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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 16:04

A tous mes amis des C.A.T. écrit après le licenciement de l’un d’eux.

CAT-.jpg


« Monsieur, vous ne faites pas l’affaire.

C’est un atelier que je gère !

Pas une garderie !

Je dois faire le tri.

Vous travaillez trop lentement,

Ici, il ne s’agit pas de bosser gaiement.

Vous êtes un professionnel,

Pas un être frêle.

Vous avez signé un contrat signé dûment… »

« Pourquoi n’ai-je pas un double de cet arrangement ? »

« Il est confidentiel, comme une loi

Qui nous lie secrètement vous et moi.

Vous ne devez en parler sous aucun prétexte,

Vous ne pouvez donc avoir ce texte.

Notre contrat stipule un rendement,

Obligatoire et tenu régulièrement.

Ce n’est pas votre prestation

Salutation. »

Conversation réelle

Qui devient irréelle

Lorsque vous saurez

Que cette décision carrée

A eu lieu dans un C.A.T.

Atelier inventé

Pour des personnes handicapées

A l’esprit et aux gestes pipés.

Où pourront-ils donc travailler

Ceux qui ont la malchance d’avoir un cops mal taillé ?


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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:54

Ma plus jeune tante, la plus jeune sœur à maman (elle a 90 ans) est tombée à Noël de l’an dernier et c’est le genou qui a tout pris.

Depuis elle ne compte plus les interventions chirurgicales, les séjours à l’hôpital de Laval. Rien n’y a fait. Incapable de marcher, genou douloureux et énorme, elle a été emmené, en désespoir de cause, à l’hôpital de Pontchaillou à Rennes. Là encore deux interventions chirurgicales et aucune amélioration.

J’étais à Laval le dimanche 7 octobre chez ma frangine et, avec une cousine, nous avons décidé d’aller voir notre tante.

Nous l’avons trouvé dans un état de grande dépression demandant qu’on la ramène chez elle à Laval (‘Regardez ces murs, disait-elle, il n’y a rien dessus, ici je ne connais personne, j’en ai plus que marre …’) ou qu’on lui donne des comprimés pour qu’elle en finisse avec cette vie.

Notre tante est une femme qui aime la vie qui déborde, les amis, les balades, les parties de cartes, les rencontres, la danse, les bonnes histoires et le rire, les bons repas … elle écume tous les lieux où ça belote. La connaissant et l’aimant nous avons bien compris sa déprime !

Nous avons fait mémoire ensemble de quelques moments vécus avec elle et les aventures cocasses avec leur crise de rire. Petit à petit, notre tante s’est apaisée et à notre plus grande joie, s’est jointe à nos rires.

Le lundi le téléphone a sonné chez ma soeur. C’était le chirurgien de Rennes qui nous téléphonait. Il avait tenté de parler avec notre tante pour lui dire ce qu’il comptait faire : mettre une prothèse. Tante avait déjà eu des prothèses à son genou et lorsqu’elle entendait le mot prothèse elle éclatait en sanglots et ne voulait plus rien entendre. Le chirurgien aurait du le savoir ! Puis il nous a dit qu’il lui avait demandé qui décidait pour elle ; ‘C’est moi !’ a-t-elle crié. De fait qui peut mieux qu’elle savoir ce qu’elle désire qu’on fasse dans son corps ?

Le chirurgien ne sachant plus que dire, il nous avait appelé. Pour lui il y avait deux solutions : un nettoyage complet du genou, plus poussé que d’habitude ou rendre la jambe raide. Il voulait notre présence pour en parler avec notre tante.

Le mardi donc, re-direction Rennes. Nous avions rendez-vous à 11h30. le chirurgien est arrivé à 13 heures. la tante commençait à s’énerver sérieusement. Quelques mouettes cherchant à manger sur le rebord des chambres de l’hôpital nous ont fait patienter. Nous leur donnions des biscuits et elles frappaient la vitre pour en avoir d’autres.

Le chirurgien est enfin arrivé. Un interne jeune et d’abord facile. Malheureusement ce rigolo a prononcé le mot prothèse dans sa première phrase et il nous a fallu ramer pour rassurer notre tante et lui dire que quoiqu’il en soit ce serait elle qui déciderait. Ce que ma tante désirait c’était rentrer chez elle le plus rapidement possible, elle en avait marre de cet hôpital. D’après le chirurgien rendre la jambe raide supposait plusieurs mois de présence à l’hôpital. il a donc été décidé un nettoyage et un retour à Laval.

L’interne nous a parlé de microbe qui attaquait le cartilage mais à la question de savoir d’où venait ce microbe et pourquoi sa présence, nous n’avons eu aucune réponse.

Nous sommes repartis de l’hôpital avec l’assurance que l’intervention chirurgical aurait lieu le lendemain et en laissant une tante presque heureuse.

Le mardi soir ma sœur téléphone aux infirmières de l’hôpital de Rennes pour savoir si l’intervention s’était bien passée. ‘Elle n’a pas eu lieu, nous apprend l’infirmière au bout du fil. Votre tante n’est pas considérée comme une urgence.’

Nous téléphonons aussitôt à notre tante. Elle est incapable de parler. Nous n’entendons que des sanglots, des bouts de mots : en finir, ne plus vivre, comprimés…

La dépression et le risque de suicide n’est pas une urgence à l’hôpital Pontchaillou de Rennes.

Nous en sommes là à ce jour (11 octobre 2012)


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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:27

Samedi 29 septembre 2012. Quelle journée ! du soleil, de l’ambiance, des chansons, des rencontres, des découvertes, de la solidarité, des signatures, des … chaussures !

C’était la journée ‘pyramide de chaussures’ organisée par Handicap International. Une pyramide de chaussures en plein milieu de la place d’armes de Valenciennes, c’est pas banal ! Les questions fusent : ‘Pourquoi ces chaussures ? Qu’allez-vous en faire ? C’est quoi Handicap International ? etc.’

Handicap International se bat sur beaucoup de fronts contre la maladie, le handicap, l’exclusion. Une fois par an elle met le paquet sur les mines antipersonnel et les bombes à sous munition. Ces armes de lâches vite posées par les militaires et qui font des dégâts 10, 15 ans plus tard sur les civils dont beaucoup d’enfants.

 

L'enfant virevolte plein de vie

Comme un oiseau ravi

Il court, saute et rebondit

Comme son ballon aux couleurs de paradis

 

Le chemin de poussière et de pierres

Porte encore les marques de la guerre d'hier

Mais hier c'est du passé

Aujourd'hui c'est l'enfant et son rire éclaté

Le ballon roule et entraîne le joueur

Dans des rêves pleins de joie et sans peur

Elle est loin la guerre des grands

C'est un souvenir sans lieu et hors du temps

 

Elle est encore là pourtant, sur le chemin

                                                                              Sournoise, aveugle et sans fin…

 

Et le ballon s'arrête

Et l'enfant s'apprête

A shooter

Pour marquer

 

La terre explose

Le pied implose

 

Guerre de lâches

Armes mises en cache

Mises en terre

Pour faire durer la guerre

Pour que la paix s'enterre

 

                                                    Non. Vraiment. On ne peut se taire

 

Faut-pas-laisser-faire.jpg

 

Pour ne pas se taire, des pétitions sont proposées (près de deux mille signatures ce 29 septembre à Valenciennes), des chaussures sont jetées en signe de protestation parce des hommes, des femmes, des enfants ne pourront plus en porter. (Le soir elles sont récupérées par ‘Le Relaie’ d’Emmaüs. 3,5 tonnes à Valenciennes) Ces mines font que des enfants ne peuvent plus marcher, ont peur d’aller à l’école ; les femmes et les hommes n’osent plus aller au puits chercher de l’eau ou labourer leurs champs : des mines peuvent y être cachées.

L’action d’Handicap International a permis un recul des utilisations de ces armes mais encore aujourd’hui une personne est blessée ou meurt toutes les deux heures, 80 pays sont encore pollués par les mines antipersonnel. Certes des traités ont été signés mais faut-il encore qu’ils soient ratifiés et respectés par les pays.

Des amis handicapés qui sont à l’APF ou à la Fraternité chrétienne handicap sont venus dire leur solidarité. Eux qui sont aussi handicapés n’admettent pas que le handicap soit causé directement par l’homme ! la maladie et les accidents s’en chargent suffisamment !

Le 29 septembre à Valenciennes des jeunes d’un lycée d’Anzin, de l’école d’infirmières de l’hôpital de la ville, des amis, des chanteurs, l’équipe d’Handicap de Valenciennes ont rendu possible cette mobilisation mais il ne faut pas qu’elle soit celle d’une journée par an !

 

Foot.jpg 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:57

P9250001.JPG Les travaux dans l’enclos où j’habite se terminent à l’extérieur. Il faut reconnaître qu’on peut mieux circuler et marcher sur du macadam que sur des cailloux.

Quand on voit le résultat, on constate que le lobby des voitures a gagné ! Tout a été fait pour et par rapport aux voitures. Avant il était interdit (théoriquement) de circuler dans l’enclos, aujourd’hui non seulement c’est possible mais on peut s’y garer. Plus de trente places de parking ont été créées.

Les enfants sont les grands perdants de ce nouvel aménagement. Leur aire de jeu a été amputé d’un bon tiers et l’allée où circuleront les voitures encerclent leur terrain, les parkings pareils. Sur la photo, on peut voir l’endroit où jouent les enfants, c’est l’espace devant les arbres. L’allée entre les deux voitures fait le tour de l’enclos pour passer entre ces arbres et le terrain de jeu pas encore aménagé…

Nous n’allons pas vers des lendemains qui chantent ! Habitués à courir dans les allées, les enfants risqueront de se faire choper par une voiture, quant aux joueurs de foot malheur à eux si leur ballon frappe une carrosserie rutilante !

Il faut noter aussi que dans la logique de Val’Hainaut notre bailleur, les travaux extérieurs ont été fait l’été si bien que les enfants n’ont pas pu jouer dans la journée et les travaux intérieurs vont se faite cet hiver sans doute pour que chauffage des maisons profitent aux voitures … tiens ! encore les voitures !

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:36

Vous pouvez m’appeler RoboCop ! Prothèse de jambe, prothèse de dents, prothèses auditives… Je ne vous ai jamais parlé de ces dernières parce qu’il n’y a rien à en dire. Je vous entends :

Quand ça va, il ne dit rien !

Que voulez-vous que je vous dise puisque j’ai rien à en dire.

Tu pourrais le dire !

Dire que j’ai rien à dire ?

Dire que ça va.

Si ça va je ne trouve rien à redire.

Etc. etc.

C’est vrai que nos conversations sont alimentés à 90% par ce qui ne va pas. Pourtant il y a beaucoup de choses, des rencontres, des événements qui sont supers, mais là notre vocabulaire devient bien pauvre.

Racontons-nous ce qui va ! les beaux gestes, les belles rencontres ….

Bon, pour respecter ce que je viens de dire, c'est-à-dire, dire ce qui va quand nous n’avons rien à en redire je vais dire ce qui va !

J’ai eu la chance de rencontrer à ma mutuelle une professionnelle de la correction auditive qui a su m’accueillir, m’écouter, passer beaucoup de temps avec moi. Résultat je n’ai plus peur d’aller aux réunions où je ne comprenais plus rien, où je comprenais de travers. J’entends et comprends tout ou presque car je fais la sourde oreille lorsque ce sont des bêtises genre celles à Marine Le Pen. 

prothese-audio--1-.jpg 

 

Je profite d’une technologie qui a amélioré considérablement mon audition et d’une pro qui me rencontre régulièrement pour faire le point. Merci !

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:56
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:45

J’ai du une nouvelle fois accepter une amputation … pauvre corps ! si ma mère me demande des comptes sur ma fabrication originelle, je ne suis pas clair !

Cette fois c’est dans la bouche. Suite à une mauvaise manœuvre de la mâchoire, les quatre incisives du bas se sont mises à branler. Ma dentiste chérie n’a pas osé faire le travail elle-même et m’a envoyé chez l’un de ses confrères pour arracher les dents en lui précisant que j’étais sous anticoagulants.

Essuyez-vous avec le sopalin.

Le pauvre (je parle du sopalin) était déjà entièrement souillé mais économie oblige, je n’ai pas eu droit à un autre morceau.

Le ‘dentiste’ (je mets entre parenthèses parce que je l’appellerais plutôt ‘arracheur de dents’) continue :

Chez vous ne recrachez pas, avalez. 

              150 euros au revoir monsieur.

Ça fait cher de l’heure !

 

 


A la maison ça va mal, tout se réveille et surtout la plaie à la place d’une molaire n’arrête pas de saigner. Le sang se coagule dans la bouche et je n’ose pas faire un somme de peur de mourir étouffé dans mon sommeil.

Pendant plus de quatre heures ça coule, ça coule. Ca faisait longtemps que j’avais désobéi à l’arracheur de dents. Je ne pouvais pas garder tout ça dans la bouche. Tout d’un coup j’ai eu une intuition pour arrêter cette hémorragie. J’ai glissé du coton dans le trou laissé par la molaire. J’ai du le changer toutes les trois minutes et l’hémorragie s’est enfin résorbée peu à peu.

Merci monsieur l’arracheur de dents pour vos merveilleux conseils et votre j’en foutisme par rapport aux anticoagulants !





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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 09:01

Je vais régulièrement à la pharmacie de mon quartier.

J’y vais presque avec joie. Dans cette pharmacie il y a des pharmaciens. Je sais ce n’est pas original ! mais, ce qui est mieux, ces pharmaciens sont des pharmaciennes… Elle sont accueillantes, sympas, souriantes, heureuses (apparemment)

Je rentre et je n’ai pas le temps de demander de leurs nouvelles qu’elles en demandent des miennes.

C’est un vrai plaisir et je suis moi-même presque heureux d’avoir des problèmes qui me permettent de les rencontrer chaque mois !

Je dois avouer, même si ça peut paraître gros, voire maso parfois, j’aurais loupé bien des rencontres, biens des joies si je n’avais pas été handicapé. Je n’aurai pas fait tous ces sports : skis, cheval, char à voile, escalade … si je n’avais pas été handicapé. Je n’aurai pas connu tous ces amis que je connais aujourd’hui si je n’avais pas été handicapé. Je n’aurai pas écrit mes bouquins si je n’avais pas été handicapé…

J’atténue tout de suite ces affirmations car moi, j’ai la chance ( ?) de n’avoir qu’un petit handicap pas trop emmerdant lorsque la prothèse est bien adaptée. Je ne pense pas que les ami-e-s qui sont à journée entière sur leur fauteuil, complètement dépendants diraient la même chose ; elles me prendraient à juste titre pour un fou qui ne sait pas ce qu’est le handicap.

Pourtant je persiste et signe : j’ai de la chance. Je ne parle que pour moi.

 

Char-a-voile.jpg

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:31

Pour voir les jeux olympiques handisport de Londres à la télé c’est tout un … sport ! Dimanche après midi rien, que dal sur les chaînes, le soir sur la 3 c’était sur à 23 heures 30 et c’était tôt ! Ce soir lundi 3 septembre 2012, toujours sur la 3 c’est à 1 heure 25 du matin, record olympique battu. Renseignement pris, c’était pas possible plus tard … Quand on regarde les J.O. sur France 2 en fin d’après midi et sur France 3 la nuit, ça ne dure que 3 quarts d’heure et souvent la nuit on revoit ce qu’on a vu l’après midi. A la radio c’est encore pire, on parle peu des médailles obtenues bien qu’il n’y ait que les médailles qui comptent pour ces messieurs les journalistes. Au moins on apprend qu’ils savent compter.

Par contre ces mêmes journaleux ne parlent que des déclarations d’Oscar Pistorius, champion olympique handisport du 100 mètres à Pékin. C’est celui qui à Londres, a couru avec les valides à Londres sur le 400 mètres. Il est vrai que cet Oscar a tendu ses prothèses pour qu’on tape dessus ! Il est arrivé deuxième du 200 mètres à Londres et voilà-t-il pas qu’il dénigre celui qui l’a battu en disant qu’il a triché parce qu’il avait des lames plus longues en bout de prothèse ! S’il se sent moins désavantagé avec les valides qu’il ne coure qu’avec eux ! On aura tout entendu ! Même chez les athlètes handisport il y a des mauvais perdants !

 

handi-sprint-jpg.jpg

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 12:35

papillon !


nage-papillon.jpgnageur-papillon.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas vous, mais moi je n’arrive pas à trouver sur

Internet un site avec les résultats des JO handisport qui ont lieu

à Londres en ce moment. Même pas sur la page d’accueil

Orange.  

Je n’ai pas trouvé non plus de photo de face voyant 

l'athlète médaille d’or en nage papillon amputé d'un bras,

en pleine action....

Mais je ne suis pas très doué, peut-être m’aiderez-vous.

Merci !

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