je connais quelqu’un qui a dû entrer à l’hôpital.

  • Pas d’inquiétude, ce n’est que pour deux ou trois jours, lui a-t-on promis.

15 jours plus tard il est toujours dans cet hôpital. Pourquoi ? Sa femme qui ne peut venir que l’après-midi alors que le médecin passe fièrement le matin, n’arrive pas avoir la moindre information…. Pourquoi 15 jours au lieu de 3 ? Le malade et sa femme se font plein de suppositions dans leur tête sans en parler ensemble pour ne pas effrayer l’autre.

Quel monde ! Le malade n’a pas le droit de savoir ce que devient sa maladie, secret de mandarin ! Savoir = Pouvoir……

Illustration de la découverte d’une interne dans un documentaire décrit au numéro 287 : ‘je ne savais pas que les malades étaient des personnes qui posaient des questions, s’inquiétaient, demandaient ce qu’il devenait…’

Heureusement, c'est le printemps !

Heureusement, c'est le printemps !

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:21

Bien avant l’écriture, la parole a été le support de la relation entre les êtres humains. Les animaux ont toujours eu le cri, le chant pour correspondre entre eux. Malheur à ceux qui n’entendaient pas, ils restaient enfermés dans leur grotte ou entre quatre murs !

Pourquoi je dis, pardon, j’écris cela…

J'ai décidé de dévoiler un secret qui n'en sera donc plus un ; de tout façon je ne peux plus le cacher.

Je commence à comprendre et même à ressentir les questions et les sentiments de celles et ceux qu'on appelle sourdes et sourds.

En effet si j'entends des mots qu'on me lance, je suis le plus souvent dans l’incapacité de les comprendre. Cela conduit parfois á des jeux de mots bien involontaires ou á des quiproquos rigolos.

Lors des conversations je fais semblant de suivre et de dire oui ou non selon la tête de mon interlocuteur. Je n’ose plus faire répéter le ou la pauvre qui est en face moi et qui parle avec conviction, je tente de lui donner l’impression d’être heureux ou malheureux au hasard d’un mot entendu.

Certains comprenant ce qui se passe tâche de me rassurer et de me persuader que cela crée des situations drôles, car disent-ils, il faut savoir en rire.

C’est vrai qu’il faut avoir de l’humour sur sa propre vie mais ça n’est pas aussi simple que cela !

Ce qui est drôle devient lassant á la fin et je sens cette fatigue qui monte qui monte chez les autres, même chez mes ami(e)s. Les rires du début se transforment en moquerie, en sarcasmes, en engueulades même : je n'ai qu'à écouter bon sang ! et les appareils que je porte, je n’ai qu’à les régler ! (en fait, ce n’est pas moi qui règle)

Alors je me tais, tentant de comprendre ne serait-ce que le sujet de la conversation et de l'échange. En fait je ne suis plus là, je ne suis plus dans le groupe, je ne suis plus du groupe, je ne peux plus participer á rien.

Que faire pour tenter de vivre ce handicap sans doute causé par les bruits de machines-outils et d'une chaudronnerie conjugués et subis pendant des dizaines d'années ?

Lorsque je participe á des réunions (nombreuses) les trois quarts du temps je ne comprends pas ce qui se dit parce que la personne parle bas ou trop fort (résonances insupportables dans les appareils) mais quand la personne parle normalement ou dans un micro bien réglé malgré tout ça, de nombreux mots passent á la trappe…

Mes appareils sont réglés au plus fort si bien que, entendant des talons sur le macadam je pense qu'une jolie femme me double. Je regarde sur le côté avec un sourire inutile car il n'y a personne, je me retourne carrément et la femme est en fait á un bon 50 mètres derrière !

Lorsque chez moi j'enlève les appareils de mes oreilles, ça devient le silence radio ! Plus un bruit de sonnette ou de coups sur la porte ; un voisin est venu s'excuser parce qu'il y avait eu une engueulade une nuit, juste sous ma fenêtre je n'avais rien entendu…. Les sifflements des oiseaux, n'en parlons pas !

Je crois qu'un de ces jours, si je me fais engueuler, si on se moque régulièrement, je prendrai mes clics et mes clacs et j'irai m'enfermer dans ma maison pour un temps illimité, cela dans un premier temps, après on verra, ce sera peut-être la surprise du chef.

J'ai toujours dit même sans être touché par ce handicap et je le redis haut et fort : La surdité est le pire des handicaps parce qu'il est incompris, moqué et qu'il exclue complètement de la société ; nous devenons rien, nous sommes tant transparents que même celles et ceux qui ont 10 á chaque œil ne nous voient pas.

« Je n’entends pas donc je ne suis pas »

Présents ou absents c’est quifquif mon zami.

289. Qu’est-ce que tu dis ?
289. Qu’est-ce que tu dis ?
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:33

Dimanche 12 mars 2017. J’ai eu le bonheur et l’honneur d’être au salon du livre (les Belges disent ‘foire’) de Bruxelles.

Une fois dans les lieux de la foire, tout roule ! J’étais en fauteuil et ai été pris en charge aussitôt pour entrer dans les bâtiments de la foire du livre.

Je dis une fois dans les lieux car le parking GIC a été difficile à trouver tant il était mal indiqué. Cela m’a permis de tourner en rond quelque temps et de visiter les alentours.

Bref, je suis dans les lieux.

J’ai facilement trouvé le stand de mon éditeur et c’est parti pour une séance de dédicace. Ça a plutôt été une séance de rencontres. Je n’ai pas vendu un livre. Il faut dire que la concurrence était sévère. Sont présents de grandes éditions genre Seuil, Flammarion… la FNAC aussi était là, organisée comme un supermarché et qui vendait des bouquins comme elle le fait dans ses magasins. De grandes plumes belges aussi sont présentes. Je ne les connais pas mais dans quelques allées beaucoup n’hésitent pas à faire la queue une demi-heure pour avoir une dédicace, voire une photo, du célèbre auteur.

Beaucoup de rencontres donc. Je constate que 99% de celles et ceux qui s’arrêtent parce que, attirés par le titre de mon bouquin, ils sont concernés par le handicap. C’est soit un ami, soit quelqu’un de leur famille ou bien eux-mêmes parfois, qui sont touchés par cette question. Car c’est une question ; pourquoi le handicap ? Cela veut-il dire que ceux qui ne connaissent aucun handicapé ne sont pas effleurés par le problème parce que comme on le pense alors, le handicap c’est pour les autres. Je ne leur jette pas la pierre, j’ai été ainsi avant d’être touché par le handicap.

Nous étions quatre à la table de notre éditeur commun pour vanter nos œuvres immortelles. Un moment celui qui était à ma gauche s’est penché vers moi :

-          Vous ne trouvez pas que votre voisin de droite à l’air d’un séminariste, me souffle-t-il sans plaisanter.

Je l’ai fait répéter pour entendre si j’avais bien compris. Je me suis marré intérieurement, fier d’être comme tout le monde !

Le retour a été un peu plus mouvementé. Mon GPS est devenu fou. A peine sorti de la foire, il me fait tourner à gauche, puis à gauche, puis encore à gauche. Deux fois j’ai fait un tour d’honneur dans une ville pleine à craquer ! Petit français perdu dans la capitale belge, je ne savais que faire. Finalement, je me suis décidé à faire de la résistance. Persuadé qu’il fallait continuer tout droit vers la gauche, j’ai été tout droit vers la droite et ça a payé ! Mon manque incroyable de sens de l’orientation ne me handicape plus : je fais le contraire de ce que je crois être la bonne direction.

 

Les Belges sont beaucoup moins speed que nous, français, par rapport à la sécurité. Aucune fouille dans les sacs aux portes de la foire, aucun ralentissement pour passer de France en Belgique à part le passage des 130 au120 kms/heure sur les autoroutes belges.

Par contre, bonjour dans l’autre sens ! un bouchon pas possible avant la frontière que les Français font toujours exister entre la Belgique et la France. Passage de trois files à une seule ; des policiers français sont là, armes au poing et arrêtent les automobilistes pour vérifier les papiers et le coffre. Avec mon fauteuil et les caisses de bouquins dessous, ils n’ont pas trop insisté. Heureusement qu’ils n’ont pas lu chaque livre pour constater qu’aucun appel au djihad n’avait été imprimé sur quelques page par-ci, par-là ! j’y serais encore et eux (les braves policiers) se seraient endormis sur mes bouquins…

288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:28

Une émission forte sur France 2. Après un film remarquable (« Hippocrate ») était proposé un documentaire racontant la vie au jour le jour d’externes et d’internes des hôpitaux : des étudiants médecins à l’hôpital.

Des moments durs, amicaux, profonds par exemple celui de l’échange concernant la mort des patients. Une vie stressante où l’empathie prend toujours le dessus, où le risque d’addiction et même de suicide des jeunes médecins est grand. Ça explique les moments indispensables de défoulement collectif au cours de soirées déjantées.

Il y a eu aussi des réactions surprenantes. Une jeune-femme encore externe explique :

-          Je ne pensais pas que le patient serait un problème.

Elle est surprise, cette gentille élève, parce qu’elle croyait que les patients ne réagiraient pas, subiraient sans problème tout ce qu’on leur dit, tout ce qu’on leur fait.

Elle s’est aperçue que le monde était fait d’hommes et de femmes qui pensaient, voulaient savoir ce qui leur arrivait. Et oui ! ces hommes et femmes sont différents d’elle et sont capables de résister contre leur traitement ou les interventions qui leur sont faites, certains vont jusqu’à demander des renseignements sur les manipulations que le médecin fait sur leur corps ou la raison de tel et tel comprimés, de telle et telle bouteilles au-dessus de sa tête ! Ils veulent bien être ‘patient’ mais pas ‘subissant’.

Un autre, interne celui-là, déclare :

-          Le malade ne s’imagine pas que nous avons vu trente patients au moins avant lui.

Déclaration sous-entendant que le patient s’imaginait être la seule personne de l’hôpital, qu’il voulait tout savoir, que le médecin pouvait éprouver de la fatigue.

Certes, la fatigue est compréhensible et doit être prise en compte dans certaines réactions du médecin. Celui-ci doit aussi savoir que la souffrance de chacun des malades est différente parce que vécue, intégrée, différemment.

Un toubib qui enseigne ces futurs médecins, leur a dit :

-          Vous devez savoir que le métro par exemple, est rempli d’abrutis (sic) et qu’il n’y a que ça (des abrutis) tout autour de vous dans l’hôpital.

Encore un grand ponte mandarin qui ne se prend pas pour de la crotte, sûr qu’il est de son savoir et de la pertinence de ses décisions. Il est seul à bien penser ; il a un savoir qui le rend tout-puissant et le malade n’a rien à dire, il doit subir les décisions prises sans aucune question à poser.

Pour détendre un peu :

Dans ce documentaire j’ai entendu des médecins et des infirmières qui ont, lorsqu’ils quittent la chambre du malade, la même phrase dans tous les hôpitaux de France et de Navarre :

-          A tout à l’heure !

Et le patient ne les revoit pas de la journée, parfois même, de la semaine.

Patience, se dit le patient, avec le temps va, tout va, tout s’en va, même la souffrance…. Comment ? Très bonne question.

287. Devenir médecins (France 2 le 14.03.2017)
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:25

Comme beaucoup d’entre vous je suis astreint à un traitement qui m’oblige à rendre visite à mon médecin chaque mois.

Vous avez remarqué que le nombre de comprimés est différent selon les noms des médicaments.

Certains en ont 30, d’autres 28, ou 24 comme sur la photo, d’autres 84 … Des chiffres bizarres qui ne correspondent à aucun traitement habituel (15 jours, un mois…)

Si vous avez un traitement mensuel, vous devriez avoir par mois des boites de 30.4 comprimés.

Si vous faites le calcul, les boites de 28 obligent à faire 13 visites annuelles au lieu de 12.

Quant aux boites de 84, si vous avez un traitement de 15 jours, vous voyez un peu le gâchis et le bénéfice cette fois pour les laboratoires pharmaceutiques.

Il en va de même pour les tubes de crème qui ne sont jamais vidées, les pansements dont on ne sait plus que faire…

Pour ce qui est des comprimés, pourquoi les vendre en boites et non pas à l’unité correspondante au temps de traitement prescrit par le médecin ?

 

Divers

Ah ! ces petits plots qui sont autant de traitres ! C’est bien le troisième plot que je me paie à Valenciennes.

Des plots pour empêcher les voitures de stationner sur les trottoirs c’est très bien mais pourquoi les faire si petits ! les rues sont si étroites que pour quitter un stationnement en marche arrière il faut faire plusieurs manœuvres et ces plots tout petits sont invisibles dans le rétro jusqu’à ce qu’on rentre dedans ! Je sais, je ne suis pas doué mais quand même !

Valenciennes, rue des Canonniers. A droite il y a des places de stationnements.

Valenciennes, rue des Canonniers. A droite il y a des places de stationnements.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 09:50

Je tiens à vous faire profiter d’un petit chef-d'œuvre de texte écrit par une personne qui a un grand sens de l'humour !

Je l’ai reçu par mail :

BONNE JOURNÉE.

***************************** ******************

« Bloc mucilagineux à effet soustractif » ...cela veut dire quoi ? »

Il est vrai que les femmes de ménage étaient devenues des « techniciennes de surface » et les aveugles des « non-voyants » (ben voyons) et les sourds depuis longtemps des malentendants…

Pour suivre à la lettre nos nouveaux enseignements... Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue Française... !

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une "évolution de la langue" mais de "prospective positive modernisée d'un mode de communication oral... !

Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas.

Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air »

.… Ha ha, ça change tout !!!

J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !

Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo.

J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques »

Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?... Allons-y.

Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maitriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».

Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ».

Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive). Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah ! c’est du sportif, j’avais prévenu !...

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con.

 

Signé Martine Meunier, mère d’une élève. Ah non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

Ben oui, un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et, pour finir et revenir à l’objet de ce courriel, un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est…une gomme.

 

Je pense que les "zzzélites" qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là avant d’être tous en hôpital psychiatrique pour, voyons, voyons… ah ! oui j’y suis : « remédiation de cessation d’intelligence » …

285. « Bloc mucilagineux à effet soustractif » ...cela veut dire quoi ? »
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:39

Ecrit un jour de pluie, de froid, de brouillard, de grêle, d'orage... c'est dire si c'est rare !

 

Lassitude                             

 

La désespérance me ronge                                  

Plus profondément qu’un songe.

Cauchemar vivant

Etiolant mon visage paravent.

 

Le mal, installé dans ma chair,

Subi, haï, me coûte cher.

Moignon lamentable

D’une souffrance non rentable.

 

Plaies journalières

Toujours plus douloureuses qu’hier,

Me réduisent à mendier

Solitude, sourires non dédiés.

 

Le cap Horn est d’une grande douceur

Rapporté au handicap d’une grande langueur.

L’obstacle n’est pas dans les événements extérieurs,

Il est dans ce qui se vit à l’intérieur.

 

Grimper les montagnes est un bonheur,

S’enfoncer dans la dépendance est un malheur.

Les étoiles, phares éternels, font rêver,

Le mal sournois fabrique des dépravés.

 

Le bateau en croisière n’aime pas l’arrivée,

Le handicap accélère la vie et fait chavirer.

Lune jaune, sans fard, toute douce ;

Soleil rouge incorporé, notre frousse.

 

L’enfant ne peut cacher ses joies ;

L’handicapé obéit à des lois :

Il les tait, les rend sans teinte

Pour échapper aux plaintes.

 

La souffrance se vit seul,

On en prend plein la gueule

Malgré la visite amicale

Pour nous rejoindre au fond de la cale.

 

Ma vie tient à un fil,

Les amis défilent

Impuissants à relever

Celui qui veut crever.

 

Lassitude forte,

Envie de repartir, morte.

La mouche, elle, lutte

Et sans cesse butte

 

Contre une vitre transparente,

Et recommence la croyante !

Moi, je n’en peux plus de vivre,

A la grande faux je me livre.

 

La souffrance a-t-elle un sens

Ainsi que ceux qui sont en forme le pensent ?

De l’intérieur elle me creuse,

Avec parfois des sensations heureuses…

 

Curieux malheur

Qui se transforme en fleur ;

Il aide à relativiser l’événement

Qu’auparavant je voulais vivre crânement.

 

Tout devient relatif

Sauf la fleur et son charme vif,

Le roseau souple toujours vivant,

Le rencontre d’un bonheur enivrant.

 

L’écriture est une fuite délirante

Tel un rêve qui révèle ce qui me hante,

Comme des amours interdits,

Une vie à cent à l’heure du lundi au samedi.

 

Foutu corps

Qui fait grève du transport,                                   

Je ne supporte plus ta douleur,

Qu’arrive enfin la dernière heure !

 

Enfin libre de courir

Sans la crainte de pourrir !

Enfin capable d’aimer

      Sans la crainte de ne plus charmer

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:38

Il est parfois des surprises inattendues !  

Une amie à son frère handicapé qui est placé dans une maison spécialisée. Cette maison est en Belgique parce qu’en France nous sommes très mal équipés pour accueillir des personnes handicapées lorsqu’elles atteignent leur majorité. L’amendement Creton tente de corriger cette insécurité mais il ne résout pas le problème, il recule seulement une décision qui devra tomber un jour.

Le frère de cette amie arrivait à la fin de la période décidée par la MDPH pour son placement dans le lieu où il est actuellement. Il a donc fait une demande de prolongation.

La MDPH (ou CDAPH qui est la commission de la grande maison et c’est elle qui prend les décisions) refuse la prolongation de la présence dans la maison actuelle sous le prétexte qu’il y a de telles maisons en France. Ce qu’elle ne dit pas bien qu’elle le sache, c’est que le temps d’attente peut être de plusieurs années !

Mon amie fait appel pour que son frère reste dans la maison actuelle. Il y est depuis 20 ans et l’enlever de ce lieu c’est lui faire perdre tous ses repères qu’ils soient amicaux ou géographiques. Ce n’est pas ce qui améliorera sa vie.

La MDPH reste sur sa position.

Arrivé là il faut connaitre un peu l’organisation de cette maison. La très grosse majorité des demandes fates passent devant un groupe de professionnels de la MDPH car la CDAPH (composée de représentants de l’Etat, de la Sécu, de la CAF, d’associations de handicapés ou de leurs familles, des syndicats…) cette CDAPH donc, ne peut étudier l’ensemble des dossiers où il faudrait qu’elle se réunisse chaque jour, 8 heures par jour !

Je me pose une question : il faudrait que la CDAPH puisse étudier les dossiers sur lesquels les usagers font appel car s’il y a appel c’est qu’il y a problème (le plus souvent) et c’est là que la CDAPH devrait intervenir…

Que faire après ce refus de l’appel ? les larmes aux yeux, la sœur de la personne handicapée, me demande s’il existe une autre solution. Il y en a une : aller devant le tribunal et là on n’est pas sorti de l’auberge !

Avant d’en arriver là mon amie veut faire une nouvelle tentative téléphonique à la MDPH. Coup de chance, elle a quelqu’un au bout du fil au bout de seulement (!) un quart d’heure. Une voix sympa lui demande ce qu’elle veut. L’amie expose son cas. La voix du téléphone demande quelques minutes, le temps qu’elle regarde le dossier sur son ordinateur. De fait, quelques minutes plus tard, la voix se fait réentendre.

  • Oui madame, vous avez raison. La question est résolue, votre frère restera dans la maison actuelle. Vous recevrez une notification écrite dans quelques jours.

L’amie reste muette de surprise et réussit à dire un petit merci tremblotant avec des larmes dans la voix.

Un simple coup de fil et tout est résolu ! un véritable miracle à la MDPH !

Je rallonge donc mon affirmation du début :

Il est parfois des surprises inattendues ! et qui sont de bonnes surprises !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

Pulvérisons les obstacles !

Pulvérisons les obstacles !

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