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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 05:47
134. Des parkings pour sauver la sécu.

Je vais en ce moment un peu plus souvent que d’habitude à l’hôpital de Lille. Dermatologie et prothèse.

Aujourd’hui (15 avril 2014), pour la première fois, le médecin a remis en cause le fait que je fasse le trajet Valenciennes – Lille en VSL.

‘Pour faire des économies’ me dit-elle en signant, assise, des papiers.

A part signer des papiers, elle a pris une photo de la plaie du moignon pendant la consultation. C’est tout ce qu’elle a fait puis s’est rassise et a repris ses papiers.

‘Si y’avait qu’ça pour faire des économies’ que je réponds désabusé.

Elle enfonce le clou.

‘Vous conduisez, vous marchez, vous pouvez aller sur un parking.’

‘Y’a pas de place. Et puis vous m’avez dit de porter le moins de temps possible la prothèse et, quand je la porte, de ne pas trop marcher avec !’

Elle ignore ce que je viens de dire et continue sur sa lancée.

‘Vous avez une carte pour vous garer ? Vous avez des places de parking prioritaires.’

Je suppose qu’il s’agit d’une carte GIC.

‘Quand j’arrive en VSL je constate que toutes les places sont prises, même le chauffeur du VSL ne sait pas où se garer et dès qu’on a descendu du véhicule, il part.’

Le médecin finit ses signatures et me dit au revoir et à bientôt. Je réplique :

‘A bientôt, je ne sais pas. Il y a des parkings pour le personnel, du moins j’espère, pour les visiteurs, pourquoi n’y aurait-il pas de parkings pour les patients ? Si je venais avec ma voiture personnelle je serais obligé de me garer n’importe où et risquerais de retrouver ma voiture à la fourrière en sortant d’une visite médicale.’

Deux jours auparavant j’ai fait l’expérience de la solitude d’une voiture garée sur un parking.

J’étais devant un guichet où il était marqué ‘ACCUEIL’ Je dois y passer avant de m’installer dans la salle d’attente du médecin.

Devant moi, une femme jeune et jolie.

Je dis bonjour.

Pas de réponse.

La femme continue à papoter avec ses copines derrière le guichet. Elles parlent d’imprimantes. Elles comparent les prix et la simplicité de celles qu’elles ont chez elles.

Ça dure bien six minutes chrono. Je tousse de temps en temps, je grogne, mais rien n’y fait.

J’ai une patience certaine mais parfois ce n’est qu’une certaine patience ! Je me sens ignoré, invisible, délaissé comme une voiture garée sur un parking.

Je dis enfin, assez fort pour que tout le monde entende :

‘Je suppose que maintenant on passe directement dans le cabinet du médecin ?’

La femme jeune et jolie réagit comme si je l’avais agressée :

‘Non, non, monsieur ! Attendez ! Donnez-moi votre carte vitale !’

‘Il suffit de’, aurait dit mon arrière grand-père que je n’ai pas connu.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 06:48

Une amie a ses jambes déformées suite à une naissance difficile par le siège. Le médecin n’a pas pris de gants (si on peut dire !) pour sortir la copine par les jambes.

Aujourd’hui elle a ses hanches abîmées et un appareil pour maintenir sa jambe droite.

Elle marche difficilement avec deux cannes.

Un jour, au travail, elle ressent une douleur intense au genou de sa jambe gauche. Elle souffre tant, qu’elle va aux urgences d’une clinique.

Là, il est diagnostiqué ‘épanchement de synovie’.

Le chirurgien de service lui prescrit des compresses de synthol et la renvoie chez elle.

La prothèse de la jambe droite est faite de barres en ferraille pour remettre la jambe plus ou moins rectiligne. Lorsqu’elle marche, les genoux de mon amie frottent l’un contre l’autre et le contact avec la ferraille est souvent brutal. D’où l’épanchement de synovie.

Bien sûr, il existe des prothèses dans une autre matière que cette ferraille mais madame Sécu qui croit ainsi dépenser moins d’argent, ne rembourse que la prothèse et ses deux barres de fer, pour une autre prothèse plus légère et moins douloureuse c’est au frais du handicapé. Mon amie qui n’a pas les moyens subit la tyrannie de la Sécu avec sa prothèse qui aurait pu être utilisée comme instrument de torture pendant le Moyen-âge.

Cette histoire m’a été racontée par l’heureuse bénéficiaire de cette prothèse pendant que nous allions voir le spectacle des frères Taloche, deux humoristes Belges. Un bon moment de bonne grosse rigolade. Ça fait du bien de temps en temps ! On oublie les prothèses et autres handicaps !

Nous étions une dizaine de l’association APF à avoir fait le déplacement pour ce spectacle. En arrivant, les amis en fauteuil électrique ont eu du mal à se frayer un passage dans la foule. Personne ne voulait bouger craignant de perdre une place dans la file d’attente.

Nous avons eu un bon accueil des organisateurs. Malheureusement nous avons été mis dans l’endroit de la salle où on voyait le moins bien : devant, sur l’extrémité d’un côté. Mais bon, rien n’est parfait ! Si on ne voyait pas tout, on entendait même si les sketches de ces deux frères sont souvent visuels. On peut rire par contagion, pas forcément pas vision …

Vous ne voyez pas grand chose ? C'est normal, vous êtes mal placé.

Vous ne voyez pas grand chose ? C'est normal, vous êtes mal placé.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 07:50

Un extrait de mon bouquin ‘Tout s’achète ?’

Dans la nouvelle « Deus fois vainqueurs … » Je fais faire un parcours au commissaire Réveillé dans la grande maison ‘Sécurité Sociale’. Ce n’est pas une histoire vraiment imaginaire mais ‘imaginairement vraie’. Je l’ai personnellement vécu sans être pour autant commissaire de police, je recherchais seulement un dossier médical et j’ai été baladé ainsi à travers les services racontés ci-dessous.

‘Réveillé était devant la grande maison. C’était la Sécurité Sociale. Il n’avait jamais eu l’occasion d’y entrer. Il avait la chance d’avoir une santé robuste et ne se souvenait pas d’avoir avalé des médicaments.

Il s’avança vers le guichet où était inscrit le mot ‘Accueil’. Il prit la file d’attente et au bout d’un quart d’heure, il fut enfin devant l’hôtesse.

Il dessina sur son visage le plus beau sourire qu’il avait dans ses réserves.

-Bonjour mademoiselle.

-Bon jour monsieur, c’est pourquoi ?

Il avait préparé sa plaque de police qu’il présenta.

-Je voudrais un renseignement. Quelqu’un de chez vous a peut-être fait une visite hier matin au domicile d’une personne handicapée, monsieur Denis Vallon. Si c’est affirmatif, j’aimerais rencontrer cette personne.

-Vous me demandez quelque chose difficile à rechercher.

-Dans une grande maison si bien organisée, il doit être possible de se renseigner.

L’hôtesse regarda le commissaire et se demanda s’il se moquait d’elle ou s’il croyait ce qu’il disait.

-Quelle est l’année de sa naissance ?

-Monsieur Vallon a 53 ans, il doit donc être né en 1946.

L’hôtesse prit le téléphone et appela le service concerné. Il fallut attendre. Réveillé devinait qu’il était en train de dérégler une belle machine. ‘Je dois jouer le rôle du grain de sable’ pensa-t-il.

Cela dura 10 minutes. Derrière le commissaire, la file s’allongeait et des assurés commençaient à manifester bruyamment leur impatience.

L’hôtesse reposa le combiné.

-Il vous faut aller de l’autre côté de la rue, au service contentieux. Je pense qu’on pourra vous renseigner.

-Vous pensez ou vous êtes sûre ?

-Ecoutez, j’ai fait ce que j’ai pu et il y a du monde derrière vous.

-Vous faites votre travail, moi je fais le mien. Monsieur Denis Vallon a été assassiné.

L’hôtesse fut abasourdie. Elle n’entendit pas le commissaire lui dire au revoir et la personne suivante dut poser trois fois sa question avant que l’hôtesse reprenne ses esprits.

-Oh ! Excusez-moi, je vous écoute.

-Il faut prendre du repos mademoiselle.

Réveillé traversa la rue. Il vit une plaque : ‘Service contentieux de la sécurité sociale’. Il y avait dix marches à franchir. Il pensa à Patricia Joliesse dans son fauteuil …

Là encore, il y avait une hôtesse. Elle était derrière un grillage. Réveillé montra à nouveau sa carte et dit en riant :

-Vous faites un métier si dangereux pour qu’il y ait ce grillage ?

-Vous savez monsieur, il arrive que nous soyons pris à parti par des assurés mécontents et coléreux.

Le commissaire redit ce qu’il cherchait.

-Je pense qu’on saura vous dire quoi au service contentieux si la visite a été faite suite à une réclamation.

Vous prenez l’ascenseur. C’est au troisième étage.

-Merci.

Réveillé se dirigea vers l’ascenseur puis revint vers l’hôtesse.

-Vous m’avez bien dit au troisième étage ? Sur la porte de l’ascenseur il est indiqué que le contentieux est au deuxième étage.

-Je sais. Le service a été déménagé il y a quinze jours et nous n’avons pas encore eu le temps de changer la pancarte.

-Ah bon !

Une drôle de maison, se dit Réveillé. C’est encore pire qu’au commissariat…

Au troisième étage, il y avait un long couloir. Sur l’une des portes, une autre pancarte disait : ‘Service contentieux. Frappez et entrez ‘.

Fallait-il s’y fier ? Réveillé obéit quand même et se trouva dans un réduit. Il y avait un bureau et deux chaises. Il aurait été difficile d’en mettre plus. Une cloison cachait les autres pièces. Il y avait des bruits de machines et de voix. Au bout de la cloison, il y avait une porte ouverte.

Réveillé attendit cinq minutes. Il allait frapper contre la cloison lorsqu’une femme franchit la porte ouverte.

Il répéta son histoire. La femme ne dit rien et disparut. Il y eut encore cinq minutes d’attente. Cette fois ce fut un homme qui apparut.

Réveillé raconta pour la troisième ou quatrième fois son histoire, il ne savait plus très bien lui-même et commençait à perdre patience.

-Ecoutez, ça va faire une heure que je suis dans cette maison. J’ai une enquête à mener et je voudrais qu’elle soit rapide. C’est une question d’efficacité.

-Je vous comprends.

L’employé tapota sur un ordinateur qui trônait sur le bureau. Il fallut plusieurs minutes avant qu’il ne reprenne la parole.

-Vous avez raison, quelqu’un de chez nous a été voir monsieur Denis Vallon hier matin. Vous êtes bien renseigné ! Il s’agit de madame Petitpain.

-Je voudrais la rencontrer, s’il vous plaît.

Réveillé était content de tenir enfin un bout de piste. Il se remit à sourire, pas longtemps car l’employé lui dit :

-Il faut que vous alliez de l’autre côté de la rue et vous rendre dans le hall d’entrée.

-Mais j’en viens !

-Madame Petitpain vous y attendra. Je vais lui téléphoner.

Réveillé avait perdu tout humour.

Il reprit l’ascenseur et lança à l’hôtesse qui était toujours derrière son grillage :

-Je comprends que vos clients puissent être coléreux !

Il rouvrit la porte du hall d’accueil et regarda presque méchamment celle qu’il avait déjà vue. Elle se sentit obliger de lui dire :

-Je ne pouvais pas savoir… Madame Petitpain vous attend.

Elle désigna une femme qui arrivait lentement.

Monsieur le commissaire Réveillé ? Suivez-moi, nous allons nous installer dans un bureau discret.

132. Accueil à la Sécu
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:53

Auchan Petite Forêt près de Valenciennes.

J’arrive dès 8h45 pour faire quelques courses en vitesse (si je peux dire). J’arrive près de l’enclos ( ?) réservé au stationnement des GIC. Surprise ! les vingt places sont toutes occupées !

Dans d’autres endroits de la ville aussi j’ai souvent beaucoup de mal à trouver des emplacements GIC libres. Certes, chaque véhicule est muni du macaron adéquat.

La question est : qui sont les détenteurs de ces macarons dont les véhicules sont ainsi garées ?

Si on attend patiemment, on voit arriver, parfois en courant des hommes, des femmes, en forme, aux pas assurés. Ils portent un ou deux sacs, poussent un caddy à la gueule pleine, sourire à la bouche, sans complexe, étonnés d’être interpellés, si on ose le faire, sur la place qu’ils ont prises pour garer leur voiture.

-Mais j’ai un GIC ! là, regardez !

Si on osait encore davantage, on leur demanderait de montrer leur carte handicapé. Peut-être comprendront-ils avant ?. La carte qu’ils ont est au nom de leur fils ou de leurs vieux parents ou etc. Ils savent ou devraient savoir (mais j’espère qu’ils ne sont pas idiots) que la carte est nominale et ne peut être utilisée que par ses heureux ( ?) bénéficiaires. Si le ou la bénéficiaire n’accompagne pas les utilisateurs de la voiture, le macaron GIC ne doit pas être utilisé.

C’est aussi simple que cela !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 06:14

Dans le numéro 128 je parlais de ma visite à l’hôpital de Lille.

Celle-ci a eu lieu et dans les plus brefs délais puisque j’ai été invité à m’y rendre le 21 mars.

Ils étaient six du personnel de la santé autour de moi ! deux chirurgiens, dermato, médecin prothésiste, médecin spécialiste, infirmière. (petite remarque : je n’ai jamais vu de chirurgienne mais je n’ai qu’une petite expérience)

Ils venaient d’hôpitaux différents de la cité hospitalière. Ils étaient sortis de chez eux pour rencontrer des confrères, confronter leurs connaissances, travailler ensemble, pour résoudre mon problème et cela devant moi ! sans langue de bois, ils pensaient tout haut même si certains mots faisaient frémir (nous pourrions découper ici, creuser là …)

Jamais ils n’ont parlé derrière mon dos, me demandant mon avis, me posant des questions : ‘Vous avez mal ? Où ? Quand ? Comment’ etc.

J’ai mis la main à une oreille un moment pour me rendre compte si j’avais bien mes appareils auditifs car je croyais entendre de travers. En effet, l’un des médecins a dit à ses confrères : ‘Je vous fais telle proposition, mais je parle sans savoir car je n’y connais rien dans le domaine de la chirurgie’. C’est la première fois de ma vie que j’entendais quelqu’un du corps médical oser avouer qu’il ne savait pas ! Tout arrive ! Il y a des trésors à Lille ! On aimerait voir ça dans tous les hôpitaux, cliniques et autres lieux médicaux !

Des décisions ont été prises. Le chirurgien n’était pas chaud pour intervenir : emplacement trop fragile. Une nouvelle prothèse sera donc faite, elle sera différente, avec double paroi. La première ajourée pour que les endroits où sont les plaies ne soient pas écrasés, l’autre par-dessus et fermée pour que la prothèse n’aille pas plus vite que moi en ne se sauvant au premier pas ! Je suis déjà allé mardi (4 jours seulement après cette rencontre !) à Swinguedau (un nom d’hôpital qui donne envie de danser !) J’y retourne mardi dans quinze jours parce que la semaine d’après je ne pouvais pas. Un record pour faire et essayer une prothèse !

Nous attendrons les résultats de cette prothèse. Si la cicatrisation se fait d’elle-même, youpi ! sinon place au chirurgien…

Logo emprunté à l’Association des familles atteintes de la maladie de von Hippel-Lindau en France. Pour moi ce logo est le symbole de la réunion des professionnels de santé avec les malades.

Logo emprunté à l’Association des familles atteintes de la maladie de von Hippel-Lindau en France. Pour moi ce logo est le symbole de la réunion des professionnels de santé avec les malades.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:11

Même là où on devrait aider les handicapés à la recherche de travail tout est remis en question en leur mettant des bâtons dans les roues. On veut compliquer leur recherche de travail qui l’est pourtant déjà beaucoup !

C’est en effet à la MDPH que nos avons eu ce débat :

Quelqu’un qui est handicapé doit-il être reconnu automatiquement ‘travailleur handicapé’ ?

Pour la majorité des présents du moment que le handicap n’empêche pas le travail, il n’y a pas à accepter l’appellation ‘travailleur handicapé’.

On oublie alors de se poser quelques questions.

Cette femme qui fait la demande ne le fait-elle pas à la demande de son patron ? Si il lui est répondu non, que lui arrivera-t-il ?

La femme, source de notre questionnement, bosse d’après son C.V., de CDD (contrat à durée déterminé) en CDD. Si un boulot lui est empêché à cause de son handicap, elle sera reconnue alors travailleuse handicapée ! Un coup oui, un coup non ! De toute façon il n’y aura pas de coup du tout. Si un patron acceptait d’aménager le poste de travail en fonction du handicap de cette femme il ne le ferait pas car il n’aurait pas d’aide du Fongécif puisqu’elle ne serait pas reconnue handicapée étant donné que son travail précédent ne lui avait pas permis cette reconnaissance !

Une histoire de fou ! Si on va jusqu’au bout de ce raisonnement absurde, une travailleuse qui aurait son poste aménagé ne pourrait plus être reconnue travailleuse handicapée puisque son handicap ne l’empêche plus de travailler !

Après chaque licenciement il faudrait bien sûr rechercher du travail mais ne refaire un dossier pour la MDPH qu’après avoir trouvé du boulot puisque c’est en fonction de lui que la personne sera reconnue travailleuse handicapée ou non. Et une fois la reconnaissance reconnue ou non, comment réagira le patron ? Je vous le dis, une histoire de fou !

Comme si celles et ceux qui sont handicapés avaient besoin de ce nouvel obstacle dans leur parcours du combattant.

Pire, cette décision de non reconnaissance signifie qu’être ou non handicapé n’est pas attaché à une personne mais à un travail !

Et les 6% d’embauches obligatoires varieront selon le travail proposé. Ca va certainement simplifier la vie des patrons ! Une fois il pourra mettre la personne dans les 6%, une autre fois, non. Il embauchera donc en fonction du handicap, si il l’intéresse ou non ! non en fonction de la personne et de ses compétences.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer !se dit la MDPH. C’est la devise de ces gens qui décident de la vie des handicapés sans l’être eux-mêmes.

Exemple de parcours du combattant :

Exemple de parcours du combattant :

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:04

J’ai actuellement les mêmes ennuis qu’au temps où j’allais aux soins à l’hôpital de Valenciennes il y a trois ans.

Je vais maintenant dans les hôpitaux de Lille (‘Swinguedaw’ pour la prothèse et ‘Huriez’ pour la dermatologie).

Si je fais la différence entre Valenciennes et Lille ….Y’a pas photo !

A Lille la dermato parle avec moi. Pour elle j’existe ! Elle n’est jamais seule quand elle me rencontre, toujours entourée par une cour avide de savoirs mais même ceux-là me regardent, me font des clins d’œil.

J’ai donc des petits soucis avec mon joli moignon qui se fait remarquer, pensant qu’une plaie le rend plus joli. Il voit les filles se mettent des couleurs sur les joues ou les paupières et il veut faire pareil sauf que ses couleurs à lui sont affreuses et il n’a pas été les acheter dans une parfumerie. Il ose quand même se montrer et s’afficher devant toutes ces femmes qui le regardent (le milieu dermato est très féminin). Il croit, mon mignon moignon, intéresser les femmes alors qu’aucune ne le trouve joli et même le critique. Lui fait la sourde oreille, le principal est qu’on le regarde. Il est heureux et il est bien le seul !

Bref, vu l’état de ce pendentif, une décision doit être prise pour la suite des événements car ça ne peut pas durer comme ça. Il faut faire comprendre à ce moignon qu’il doit se calmer. Ses maquillages lui font plus de mal que de bien.

La dermato m’a informé qu’une décision devait être prise. Elle la sera entre elle, la toubib prothésiste et un chirurgien. Je suis invité à leur réunion. Oui, incroyable dans ce milieu, ils veulent entendre mon avis et travailler non à partir de photos mais de la réalité. Et ils veulent connaître mon avis sur la décision qu’ils proposeront.

Faudrait que les pontes spécialistes de Valenciennes aillent en formation à Lille pour qu’ils entendent parler au moins une fois de ce que veut dire les relations humaines et le travail d’équipe. A Lille, bien que d’hôpitaux différents, les spécialistes se rencontrent alors qu’à Valenciennes, dans le même hôpital, ils en sont incapables ! (A Valenciennes je parle du service ‘Dermatologie’, je ne connais pas les autres)

Dommage que pour Lille le VSL me fasse poireauter une heure pour venir me rechercher … mais je préfère attendre et rencontrer des gens biens plutôt qu’être sur place à Valenciennes. De toute façon on y attend aussi et c’est pour rencontrer des pontes prétentieux et dédaigneux !

Un bémol à cette belle et bonne façon de faire des hôpitaux de Lille : les délais. Cette rencontre à quatre se fera le 23 mars ou…. le 23 mai ! (soit un délai entre 1 et 3 mois.)

Ne suis-je pas un ‘patient’ ?

Je coupe ou pas ? et si oui j'en fait quoi de cette viande fraîche ?

Je coupe ou pas ? et si oui j'en fait quoi de cette viande fraîche ?

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 04:44
127. Entre lièvres …

Si j’étais un jeune petit lièvre, je courrais à quatre pattes au milieu des odeurs qui embaument les champs verts tachés de rouge et de jaune soleil.

Mais je suis un vieux gros lièvre qui se traîne sur trois pattes au milieu de champs trop grands avec une odeur qui reste attachée à mon moignon, celle des chiens méchants un jour de printemps.

Je hais les mottes de terre qui ne servent plus qu’à me cacher alors qu’hier j’étais heureux de les trouver pour bondir toujours plus haut.

Je maudis mes frères alertes qui regardent toujours devant eux alors que je suis derrière.

Je n’apprécie pas les moqueries de nos petits levrauts qui boitent pour m’imiter.

Avec un seule patte avant je ne peux plus m’enfoncer dans le gîte pour gratter la terre,

ni frotter mon nez sans me casser la figure au beau milieu du pré, encore moins capable de courir comme un fou à 70 à l’heure lorsqu'une une meute me prend en chasse.

Je suis content en imaginant la tête du chasseur qui n’aura dans son plat que trois pattes à manger. Il gueulera (il ne sait faire que ça) contre son fils l’accusant d’avoir volé la patte manquante. Et ils se battront à cause de moi ! Ah ! Ah ! Ah !

Ainsi couinait le vieux lièvre au pied de son frère Lelièvre amputé comme lui et tous les deux se mirent à rire :

Si un chasseur te prend en grippe, dit Lelièvre au vieux lièvre, montre-lui ta patte manquante il ira en chercher un autre qui soit complet !

Si un bayeur te fais une douche, dit le vieux lièvre à Lelièvre, demande lui de la faire de plein pied sinon avec ta patte manquante tu vas battre des ailes dans la cuvette !

Ils repartirent bras dessus, pied dessous en chantant à tue-tête : ‘Dans leur troupe y’a pas d’jambe de bois, y’a des nouilles mais ça n’se voit pas !’

127. Entre lièvres …
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 16:05
126. Histoire sans parole
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 09:52
125. Un salon chez les Belges.

Le vendredi 21 février 2014 j’ai eu l’honneur d’être invité au salon du livre de Bruxelles. J’y avais invité Laurent (un ami en fauteuil) mais vu l’éloignement du centre ville et les trams et bus qu’il aurait fallu prendre, il a décidé de ne pas venir, ne voulant pas rester toute la journée au salon du livre, ce qui est compréhensible.

Bien lui en a pris ! il n’aurait même pas pu quitter la voiture ! N’étant qu’invité, je n’ai pas eu accès avec ma voiture aux portes du salon.

Moi-même j’ai eu du mal à m’y rendre. Les amis belges nous ont habitué à mieux ! Pour mieux comprendre voir le petit reportage photos.

En arrivant, gravier à la descente de voiture

En arrivant, gravier à la descente de voiture

Après 50m de gravier trottoir posé pour le salon mais marche à franchir

Après 50m de gravier trottoir posé pour le salon mais marche à franchir

Rampe de lancement digne du saut à ski olympique.

Rampe de lancement digne du saut à ski olympique.

Réception en cas de chute en bas de la rampe de lancement

Réception en cas de chute en bas de la rampe de lancement

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