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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 16:51

J’aurai voulu être un chanteur

Pour sortir ce qu’il y a dans mon cœur

Chanteur de charme, chanteur de rock

avec des mots inscrits dans le roc.chanteurs.jpg

Chanteur de pop, chanteur de reggae

Avec des mots jamais fatigués.

Chanteur de pop, chanteur de rap

Avec des mots qui glissent et dérapent.

Chanteur de blues, chanteur de jazz

Avec des mots toujours en phase

Chanteur pour le rire, chanter pour les larmes

Pour la révolte et le charme,

Chanteur de la souffrance et du rêve

Pour que plus jamais la vie ne s’achève.

Chanteur noir pour battre dans les mains,

Chanteur blanc avec des mots humains,

Chanteur de chœur

Pour faire battre les cœurs,

Chanteur d’opéra

Pour atteindre des étoiles, les bras,

Chanteur de détresse

Chanteur de tendresse.

Chanter pour emmener la terre entière

Là où il n’y a plus ni guerre ni pierre.

Chanter pour entraîner les hommes

Au pays où la haine se gomme.

Chanter pour conduire tout le monde au pays de la joie,

De la beauté, de l’amour sans faim ni froid.

J’aurai voulu être un chanteur

Pour le frisson d’éternité à toute heure.

 


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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 05:26

Travaux dans les logements de Val Hainaut Habitat du quartier Chasse Royale à Valenciennes. Quel chantier ! Tous les locataires ont la hantise de voir les ouvriers arriver chez eux.

Le bayeur n’a pas bougé le petite doigt pendant des dizaines d’années et tout d’un coup il faut tout changer !

Changement et déplacement des chauffe-eau  individuels ; remplacement des radiateurs et tuyaux de chauffage ; nouvelles portes d’entrée, fenêtres ; travaux dans les salles de bain ; électricité refaites entièrement et quelques menus travaux ….

Non, ces travaux ne se feront pas en une seule fois. Les différents corps de métier passeront sur une période d’un an, plus d’un an ? Personne n’est capable de répondre !

Nous devons donc enlever tous les meubles le long des tuyaux de chauffage, devant les prises électriques, les fenêtres etc.

En ce moment les travaux concernent le chauffage. Pour celles et ceux qui les subissent cet hiver ils n’ont pas de chauffage pendant deux jours alors qu’il y a eu des nuits où il a fait  –0° dehors.

Il faut bouger les meubles, camper chez soi pendant que des trous sont faits pour les nouveaux tuyaux et que d’autres restent apparents lorsque les anciens tuyaux sont enlevés. Pourquoi par exemple changer les chauffe eau de pièce alors que pendant 10, 20, 30 ans ils sont restés au même endroit sans que personne ne soit indisposé ? Nous avons vécu ainsi des années sans accident. Le déplacement des chauffe-eau de la cuisine au cellier (archi plein chez tous) n’a aucune raison d’être sinon les nouvelles normes de sécurité.. Bientôt la sécurité sera telle qu’il nous faudra dormir dehors, dormir dans nos lits deviendra trop dangereux.

Pour les personnes âgées ou handicapées, le bailleur devait donner des aides, finalement chacun se débrouille.

 

Des locataires ont embellis leur maison, certains ont des cuisines encastrables et après la pause de tuyaux, les portes du frigo, de la machine à laver la vaisselle ne ferment plus ; des caches qui ont été faites par des locataires pour les volets roulants vont être cassées et pas remplacées etc.

Un tuyau plus gros que la moyenne passera au travers l’escalier qui mène au premier étage. Un ami qui ne peut monter dans sa chambre qu’à l’aide d’un monte escalier électrique va faire comment ? Pour que passe ce tuyau il va lui falloir enlever ce mécanisme ?

Je pense (et je ne suis pas le seul) que ce genre de travaux est trop lourd pour être fait alors que la maison est habitée. Ça devrait être fait à l’occasion de déménagements.

Mais le bailleur ayant toujours raison, ses décisions ont valeur d’édits royaux. La Chasse Royale (nom du quartier) n’est pas républicaine.

Dans le même temps un autre édit a fait éclore un gros cube massif (paraît que ce sont des habitations) qui bouche tous nos horizons, nous écrase et donne au quartier des allures de rubix cube sans les couleurs.

PC190001.JPG 

 

Le centre social est derrière. Il est devenu

Invisible !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, la vie est belle ! Rien ne pourra casser l’espoir et la joie d’être ensemble ! Toujours debout grâce à la communion des vivants ! Bon Noël à toutes, à tous !


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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:09

Il existe à Valenciennes un service de transport pour les personnes handicapées qui s’appelle ‘Sésame’. Le minibus prend à domicile et va là où nous le désirons. Il nous ramène chez nous à l’heure que nous donnons ou qu’on nous impose. Il faut le retenir deux ou trois jours à l’avance (au moins).

L’autre jour, Sébastien, un copain non-voyant et son amie malvoyante l’ont utilisé pour participer à une fête organisée à Valenciennes par l’association ‘Voir ensemble’. Après une bonne journée ils ont voulu repartir chez eux à Escaudain. L’heure prévue pour le retour avait sonné.

Il n’y a eu hélas qu’un seul problème, c’est que le service ‘Sésame’ les a … oubliés, je dis bien ‘oubliés’ ! Ils sont restés comme des malheureux sur le trottoir.

Une chance, Sébastien avait un portable sur lui. Il a téléphoné au service en question.

Nous vous avons oubliés, lui a-t-on répondu.

Vu l’heure, il n’y avait plus de chauffeurs … il leur fallait revenir par leurs propres moyens !

Une seconde chance : les parents de Sébastien étaient chez eux et une troisième chance, ils ont une voiture. Ils sont venus les rechercher !!!

bus-handicape.jpg

 

C’est inouï ! Est-il normal qu’ils aient été oubliés ? Bien sûr que non ! Nous sommes des êtres humains comme les autres. Pour qui nous prend-on ? Pour quantité négligeable ?

Et si Sébastien et son amie n’avait pas eu de ‘chance’ ? pas de portable, les parents partis ailleurs ou sans voiture ? Notre vie dépend-elle de la chance ?

L’équipe de la Frat handicap de Valenciennes est bien décidée à demander un rendez-vous au transport Semurval du valenciennois dont dépend le service Sésame. Nous dirons notre écoeurement, notre colère.

Ces personnes qui clament dans tous les journaux que grâce à leur service, tout le monde est sur un pied d’égalité, doivent se rendre compte de visu que même non-voyants, même boiteux, même en fauteuil roulant nous avons droit à autant de respect que tous les autres.

Cette histoire m’en rappelle une autre. Les parents de Jésus alors qu’ils étaient en voyage, ont recherché un soir une auberge pour les abriter d’autant que Marie avait les premières douleurs. Comme on dit en Mayenne, l’enfant frappait à la porte.

Celui qui raconte cet événement dit sobrement : ‘il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.’ Pourtant l’aubergiste, les clients ont vu le gros ventre de Marie ! Mais non, ils étaient quantité négligeable, sales sans doute à cause de la longue route, pas bien présentables, sûrement affolés par la naissance qui s’annonçait. En plus ils n’étaient pas du village ! Bref, personne pour prendre soin d’eux. Et c’est comme ça qu’ils se sont retrouvés dans une étable pour accueillir leur enfant.

Comme pour Sébastien et son amie, personne ne les a vus.

Qui sont les non-voyants ?

fenetres-murees.jpg

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 04:57

Cette semaine nous avons fêté comme chaque année, la saint Eloi, patron des métallurgistes (entre autres) Cela s’est fait calmement dans un restaurant.

Je mets ci-dessous un passage de mon premier bouquin « Toujours debout » pour raconter l’ambiance qu’il y avait ce jour là dans les ateliers.

« … Mais la plus grande fête, la plus attendue, est celle de la Saint Eloi et de la Sainte Barbe. Aux Houillères, les deux se confondent. Ils sont mineurs et métallurgistes. Les ouvriers en parlent et l’organisent des mois avant. Des groupes naturels se forment. Par exemple ceux du même poste ou du même métier. Un gars se charge du plat de résistance après en avoir parlé avec sa femme et il amène un couscous ou une choucroute ou autre plat.

Ce jour là, il n’y a pas de postes. Tout le monde est ‘de jour’. Et tout le monde est à l’heure ! On se salue en riant et en accompagnant la poignée de main d’un retentissant :

Bonne fête !

Certains restent habillés ‘en civil’, d’autres mettent seulement une veste de toile bleue propre et chacun rejoint son groupe. Les bouteilles ne manquent pas mais ce n’est pas pour autant un jour de saoulerie. C’est un jour de fête. Après le repas, on tape la belote, on joue aux dames… Tout cela dans un atelier silencieux des bruits des machines et où il fait bon vivre. Le bruit des machines est remplacé par les rires et les histoires des travailleurs.

Les chefs tiennent à cette fête pour maintenir ‘une bonne ambiance’ et ils font la visite à chaque groupe :

- Bonjour et bonne fête ! Alors ? Ca sa passe bien ? demande Cek (le contremaître de l’atelier)  en se frottant les mains.

C’est son jour ‘au large sourire’ Il vient voir ‘ses enfants’. A 14h30, c’est la corvée. Antoine (contremaître des fraiseurs) se met à crier partout :

C’est l’heure de la réception !

Un peu endormi par la digestion, chacun y va sans enthousiasme… bien que la veille il avait été décidé de boycotter cette réception..

Après avoir obtenu difficilement le silence, Antoine se lance dans un discours qu’il a du mal à prononcer.

Mes chers amis…

Chers camarades ! lance quelqu’un.

Sourire gêné de Cek qui se frotte les mains.

Mes chers am-amis, insiste Antoine, en ce jour de saint Eloi, je voudrais vous dire…

Quoi encore ? fait une petite voix en imitant le bégaiement.

…je voudrais vous dire au nom de votre maîtrise…

      -    Elle ne maîtrise rien !

Rires. Cek sourit et met cela sur le compte du vin.

… au nom de votre maîtrise, une bonne fête de saint Eloi et un merci pour votre collaboration. Vous savez comme moi, que les jours sont difficiles. L’avenir est incertain. Bien sûr, l’année ne se passe pas sans incident ni sans énervement. Les commandes urgentes en sont souvent la cause. Mais nous devons tous en mettre un coup pour être compétitif et sauver l’avenir des ateliers d’Aniche. Nous sommes tous embarqués sur le même bateau… quoiqu’en pense certains….

Ce disant, il regarde fixement Daniel qui tourne la tête pour regarder derrière lui qui est concerné.

Quoiqu’en pensent certains, répète-t-il.

Oui mais nous on est dans la soute et toi sur le pont ! lance Joseph.

Je sais que tu veux tout faire couler, répond Antoine qui s’énerve.

Après quelques minutes de brouhaha, Antoine peut reprendre :

Ca n’est pas le moment d’être divisés. Nous vous demandons de nous comprendre et nous faisons notre possible pour que tout aille bien. Bonne fête de saint Eloi à tous et vivent les ateliers d’Aniche !

Antoine a abrégé la fin, devinant que les gars en ont assez. Après ce discours, c’est la remise des cadeaux… au contremaître et à ses trois subordonnés !

La semaine précédente, un gars était passé pour que chacun mise en vue de ces cadeaux. Il avait une liste de tous les noms et en face chaque nom était mise la somme donnée. Il remettrait cette liste au contremaître le lendemain de la fête !

Le soir de cette collecte, Daniel en avait parlé avec ses copains.

Ca s’est toujours fait.

Si tu ne veux pas avoir trop d’ennuis dans l’année, tu as intérêt à miser !

C’est vrai dans le fond, avait pensé tout haut Dominique, ils n’en ont pas besoin, eux. C’est pour nous qu’on devrait faire la quête !

Les cadeaux remis, le vin recommence à couler et il y a les numéros habituels : ‘Les baladins’ chanté par Raymond, ‘La Quête’ racontée dans un savoureux patois par Joseph, les vieilles chansons poussées par Roger ou Pierre….

Au bout d’une heure, l’ambiance commence à tomber, l’électrophone est mis en route et les anciens se mettent à danser entre eux. Cek s’y met aussi et se retrouve dans les bras d’un ouvrier, il nous couve de son regard voilé par l’alcool, mais cette fois il ne peut pas se frotter les mains !

Les plus jeunes, ceux de la GMT, s’éclipsent, les délégués houillères et quelques autres s’en vont avec eux. Certains retournent à leur belote, d’autres partent à la recherche d’une échelle. Le plus jeune s’allonge dessus, et un défilé commence dans l’atelier avec l’échelle posée sur les épaules de deux gaillards et le jeune en équilibre, sur l’échelle, La troupe est emmené par quelqu’un qui brandit un balai qui fait office de croix et tous chantent à tue-tête :

‘Non, non, non, non

saint Eloi il est pas mort

Non, non, non, non

saint Eloi il est pas mort

car il vit encore

car il vit encore ! ‘

Les plus audacieux remplacent le ‘car il vit encore’, par ‘car il bande encore’.

Le cortège passe dans tous les coins de l’atelier, il traverse le bureau d’études où dessinateurs et préparateurs sont restés sagement devant leurs planches ou leurs bureaux. Les ingénieurs et les chefs d’ateliers qui sont à l’étage au-dessus restent prudemment dans leur antre. Cela dure jusqu’à extinction des voix et tous se retrouvent assis pour terminer les bouteilles de vin. Il en reste toujours et les autres bouteilles seront bues les jours suivants. Ce sera l’occasion de se souvenir de la dernière saint Eloi et d’espérer que la prochaine sera encore plus belle.

Lorsque la sirène libère tout le monde à 16 heures 30, certains vont faire la tournée des maisons. C’est l’occasion pour Daniel de faire la connaissance des femmes de ses copains.

Quelle journée ! Elle s’est toujours terminée sans incident ni accident. Chacun est surpris quand même, et heureux, de retrouver tout le monde le lendemain, la tête lourde mais entier. »

 

ateliers-Aniche-1-.jpgateliers-d-Aniche.jpg


Ateliers centraux des Houillères

Aniche vers 1930

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 08:11

Un coup de gueule. En ce moment chacun récupère de l’argent comme il peut. C’est ce que fait l’éditeur qui a sorti mes trois premiers bouquins et il le fait sur mon dos ! Je lui ai promis de la pub en échange : le poème ci-dessous. Si vous écrivez ne passez jamais par Bénévent l’éditeur qui se veut du bien avec le bien des autres !

Lorsque tu travailles pour Bénévent

Ton argent devient du vent.

Les auteurs réclament leur dû,

Bénévent dit que tu n’as rien vendu !

Pourtant les dédicaces dans les librairies

Prouvent que tu devrais empocher du riz.

Les Bénévent sont-ils des voleurs ?

Sur ton dos ils font leur beurre !

Si tu veux les joindre

Tu ne vois personne poindre :

Au téléphone tu les relances,

Ils sont toujours en conférence ;

Tu envoies mails, recommandés, comme un lion,

Ils ne daignent t’envoyer aucun accusé de réception.

 

Ah ! Bénévent !

Tu  voles même le vent

Vaporeux dans le ciel de Nice

Où par imagination factice

Tout vent magistral

Est nommé mistral.

Bénévent, tu voles dans les nuages,

Volerais-tu avec nos bagages ?

Tu édites de nombreux livres

Mais l’argent des auteurs jamais tu ne le livres !

Le nuage qui sans cesse se déplace

Déverse ses trésors à la bonne place :

Dans les coffres de Bénévent ;

Ils deviennent soudain plus lourds que le vent !

Ami, un bon conseil :

Si tu veux ton oseille,

Ne va jamais chez eux,

Diversifie les paniers pour y mettre tes œufs.

Pour que Bénévent paie,

Seul un procès ou une bombe les réveille.

Et encore !

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:35

Quand je dis, début de la décrépitude, je suis sympa avec moi !

Comme dit la chanson ‘j’ai la mémoire qui flanche’ mais si il n’y avait que la mémoire …

L’autre jour j’ai pommé deux ordonnances que m’avait faites le médecin pour des examens. J’ai du lui demander qu’il m’en refasse d’autres.

J’oublie d’éteindre la lumière avant de partir de la maison.

J’oublie aussi mon état physique. Je me lève le matin (comme chaque matin !) et mon petit esprit fatigué supprime le fait que je sois amputé ; je veux poser le pied sur le sol et je me retrouve assis par terre. Ca m’est arrivé deux fois !

De temps en temps, dans le tram, je rêve et je laisse passer la station où je voulais descendre. C’est comme ça que de temps en temps je me retrouve à Denain ! Il arrive aussi que je prenne le tram dans le mauvais sens.

Je regarde je ne sais combien de fois dans mon sac à dos avant de partir : j’ai toujours peur d’oublier quelque chose et je ne me souviens plus si j’ai pris les papiers nécessaires pour aller là où je vais quand je ne me demande pas parfois pourquoi je suis dehors …

Je sème à tout vent des affaires là où je vais.

Lorsque je regarde mon agenda je suis effrayé par le temps pris pour ma petite santé. Entre les visites chez le médecin, les voyages à Lille chez la dermato, le prothésiste, le temps passé pour des radios, écographies, électrocardiogrammes, doppler, pharmacie,  séjours à l’hosto et je dois en oublier ( ?) il n’y a que peu de temps pour le reste. Et malgré toutes ces dames, tous ces messieurs, ça ne va pas mieux …

Le toubib m’a donné un jour des remèdes pour la mémoire. Il y a finalement renoncé, je lui ai expliqué un jour que j’oubliais de les prendre !

Il y a des choses dont je me souviens lorsque je ne peux pas les faire et qui s’envolent lorsque je le pourrais.

Début de la fin ? oui mais il fallait bien que cela arrive, ça fait parti de la vie après tout …

Decrepitude-.jpg

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:22

J’ai déjà raconté mes déboires avec l’échelle. A cause d’elle j’ai été licencié (article n° 21) Mon bailleur Val Hainaut Habitat à son tour, me la remet toujours dans les jambes (déjà dans l’article 3).

Dans la suite de cet article 3, petite conversation vécue chez le représentant Val Hainaut du quartier :

Moi : Bonjour monsieur, mon toit plat est encore saturé par l’eau de pluie.

Lui : Ce n’est pas moi qui fait la pluie et le beau temps !

Moi : Il faudrait que quelqu’un vienne déboucher la gouttière responsable de cette piscine. Et puis l’eau commence à s’infiltrer dans la maison, la peinture du plafond s’écaille, le papier peint sur les murs est décollé.

Lui : C’est à vous de prendre une échelle (la revoilà c’t’échelle)!) pour déboucher la gouttière.

Moi : Ce n’est pas moi le propriétaire ! et je vous informe que je ne possède pas d’échelle que ma voisine avec laquelle je partage ce toit est âgée et moi je suis unijambiste ! Comment on fait ?

Lui : silence …

 

echelle-danger.jpg

 

Fin de la conversation et l’eau continue à dégouliner le long des murs extérieurs  et à s’infiltrer à l’intérieur… 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:40

Ce jour là j’ai rendez-vous à 8 heures du matin avec un cardiologue. Je me lève au dernier moment et tout va très vite. Je décide de manger au retour sinon je serai en retard.

Des travaux dans le quartier avec des feux, des sens uniques me retardent pas mal.

J’arrive au cabinet médical. Il est 7h45. Je suis dans les temps. Je n’aime pas être en retard et faire attendre.

Il y a un porche à franchir pour entrer et se garer sur le parking. Avec la chance que j’ai une voiture sort et m’empêche d’entrer. Au volant une brave dame qui crie sans bouger et sans baisser sa vitre. Evidemment je n’entends rien et lui montre mes oreilles pour lui faire comprendre. Cela ne l’émeut pas et elle continue de parler. Finalement je sors un peu en colère ! La femme baisse enfin sa vitre :

Vous êtes un client ?

Non, je suis un patient.

Le parking est réservé exclusivement aux médecins, monsieur.

Je suis amputé d’une jambe et j’ai du mal pour marcher, madame.

Bon, je vous laisse entrer.

Sur le parking aucune voiture de garer et je me place sur la place réservée pour les titulaires d’une carte GIC. Il faut bien que cette place serve !

Je sors de la voiture et monte au troisième étage en chantonnant. Sur la porte il est écrit : ‘Entrez sans frapper’. Je pose ma main sur la poignée de la porte pour ouvrir. C’est fermé à clé ! Je ne comprends pas bien. Je regarde une autre affiche sur la porte : ‘Cabinet ouvert à partir de 8h30'. Je comprends encore moins ! Mes jurons remplacent ma chansonnette. Je réfléchis : ‘J’attends ou je pars ?’

Je redescends et rejoins ma voiture. J’ai un bouquin dans mon sac à dos. Je m’installe sur un siège et je lis pendant une demi heure.

8h25. Je remonte au troisième étage. Sept personnes sont déjà arrivées. Nous attendons sagement que la secrétaire prenne place dans son fauteuil, ce qu’elle daigne faire à 8h40.

 Je commence à m’impatienter sérieusement.

8h55. je suis en face de la secrétaire et donne mon nom. Je me permets de lui dire :

J’ai noté que j’avais rendez-vous à 8h.

Vous attendez dans la salle d’attente.

Je redis ma phrase.

J’ai noté que j’avais rendez-vous à 8h.

Je sais. Attendez dans la salle d’attente.

Mais on ne donne pas rendez-vous à 8h alors que la cabinet ouvre à 8h30 !

La secrétaire qui depuis le début a la nez dans des papiers, ne relève toujours pas la tête. elle répond :

Je sais que vous avez rendez-vous à 8h.

Mais le cabinet n’ouvre qu’à 8h30 !

Que voulez-vous que j’y fasse. Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire.

Ça fait une bonne heure que je suis ici. Vous souhaiterez une bonne journée au cardiologue.

La secrétaire relève brusquement la tête. J’avais failli ne pas voir son joli minois. Elle s’écrie presque :

Mais monsieur !

Au revoir madame.

Les ‘clients’ qui attendent se marrent. Solidarité ou moquerie ?

attente

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 09:24

La MDPH, maison de la personne handicapée, croule sous les dossiers et accumule les retards. Tout le monde le sait. Elle-même le sait pourtant elle ne fait rien pour améliorer les choses !

Un exemple parmi des tas d’autres.

Des parents font un dossier pour une reconnaissance du handicap de leur fille et pour avoir des aides. Leur enfant est touché par un cancer du bassin et je préfère ne pas en décrire les conséquences après les opérations subies et les séances de chimio.

Ils doivent attendre cinq mois pour avoir enfin la réponse en septembre 2012 :  reconnaissance du handicap à plus de 80%. Cette reconnaissance est valable de septembre 2012 à … avril 2013 !

Ce qui veut dire que dès qu’ils ont reçu cette décision, les parents doivent faire un nouveau dossier pour une nouvelle reconnaissance !!!

On se demande si les membres de la commission qui ont pris cette décision se rendent compte de l’état de cette fille de 11 ans et de la douleur qu’ils ajoutent à des gens qui n’ont pas besoin qu’on se moque d’eux. 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 16:04

A tous mes amis des C.A.T. écrit après le licenciement de l’un d’eux.

CAT-.jpg


« Monsieur, vous ne faites pas l’affaire.

C’est un atelier que je gère !

Pas une garderie !

Je dois faire le tri.

Vous travaillez trop lentement,

Ici, il ne s’agit pas de bosser gaiement.

Vous êtes un professionnel,

Pas un être frêle.

Vous avez signé un contrat signé dûment… »

« Pourquoi n’ai-je pas un double de cet arrangement ? »

« Il est confidentiel, comme une loi

Qui nous lie secrètement vous et moi.

Vous ne devez en parler sous aucun prétexte,

Vous ne pouvez donc avoir ce texte.

Notre contrat stipule un rendement,

Obligatoire et tenu régulièrement.

Ce n’est pas votre prestation

Salutation. »

Conversation réelle

Qui devient irréelle

Lorsque vous saurez

Que cette décision carrée

A eu lieu dans un C.A.T.

Atelier inventé

Pour des personnes handicapées

A l’esprit et aux gestes pipés.

Où pourront-ils donc travailler

Ceux qui ont la malchance d’avoir un cops mal taillé ?


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