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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 09:52
125. Un salon chez les Belges.

Le vendredi 21 février 2014 j’ai eu l’honneur d’être invité au salon du livre de Bruxelles. J’y avais invité Laurent (un ami en fauteuil) mais vu l’éloignement du centre ville et les trams et bus qu’il aurait fallu prendre, il a décidé de ne pas venir, ne voulant pas rester toute la journée au salon du livre, ce qui est compréhensible.

Bien lui en a pris ! il n’aurait même pas pu quitter la voiture ! N’étant qu’invité, je n’ai pas eu accès avec ma voiture aux portes du salon.

Moi-même j’ai eu du mal à m’y rendre. Les amis belges nous ont habitué à mieux ! Pour mieux comprendre voir le petit reportage photos.

En arrivant, gravier à la descente de voiture

En arrivant, gravier à la descente de voiture

Après 50m de gravier trottoir posé pour le salon mais marche à franchir

Après 50m de gravier trottoir posé pour le salon mais marche à franchir

Rampe de lancement digne du saut à ski olympique.

Rampe de lancement digne du saut à ski olympique.

Réception en cas de chute en bas de la rampe de lancement

Réception en cas de chute en bas de la rampe de lancement

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:05
124.Parole d’une aide-soignante

Je travaille dans une maison de retraite. J’arrive au travail à 20 heures et je serai seule jusqu’à 21 heures, heure à laquelle arrive ma collègue.

Nous avons trois étages à desservir plus le rez-de-chaussée. Il y a 78 personnes.

En arrivant je lis les consignes puis commence la distribution des médocs. Je donne un biscuit aux personnes qui ont du mal à déglutir les comprimés. Je dis à chacun un petit mot et fais une bise à celles et ceux qui me tendent leur joue.

Hélas ! certains résidents ont dit à celles qui bossent lorsque je suis en repos : ‘Ah ! ce soir je n’aurai pas droit au bisou ! je ne pourrai pas parler un petit peu. ’

Ce jour là nous avions une réunion avec le directeur pour des problèmes de dates. Après la réunion le directeur me demande de rester dan son bureau. Il attaque de front :

-Vous n’avez pas à embrasser les résidents ! Cela ralentit votre travail et certains pourraient se plaindre de ces baisers intempestifs !

-Mais monsieur, ils n’ont rien d’intempestifs ! je n’embrasse que celles et ceux qui me le demandent.

-Vous cherchez la guerre. Je vous interdit dorénavant ces gestes déplacés et si vous voulez donner des biscuits, amenez-les vous-même.

-Je vous demande dans ce cas, monsieur, que vous ma fassiez un papier où sera signé par vous l’interdiction d’embrasser les résidents. Il faut bien que je leur explique pourquoi je ne les embrasserai plus.

J’ai quitté le bureau et suis partie dans les toilettes en courant pour pleurer.

Ces gens qui sont âgés, qui n’ont plus que quelques années à vivre, je veux qu’ils aient un bon souve

Je ne veux pas me nir de la vie. Ce sont leurs dernières années, autant qu’elles soient belles ! Le directeur m’a aussi reproché de m’attacher à eux. Je sais que ça se terminera par leur décès, c’est dans l’ordre des choses. substituer aux familles mais apporter un maximum de bien être à ces gens qui partiront bientôt. Ils l’ont bien mérité !

Je suis outrée par ce qui se passe dans cette maison. Une femme a un cancer de la vessie. Elle a eu des menaces par une infirmière parce qu’elle urinait trop souvent ! elle l’a menacée de la faire partir à l’hôpital. Une aide soignante ordonne aux résidents de ne pas appeler avant 2h30 du matin pour uriner.

J’estime que nous ne sommes pas là pour nous prélasser dans un fauteuil en regardant la télé, nous sommes là au service des résidents. Une mamie ne voit plus, on ne lui prépare pas pour autant sa tisane : la tasse est laissée sur la table avec, à côté, le sachet et le sucre.

Quand il est arrivé, le directeur était adepte du cocooning. Avec le temps va, tout s’en va comme chante Léo Ferré ! Il est aujourd’hui adepte du rendement, comme si on pouvait parler de rendement dans ce genre de travail !

J’ai suivi des formations sur la ‘bien traitance’ des personnes âgées, je ne peux même pas appliquer toutes leurs recommandations.

Il me reste quatre ans avant la retraite mais je ne sais pas si je vais aller jusque là, je sens que le patron voudrait bien me licencier. Et le motif sera lequel ? ‘Fais trop bien son travail. Résidentes et résidents heureux lorsque madame est présente.’ !

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 09:42
123. Tenir !

Une amie me téléphone : ‘Viens j’ai besoin de parler !’ – ‘J’arrive’

Je retrouve une femme qui n’a plus son sourire ni de flamme dans les yeux.

Nous prenons le temps de nous dire bonjour, de préparer un café. Une fois installés, je vais droit au but.

-Que se passe-t-il ? Tu n’as pas l’air bien.

-Non, j’en ai marre.

-Marre de quoi ?

-Marre de vivre !

Chacun prend sa tasse pour boire une gorgée de café chaud et moi pour prendre le temps aussi de digérer ce que je viens d’entendre. Nous avons des points communs, entre autre une prothèse tibiale. J’embraie là-dessus.

-C’est la prothèse ?

-C’est aussi la prothèse. Tu sais que j’ai une plaie et je suis obligé de temps en temps, lorsque je ne supporte plus, de m’enfermer chez moi un ou deux jours pour ne pas la porter, le temps que ça se calme.

-Que dit le médecin ?

-Il regarde.

Silence. Mon amie se lève lentement, difficilement, pour aller chercher la cafetière dans la cuisine. Elle remplit les tasses et laisse la cafetière sur la petite table.

-Tu m’as dit ‘aussi’. Il y a autre chose ?

-Oh ! si tu savais !

Elle empêche des larmes de brouiller ses yeux.

-Si il n’y avait que la prothèse, je m’y ferais. Je perds la mémoire et je ne peux pas te dire ce que j’oublie, je ne m’en rappelle plus.

Nous avons un rire forcé. Elle continue.

-Je suis obligée de tout écrire. Même en écrivant, j’oublie de regarder mes bouts de papier et donc des réunions, des rendez-vous. Je ne me souviens même plus ce qu’on m’a dit la veille, ce que j’ai promis de faire …

-C’est pas grave…

-Tout monde me dit ça ! me coupe-t-elle. Je pensais que tu serais plus original !

-Ça passera, tu es jeune.

-J’ai le même âge que toi, répond-elle en souriant. Mais, tu sais, ce n’est pas encore le plus dur. J’entends de moins en moins. Je fais répéter sans cesse les amis patients. Ils se moquent de moi, oh ! gentiment, mais à la longue je n’en ris plus. A cause de tout ça, je n’ose plus aller à des réunions, à des fêtes, je trouve toujours des excuses lorsque je suis invitée et je n’invite personne chez moi, je ne lance plus de conversations, j’évite les rencontres.

-Moi, c’est pareil mais je sors quand même.

-Toi c’est toi, moi c’est moi !

-Qu’est-ce que tu dis ? toi tais-toi ?

-Tu vois, tu te moques aussi. Je me rends compte que je me coupe des autres. C’est pas moi qui me coupe c’est le handicap qui me coupe ! Je suis certaine que la surdité est le plus difficile des handicaps. Il te met out, tu es là au milieu des autres mais tu n’es plus avec les autres, tu ne peux pas participer à leurs rires, à leurs conversations, tu réponds à côté, tu ne sais pas de quoi ils parlent.

J’écoute. Je ne dis plus rien. Que dire, sinon être là et avoir mal avec mon amie.

-Je n’en peux plus, je ne sais pas combien de temps je vais encore tenir. Je ne peux tout de même pas vivre recluse, c’est pas une vie, je n’en veux pas, alors quelle solution sinon fuir en disparaissant ?

Elle a pourtant un sourire en me disant :

-Tu peux écrire tout ça dans ton blog. Tes aventures, sont aussi mes aventures ou mésaventures, tu écriras comme tu voudras !

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:30
122. Vite Sans Lambiner.

Lorsque je vais à Lille pour ma prothèse, j’y vais en VSL (véhicule sanitaire léger).

Ça a été le cas mercredi.

J’avais rendez-vous à 15h30, nous sommes arrivés à 15h. A 15h15 la femme qui m’avait amené a commencé à s’impatienter. Je lui ai rappelé mon heure de rendez-vous. Elle est alors partie faire un tour pour se calmer.

Elle est réapparue à 15h50. J’attendais toujours pour passer devant le kiné et le médecin. Mon chauffeur (la belle ambulancière) s’est adressée au kiné sorti de son antre pour appeler la prochaine personne qui n’était pas moi. Elle lui a dit que nous venions de Valenciennes et que si je ne passais pas immédiatement elle ne pourrait attendre et je ferai le poireau un bon moment pour que quelqu’un d’autre vienne me rechercher. Apparemment convaincu, le kiné demande à celle qui devait passer avant moi et qui habite Lille de me donner sa place. Pas très contente, elle accepte quand même.

Devant le kiné et le médecin, je n’ai guère le temps de parler. J’ai juste le temps de dire que la prothèse me blesse et que j’ai une plaie qui suppure pas mal. ‘Faites voir’ dit le médecin. J’ôte la prothèse dont le kiné s’empare pour creuser là où ça blesse. Le médecin, une belle dame, enlève le pansement, regarde, tâte, fait une grimace et me dit de remettre le pansement. ‘Le même’ ‘Oui, votre ambulancière vous attend’ (D’habitude, le toubib fait venir une infirmière pour nettoyer la plaie et mettre un pansement tout neuf) Le kiné est déjà là qui me tend la prothèse : ‘Remettez’.

Pendant que je rhabille le mignon moignon le toubib fait une ordonnance pour qu’une infirmière vienne chaque jour chez moi pour le pansement. ‘Je le fais tout seul d’habitude’ ‘Non, je veux qu’une infirmière passe’. Je fais la moue, je vais encore être scotché chez moi. Je n’ai pas le temps d’expliquer, le kiné me rappelle que le chauffeur attend.

Prise de rendez-vous nouveau et au revoir !

Je sors, je cherche, je ne trouve pas. L’ambulancière est partie !!!!

Je téléphone pour que quelqu’un vienne racontant que je n’ai pas compris ce qui s’était passé. ‘Quelqu’un arrive’ dit une femme au bout du fil invisible.

Une heure après un autre vsl est arrivé….

L’ambulancière a pressé tout le monde.

Je suis passé devant quelqu’un, j’ai passé une heure et demi en voiture (aller-retour), j’ai attendu trois quart d’heure avant de voir le toubib, j’ai passé 4 minutes 38 secondes devant le kiné et le médecin (2 minutes 19 chacun ) je n’ai pas pu parler calmement avec le médecin, celle-ci n’a pas pris le temps de regarder mon problème, j’ai encore attendu une heure qu’un nouveau vsl vienne, tout cela parce qu’une ambulancière qui a bousculé tout le monde, voulait vite rentrer et qui, pour couronner le tout a foutu le cirque pour rien parce qu’elle n’a pas attendu 4 minutes 38 pour me reprendre !

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 09:37
121. Ouvrez les portes bon sang !

Commissions consultatives départementales de sécurité et d’accessibilité

19 janvier 2010 (mis à jour le 4 juillet 2012)

Concernant le domaine de l’accessibilité, la commission (ou sous-commission) a pour mission d’émettre des avis :

- Sur les dossiers de demandes d’autorisation de construire d’aménager ou de modifier un établissement recevant du public (ERP) ou un immeuble de grande hauteur (IGH)

NB : Lors de travaux rendant obligatoire l’obtention d’un permis de construire au titre du code de l’urbanisme ce dossier est compris dans le dossier de demande de permis de construire

Excusez-moi de vous abreuver tout à coup d’un morceau de loi …

« Un jour, me raconte un copain qui bosse dans un restaurant, nous avons vu débouler une dizaine de personnes bien cravatées (au moins les hommes). Des travaux d’agrandissement du restaurant venaient de s’achever. Mon patron ne pouvait pas être présent ce jour là et c’est moi qu’il avait chargé de recevoir ces gens. C’était la commission de sécurité et d’accessibilité qui venait se rendre compte si les travaux faits l’avaient été dans les normes.

J’ai donc pris mon plus beau sourire pour les accueillir. J’avais eu des ordres stricts pour que tout se passe bien.

Après avoir refusé un café que j’avais voulu leur offrir, les membres de la commission se sont promenés dans notre beau restaurant. Certains s’asseyaient à une table, d’autres passaient pour se rendre compte s’il y avait suffisamment de place entre les chaises des différentes tables.

Un moment, l’un a dit : voyons la sécurité. Ils ont inspecté les plafonds où des alarmes anti-fumée pas très décoratives étaient en nombre suffisant.

Je suivais le groupe espérant que tout se passerait bien. Un arrêt imprévu m’a fait entré dans le dos d’une petite dame. Tout rouge, j’ai balbutié des excuses qui furent acceptées. L’arrêt s’était produit devant une porte plus large que les autres. Il y avait dessus les lettres ‘WC’ avec dessiné, un monsieur assis sur une roue.

J’ai expliqué : ‘ce sont les toilettes pour les personnes handicapées.’ ‘Nous voyons bien’ m’a dit sèchement quelqu’un caché dans le groupe. J’étais en sueur. J’imaginais mon patron effondré par un refus de la commission d’ouvrir son restaurant.

‘Très bien’ a prononcé quelqu’un. Je croyais rêvé !

La commission a continué sa balade.

Elle est repartie comme elle était arrivée, refusant un café offert.

Je me suis assis en essuyant mon front avec un mouchoir tout mouillé. Je n’y croyais pas ! »

Surpris, j’ai demandé à mon copain pourquoi il avait eu si peur.

« Imagine qu’ils aient demandé l’ouverture de la porte des WC pour handicapé. J’aurais d’abord du chercher la clé parce que la porte est toujours fermée et si j’avais trouvé la clé, quel spectacle aurait été découvert ! Ces WC servent de débarras pour les balais et les seaux des femmes de ménage ! »

J’ai murmuré : ‘c‘est comme dans mon blog au numéro 8’ Mon copain m’a demandé ce que je marmonnais. ‘va sur mon blog Internet et lis le numéro 8, tu comprendras.’

Renseignement pris auprès d’autres qui ont reçu aussi cette commission, c’est la norme (si je peux dire !) de constater qu’il y a bien des portes avec le sigle handicap mais sans jamais les ouvrir !

Mesdames, messieurs, ouvrez les portes bon sang !!!

Aperçu d'un WC pour handicapé....

Aperçu d'un WC pour handicapé....

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 14:45

J’écoute quelqu’un qui est en maison de retraite. Elle aussi aime la vie et en profite le plus possible avec ses 90 ans.

« Pourtant, dit-elle, on ne fait pas grand-chose ici pour que nous soyons heureux. Même la solidarité entre nous nous est interdite ! L’autre jour j’ai voulu tartiner de la confiture pour ma voisine de table au petit déjeuner. Elle ne peut plus le faire elle-même tant ses mains sont déformées. Une fille s’est approchée dès qu’elle a vu mon geste et m’a interdit de continuer. ‘Elle doit le faire elle-même ! c’est de la rééducation’. En fait de rééducation elle ne boit que son café au lait chaque matin avec une paille ! »

Je me dis qu’on trouve toujours les meilleures prétextes pour casser la solidarité.

Mon amie continue.

« Parfois j’en ai marre. Avant-hier j’ai regardé sur le journal, il y avait un article sur l’euthanasie, j’ai lu jusqu’au bout sans trouver comment me l’appliquer pour en finir. J’ai bien pensé me jeter sous une voiture mais j’ai trop peur de n’être que blessée et souffrir davantage »

Je l’arrête pour détendre l’atmosphère. Je sais qu’elle aime l’humour un peu noir et lui dis :

« D’autant que toi tu ne seras que blessée ; le conducteur de l’auto, lui, se suicidera peut-être pour n’avoir pas pu t’éviter ! »

Éclats de rire qui rafraichissent un peu.

Nous parlons de chose et d’autre puis la conversation revient sur le mal de vivre.

« On a pris tout mon argent, dit-elle, normalement je dois avoir ce qu’ils appellent de l’argent de poche -tu te rends compte à mon âge !- mais je ne vois rien venir. Je reviens comme dans le temps lorsque j’étais jeune fille, fallait demander sans cesse un peu d’argent pour sortir ! J’ai travaillé des dizaines d’années pour en arriver là ! tu trouves ça normal ? On me prend pour une gamine.

Et puis si tu savais tout ce que je vois et j’entends ici ! Il y a des cris, des hommes et des femmes qui se baladent à poil dans les couloirs. Un homme a chié sous lui un matin, il a appelé, personne n’est venu et il est resté comme ça jusqu’au midi où il s’est fait engueuler. Il est incapable de se relever tout seul de son fauteuil mais il a toute sa tête. Il était humilié. Il n’y a pas assez de filles ici. Le weekend il n’y en a qu’une jusqu’à 17 heures puis elles sont deux pour servir à manger et coucher ceux et celles qui ne peuvent le faire tout seul. Nous sommes plus de trente dans le service ! »

Réalité des maisons de retraite et autres Ehpad…

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 08:18

Le remboursement des frais occasionnés par le handicap est un vrai parcours du combattant !

Prenons un fauteuil roulant par exemple.

Il y a remboursement intégral et immédiat si tu prends le fauteuil prévu par la sécurité sociale. Mais alors ta vie n’est pas améliorée pour autant, au contraire ! Ce fauteuil roulant est à peine roulable, il est ni sortable, ni maniable, ni transportable.

Tu en choisis donc un plus léger, un peu plus docile pour rouler là où tu veux aller mais tu sais que tu en seras de ta poche.

Il y a des remboursements possibles mais c’est là que commence le parcours du combattant.

Il y a dans un premier temps une partie remboursée par la MDPH (ancienne Cotorep) car dans le genre de remboursement il y a une préséance. La MDPH d’abord, le conseil général ensuite mais ne t’attends pas à ce que les deux cumulés correspondent au total de ce que tu as payé. J’en ai fait personnellement l’expérience il y a plusieurs années lorsque je me suis mis dans la tête de ne plus avoir de marches à franchir à cloche-pied pour prendre ma douche (faut dire que je saute encore aujourd’hui car le problème n’est toujours pas résolu !) Ce qui me restait à payer après les remboursements possibles était encore trop important pour que je me lance dans de tels travaux. Mais revenons à notre fauteuil.

Tu fais un dossier MDPH pour que le coût du fauteuil, ne soit pas trop élevé pour toi. Bien sûr tu avances l’argent car si tu dois attendre la réponse, tu as le temps de prendre racine chez toi. J’en connais un qui a attendu plus d’un an pour avoir réponse !

Mettons que tu as la réponse. Tu fais un autre dossier maintenant pour le conseil général au cas où il accepterait de t’aider un peu. Evidemment il manque toujours une pièce dans le dossier que tu as envoyé. Tu as enfin une réponse du conseil général que tu as failli refuser parce que tu ne demandes pas une aumône.

Bon, admettons que tu acceptes.

Maintenant il faut attendre le chèque. Quand tu le reçois ça fait deux ans que tu roules dans ton fauteuil !

Autres exemples entendus dans une rencontre avec des amis handicapés.

-Je suis sourd mais il me faut quand même des appareils auditifs à 3000 euros pièces. Pratiquement pas de remboursement de la sécu.

-Je suis en fauteuil, mes jambes sont mortes, l’aménagement pour conduire ma voiture avec accélérateur et frein au volant est de ma poche et ça coûte !.

-Je suis non voyant, la sécu ne rembourse que 20% de ma canne blanche.

-Je suis amputé d’une jambe, je dois acheter une voiture automatique qu’on trouve de moins en moins en bas de gamme.

-Le handicap dégrade mon visage, je dois acheter beaucoup de produits de beauté pour que je sois présentable !

Le manque d’argent nous insécurise. Par exemple : pas de voiture } pas de travail }pas de maison …

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 08:06

J’écoute un ami qui a une sclérose en plaque :

« Tu sais René, le plus dure pour moi est de mettre mon ego dans la poche !

Depuis quelques jours je suis obligé de demander de l’aide pour qu’on m’habille. Je suis sous la douche et quand c’est fini je dois appelé pour que quelqu’un passe mes vêtements.

C’est comme ça ! je suis bien forcé d’accepter mes limites mais c’est dur de ne pas pouvoir sortir seul.

Mais que la vie est belle ! oui la vie est belle, je crois que je l’apprécie mieux maintenant. L’entraide, l’amitié c’est formidable. Je suis scotché chez moi et je regarde beaucoup par la fenêtre et bien crois-moi si tu veux, c’est l’hiver pourtant la nature vit ! Les couleurs changent, les arbres eux ils sont bien cons maintenant qu’il fait froid ils se mettent à poil ! Malgré ce froid, la dureté de la terre, la tristesse du décor, les oiseaux sont toujours là et ils chantent ! Avoue qu’elle est belle la vie ! »

‘La vie est belle ’ je l’entends souvent ce cri de ravissement et chaque fois il sort de la bouche d’amis handicapés ou malades, parfois de celle de bien-portants aussi mais peu.

118. La vie est belle !
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 08:59

Histoire vraie, comme toujours !

Il est jeune, fou de moto. Il roule comme tous les motards. Il est bien protégé. Casque, gants et combinaison cuir. Que peut-il arriver ?

C’est le choc. Comment ?

Le jeune est amputé d’un pied.

Il est couvreur de métier.

Après un long séjour en hôpital et maison de rééducation avec appareillage, il retrouve ses copains couvreurs et son patron.

Il supplie son patron : « Si je ne remonte pas sur les toits, je suis mort ! »

Le patron dit finalement OK pour un essai.

L’essai est concluant et l’amputé retrouve ses toits !

Après plusieurs mois, le patron remarque : ‘si ils étaient tous comme lui, ce serait une boite qui marcherait encore mieux !’

Une belle histoire.

Le jeune m’a dit : ‘Quand on est handicapé il faut toujours prouvé qu’on est capable de !’

  • En 2005, le taux d'emploi des handicapés en âge d'activité s'élève à seulement 38%, alors qu'il est de 78% pour les autres travailleurs. Deux tiers des handicapés au chômage souhaiteraient travailler, mais ne peuvent trouver un emploi; (Bureau international du travail)
  • Mythe : Le taux d’absentéisme chez les employés handicapés est plus élevé que chez les employés non handicapés

Réalité : Les études effectuées par des sociétés comme DuPont révèlent que les employés handicapés ne s’absentent pas plus que les autres employés. En fait, ces études révèlent qu’en moyenne, l’assiduité des personnes handicapées est meilleure que celle des personnes non handicapées.

  • Mythe : Les personnes handicapées ne peuvent pas répondre aux normes de rendement, ce qui constitue un risque en matière d’emploi.

Réalité : En1990, DuPont a effectué un sondage auprès de 811 employés handicapés et a constaté que 90 % d’entre eux avaient un rendement au travail moyen ou supérieur comparativement à 95 % pour les employés non handicapés. Une étude effectuée par DuPont en 1981 concernant 2 745 employés handicapés a révélé que 92 % des employés handicapés avaient un rendement au travail moyen ou supérieur comparativement à 90 % des employés non handicapés. Les résultats de l’étude de 1981 étaient comparables à ceux de l’étude du rendement au travail effectuée par DuPont en 1973.

Mythes : http://www.gnb.ca/0048/PCSDP/PDF/Myth%20Busters%20FR.pdf

117. Couvreur : c’est le pied !
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 07:39

Reçu d’une amie non-voyante de Valenciennes :

« Le président de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France, FAF, Monsieur Vincent MICHEL, s’est vu refuser l’accès à la chambre qu’il avait réservé dans un hôtel de Lille (l’hôtel Chopin, rue de Tournai).

Raison invoquée : il est aveugle et ne peut donc se débrouiller seul.

Vincent MICHEL ne décolère toujours pas : « En plein 21e siècle, en France, dans la ville de Martine AUBRY, une personne aveugle est interdite d’accès à la chambre d’hôtel qu’elle avait réservée parce qu’elle est handicapée visuelle et sous prétexte qu’elle ne peut pas être autonome », déplore-t-il.
Encore un malheureux exemple de discriminations dont sont victimes, au quotidien, les personnes aveugles de notre pays.

Vincent MICHEL a porté plainte.

Il est essentiel de faire jour et de dénoncer ces agissements, qui clivent notre société. Les personnes handicapées n’ont pas à vivre ces discriminations en plus de leurs handicaps.

Merci aux medias qui se feront les relais de cette triste expérience, pour qu’enfin elles cessent. »

Les mal ou non-voyants jouent aussi à la pétanque.

Les mal ou non-voyants jouent aussi à la pétanque.

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