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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 09:31

quatre quoi ?

Et bien oui, 4 !

Incroyable n'est-ce pas.

le 22 décembre 2015 moins 4 = 22 décembre 2011.

Alors ? ça vous met sur la voie ?

le 22 décembre 2011... une voix sur internet....

oui ! 4 - quatre ans ! ce blog a quatre ans !!!!

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:04
222. En Vrac !

Suite logique de l’échange de courrier dont je parle au numéro précédent, nous (Julie, Laurent, Dominique et moi) avons demandé au maire une rencontre avec lui à la maison du citoyen de notre quartier. N’a-t-il pas, comme il écrit, un souci de dialogue constructif ?

Les pessimistes perdront ! Les vitres ont été posées aux fenêtres de notre futur espace culturel. J’en ai parlé avec un voisin du quartier. Il a parié que lundi ces vitres seront cassées. Pourquoi prédire ce genre casse qui n’a rien d’automatique ! Ou alors il faudrait appeler notre quartier non pas la Chasse Royale mais la Casse Royale !

Plus tard, lors d’un repas avec les anciens du quartier, une mamie me montrait la photo de l’un de ses petits-enfants. Combien avez-vous de petits-enfants, lui ai-je demandé ? Une soixantaine je crois, a-t-elle répondu. Après un sifflement admiratif, je l’ai félicitée en lui disant qu’elle avait bien travaillé pour la France. Que n’avais-je pas dit là !

Aussitôt la brave mamie a sorti une diatribe sur la France, ce pays qui va très mal, qui finira mal, qui ne durera plus longtemps parce qu’il va droit dans le mur etc.

De plus en plus, les gens partent battus avant même de se battre ! Oui, les pessimistes perdront.

Ce sont toujours les plus petits, les plus faibles qui nous montrent la route à suivre.

Regardez les parents de cet homme assassiné qui demandent dignement le retrait de la photo de leur fils qu’une fille Le Pen avait mise sur son site.

Voyez ces handicapés de tout âge qui ne lâchent rien malgré les papiers qu’ils doivent fournir pour la moindre petite demande de leur part, les démarches, véritables luttes, qu’ils doivent faire pour vivre et se déplacer comme tout le monde.

Ecoutez celles et ceux qui ne cessent de crier pour se faire entendre malgré le bruit assourdissant des bombes de tous les pays.

N’oubliez pas le regard de celle qui a subi la violence haineuse de Daesh et ses acolytes, un regard qui ne baisse pas, un regard gagnant !

Salon du livre à Etroeungt. C’est la même chose à tous les salons. Quelques personnes se déplacent pour voir et seulement pour voir ! Celles et ceux qui ont écrit et qui sont sagement assis derrière leur ‘progéniture’, n’osent pas regarder ces visiteurs, en effet dès que les regards se croisent, pfuitt ! c’est la fuite !

Le futur espace culturel de la Chasse Royale cherche un nom. Des propositions ont été faites au conseil citoyen. Il y en avait 6 et nous ne pouvions pas en ajouter. Les propositions étaient faites par le maire et c’est lui qui aurait le dernier mot.

Bizarrement, dans les noms proposés il y en avait déjà qui était pris par un autre centre ou une rue ou une école. Par exemple : l’Athéna, Jean Mineur, Jules Marmottan (il a déjà une rue et il a été … directeur des mines de Bruay, figure du paternalisme !)

Les autres noms étaient : Le Lab, le centre Michel Duchaussoy (acteur français né à Valenciennes), L’Odyssée.

Pourquoi avoir proposé des noms déjà pris, le choix devenait restreint ! Manifestement le maire a déjà fait son choix. En effet son adjoint à lourdement insisté sur l’originalité du Lab. Laboratoire d’idées, de recherche. Pour nous le nom faisait plutôt penser à une pharmacie ou un lieu d’expérimentation sur animaux ! Finalement le conseil citoyen a voté et une importante majorité (70 à 75 %) s’est dégagée pour ‘L’Odyssée’. Un nom qui évoque l’aventure, la recherche, le voyage….

Nous verrons bien, les paris sont ouverts ! Le Lab ou L’Odyssée ou un autre nom sorti du chapeau

On prend les forces qu'on peut !

On prend les forces qu'on peut !

Salon du livre à Etroeungt

Salon du livre à Etroeungt

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:16

Après la réaction du maire dans ‘La Voix du Nord’ au sujet de l’impossibilité pour des personnes handicapées et se déplaçant en fauteuil de franchir une passerelle pour se rendre au tram par exemple, nous avons été quatre (Julie, Laurent, Dominique et moi) à faire une lettre commune à notre maire. Celui-ci avait en effet dit : cela ne concerne que trois ou quatre personnes, ça n’est donc pas trop grave.

Je vous mets ci-dessous notre lettre puis des extraits de la réponse du maire de Valenciennes.

Monsieur le Maire,

Nous sommes quatre handicapés et nous nous déplaçons en fauteuil.

Des rochers nous empêchent de nous rendre de la Chasse Royale à Du Temple et vice-versa soit pour prendre le tram à la station Du Temple, soit pour aller au centre médical « Medec » à Chasse Royale.

C’est votre réponse lue dans la Voix du Nord du vendredi 20 novembre 2015 qui provoque notre lettre.

En effet vous dites : « seules deux ou trois personnes sont pénalisées ».

Et alors ? Serions-nous deux ou trois personnes (voire quatre !) qui ne comptons pas pour vous ?

Malheureusement ça tombe bien souvent sur les personnes handicapées qui se sentent mises sur la touche.

Serions-nous des citoyens de seconde zone ? N’avons-nous pas le droit de vivre comme tout le monde ? De nous déplacer là où nous voulons ?

Il serait bien que les décideurs prennent le réflexe de proposer à une personne handicapée de faire un essai de passage lorsqu’un travail d’accessibilité est réalisé sur la route ou ailleurs. On ne s’en rend pas bien compte dans un bureau même si on est handicapé.

Nous espérons, monsieur le Maire, que vos paroles ont dépassées votre pensée et que pour vous, nous sommes des personnes qui comptent comme tout citoyen de Valenciennes.

Veuillez agréer Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

Extraits lettre du maire :

« Tout d’abord je voudrais dissiper un malentendu suite aux propos rapportés par ‘La Voix du Nord’ (…)

Si j’ai pu, sans le vouloir, vous blesser, je tiens à m’en excuser auprès de vous.(…)

Vous n’êtes évidemment pas des ‘citoyens de seconde zone’ (….)

Cette passerelle a posé et continue de poser de sérieux problèmes de sécurité (…) Plusieurs aménagements ont ainsi été réalisés (…) A chaque fois, et très rapidement, ces systèmes ont été détériorés, sciés, cassés, détruits …

A ce jour, un système d’enrochement, qui porte le coût supporté par la Ville à plus de 20 000 euros pour l’installation de tous ces équipements de sécurité (…)

Il n’existe en l’état pas de solution miracle, je vous l’accorde. (….)

Aujourd’hui, au vu des moyens humains et financiers déjà engagés, j’ai demandé aux services techniques de la Ville de poursuivre leur réflexion pour tenter de trouver un nouvel engagement, capable de concilier sécurité et accès aux personnes à mobilité réduite ainsi qu’aux poussettes.

Dans un souci de dialogue constructif, je reste bien entendu prêt à étudier avec vous la mise en place d’une solution alternative, à en discuter avec vous, soucieux de trouver pour vous, avec vous, une alternative conjuguant accessibilité et sécurité.

(…)

En espérant que nous en arriverons là...

En espérant que nous en arriverons là...

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 20:07
220. Création.

Envole-moi vers la Beauté

Promène-moi dans les cieux enchantés

Caresse-moi avec l'archet brûlant

Bondis-moi dans le pays blanc

Accueille-moi dans le monde riant

Montre-moi les enfants chantants

Efface-moi du milieu des meurtriers

Envole-moi avec les hommes d'amitié

Avalanche-moi dans les flots rafraîchissants

Allonge-moi sur les prés apaisants

Dessine-moi une terre vivante

Libère-moi de la planète captivante

Ensoleille-moi d'une lumière crue

Revêts-moi de splendeur nue

Arrache-moi du sol

Prends-moi dans ton envol

Chaque matin c’est la même merveille :

Lever du soleil.

Chaque jour la naissance de l’espoir ;

Pourtant chaque soir c’est le noir.

Ils ne se ressemblent pas les cris

Selon les pays :

Cris de détresse, de joie ou de peur,

Fatigue ou ardeur.

Sécheresse annoncée à l’horizon,

Le lieu devient prison.

Si cela ne touche pas ma maison

Ce n’est pas un poison !

La liberté n’a pas même valeur

Ici ou ailleurs.

L’avion survole fêtes ou famines,

Sable fin ou mines.

On ne fredonne pas ici ou là, l’égalité

Sur le même ré.

A New-York, Bagdad, Pékin ou Paris,

Différents les prix !

Dans New-York, Bagdad, Pékin ou Paris

On fait le tri :

Différences entre habitants de la ville :

Pauvres ou habiles.

Inégalités entre les continents :

Riches ou affamés paysans.

Notre planète est un petit village,

On y vit, on y enrage.

Quartiers Chrétiens ou Musulmans,

Noirs ou Blancs.

Rues des partis frères et ennemis

Bénis et bannis.

Partout sont érigées des barricades

En cascade.

Ici enfants riches, surprotégés,

C’est fragilité.

Les enfants pauvres meurent de faim :

A peine nés c’est la fin !

Le soleil se faufile doucement

Pour bons et méchants.

Lassée de leurs querelles,

La terre est si frêle !

Déplorable gâchis humanitaire,

Agonie sur terre.

La larme ne peut plus rien changer,

Il faut être enragé

Pour reconstruire comme avant la pomme.

Reconstruire l’homme

Redécouvrir la valeur de tous,

De l’enfant qui pousse,

De la fleur qui fleurit,

De l’étoile qui sourit,

De la femme qui chante,

Du soleil qui enchante,

De celles qui travaillent,

Des saisons sans bataille,

De ceux qui tendent la main,

Des forêts, de leurs étonnants chemins.

Se souvenir d’un tas d’erreurs passées

Sans recommencer.

Utilisons nos différences :

Tous dans la danse !

Le monde redevient merveilleux,

Comme l’aime Dieu.

Se parler, se regarder comme on est

Et l’amour renaît !

Oh, création !

Envole-nous vers la Beauté

Promène-nous dans les cieux enchantés

Caresse-nous avec l'archet brûlant

Bondis-nous dans le pays blanc !

220. Création.
220. Création.
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 19:32

La maman a 80 ans, l’enfant 50 ans.

L’enfant a eu un gros pépin de santé et est devenu dépendant pour la marche, le manger, se laver. Il est divorcé et désormais seul.

Au bout d’un moment l’hôpital lui a dit de partir ; pas de maison d’accueil où aller. Retour chez la maman.

Elle dit se retrouver 50 ans en arrière lorsqu’elle devait prendre soin de son enfant alors bébé. La maman n’en peut plus. ‘Ce n’est pas de mon âge’ dit-elle avec raison.

C’est vrai. Il y a un temps pour tout. Un temps pour élever l’enfant ; un temps pour que l’enfant devienne indépendant avec la famille qu’il a fondée ; un temps pour que l’enfant prenne soin de ses parents en les visitant, en prenant de leurs nouvelles régulièrement, en les invitant de temps en temps chez lui.

Pour cette maman c’est le monde à l’envers.

Aucune proposition de prise en charge psychologique ni à l’un ni à l’autre. C’est pourtant tellement à la mode d’après les infos à la télé ou à la radio : ‘ils ont été pris en charge par une cellule psychologique’. Là pas de cellule, pas de psy du tout !

La maman qui veut vivre sa vie, a une grosse activité associative. L’enfant a peur quand il se retrouve seul dans la maison. Que faire ?

La maman est au bord de la dépression. Il y a seulement une visite journalière par jour. Visite professionnelle, donc rapide.

Des mamans ont eu la chance de trouver une maison d’accueil pour leur fils….en Belgique.

La France est sous-équipée pour accueillir les femmes et les hommes handicapés de plus de vingt ans jusqu’à leur retraite. Trouver une maison est devenu une question de chance !

219. La mère et l’enfant.
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:56

Le 19 novembre nous avions rendez-vous avec la Voix du Nord. Nous c’est Julie, Laurent et Dominique, des amis obligés de se déplacer en fauteuil électrique. Des rochers pour empêcher les motos de passer nous empêchent nous aussi de passer. Nous avons demandé un changement mais rien ne s’est fait d’où notre rencontre avec la Voix du Nord.

Ci-dessous l’article de la Voix du Nord et quelques remarques après que je me suis permis de glisser…

La semaine prochaine c’est le journal l’Observateur que nous rencontrerons.

« La passerelle, entre la Chasse-Royale et Du Temple, n’en finit plus de poser problème. Théâtre de fréquents actes de vandalisme et même d’une tentative d’homicide volontaire (par jets de parpaing sur les voitures), elle cristallise aujourd’hui le mécontentement de personnes en fauteuil. Des riverains piégés par les mesures de sécurité prises par la ville.

« Je ne peux plus me rendre chez le médecin », confie Julie Bétrémieux. Vivant à Du Temple, rue du Carreau, elle empruntait régulièrement la passerelle pour se rendre à la maison médicale, rue Jean-Baptiste-Corot, à la Chasse-Royale. Aujourd’hui, elle doit faire un détour de plus d’un kilomètre avec son fauteuil roulant motorisé, en passant par La Sentinelle. Mieux vaut pour elle que son médecin ne soit pas en grève ce jour-là…« Je suis coincé dans le quartier », témoigne Laurent Baivier, de la Chasse-Royale. Idem pour Dominique Chilinski, du même quartier, et membre de l’Association des paralysés de France (APF). Impossible pour les deux hommes de gagner désormais l’arrêt du tram à Du Temple, qui se trouve de l’autre côté de la passerelle. Raisonnant en bipède, nous nous demandons pourquoi ils ne prennent pas le bus. « Très peu de bus sont équipés, et quand ils le sont, la passerelle dépliante est souvent en panne », racontent-ils. Qui plus, les arrêts de bus sont loin d’être tous aux normes – c’est-à-dire avec des quais relevés. Parmi les fauteuils en colère, il y a aussi René Lelièvre. Lui passe tout juste, parce qu’il a la chance d’avoir un fauteuil motorisé plutôt compact, mais ce n’est pas le cas « de nombreuses mamans avec de larges poussettes », fait-il remarquer. Ces hommes et femme ont encore la chance d’avoir un engin motorisé, mais nous observons que vu la pente, obstacles ou pas, les personnes en fauteuils roulants simples doivent être sacrément musclées des bras pour grimper jusque-là. Les obstacles, nous y voilà. Ce sont ces rochers, installés en septembre, qui les empêchent de circuler librement. « Je n’ai pas de solution miracle, et c’est celle qui convient au plus grand nombre », nous explique le maire Laurent Degallaix (le maire de Valenciennes) qui constate que « seules deux ou trois personnes sont pénalisées ». Et que « les poussettes passent », selon lui. Il est vrai que la ville a tout testé et beaucoup investi pour enrayer le problème de la vitesse et de circulation des mobylettes et quads. « Plus de 100 000 euros de travaux à cause de quelques-uns », résume le maire lassé… comme les riverains.

Un casse-tête insoluble pour la ville. Alors que la municipalité investit juste à côté dans un pôle culturel, elle aura mis le paquet effectivement pour sécuriser la passerelle ces dernières années. Parmi les aménagements, citons des potelets aux entrées de la passerelle, puis des barrières scellées au sol en mars 2014 (45 00 €), puis un système de portiques permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite en juin 2015 (15 000 €). « À chaque fois, et très rapidement, ces systèmes ont été détériorés, sciés, cassés, détruits… », explique-t-on au service communication. En septembre, la ville opte un système d’enrochement (1000 €), qui empêcherait les motos de passer. « Des actes de vandalisme ont été constatés même sur cet aménagement », indique la mairie. « Et les mobylettes passent quand même », nous indiquaient les riverains en fauteuil. « Sur les vidéos de surveillance, on en voit même soulever leur engin pour passer », reconnaissait Laurent Degallaix….

…. Très diplomatiquement, en mairie, on indique « les services techniques prennent le temps de trouver un nouvel aménagement possible conciliant sécurité et accès aux personnes à mobilité réduite ainsi qu’aux poussettes ». Mais comme l’a dit, Laurent Degallaix, « c’estcompliqué, on n’a pas de solution miracle ».

Quelques remarques.

Si je passe très difficilement bien que mon fauteuil est plus étroit, j’y ai laissé un garde-boue.

Certes, comme dit le maire, les poussettes passent mais les enfants de quelques mois ne sont pas en poussette mais dans un landau qui, lui, ne passe pas.

On ne veut pas prendre le réflexe de proposer à une personne handicapée de faire un essai de passage lorsqu’un travail d’accessibilité est réalisé sur la route ou ailleurs.

Le maire se console en disant : « seules deux ou trois personnes sont pénalisées ». Malheureusement ça tombe bien souvent sur les personnes handicapées qui se sentent mises sur la touche.

Serions-nous des citoyens de seconde zone ? Nous n’avons pas le droit de vivre comme tout le monde ? De nous déplacer là où nous voulons ?

Nous sommes fatigués de nous battre mais nous n’arrêtons pourtant jamais !

Photo Voix du Nord

Photo Voix du Nord

Photo Voix du Nord

Photo Voix du Nord

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 11:41
217. 13 novembre 2015

Ils sont armes

De leur ventre fusent des éclairs meurtriers

Ils ont le froid des armes

Avancent, imperturbables

Tirent, implacables

Leur œil est un viseur

Leur bouche une chambre à munitions

Leur doigt une gâchette

Leurs jambes des coursiers de malheur.

Nous sommes Cœur

Nos ventres noués de douleur

Nous sommes la chaleur de la solidarité

Nous avançons quoiqu’il arrive

Rien ne brisera notre fraternité.

Nos yeux voient un avenir de soleil

Nos visages respirent la liberté

Nos doigts caressent, nos mains s’unissent

Nos jambes sont messagers de la devise de notre France

Liberté

Egalité

Fraternité.

airel (14.11.2015)

217. 13 novembre 2015
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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:01
216. Momo repoussé (histoire inventée)[1]

Noël est dans un mois.

Ils sont nombreux à attendre devant le magasin de jouets. La queue est longue.

Momo, sur son fauteuil roulant, slalome entre les piétons pressés. Lui aussi va vers le magasin de jouets. Arrivé ‘à la hauteur’ de la dernière personne qui fait la queue, Momo freine mais ne s’arrête pas ; il ralenti seulement. Il remonte doucement la file en faisant de grands sourires à ceux qui le regardent de travers. Personne n’ose l’arrêter.

Arrivé devant la porte du magasin, le premier arrivé qui attend l’ouverture imminente du magasin, engueule Momo.

  • Hé toi ! Je suis arrivé avant toi ! Ton fauteuil ne te donne pas le droit de passer devant tout le monde.

L’homme saisit les poignées du fauteuil, lui fait faire demi-tour et le pousse violemment vers la fin de la queue.

Tous regardent Momo et sourient ironiquement.

Momo s’est laissé faire. Il reprend son courage à deux roues et remontent la file une nouvelle fois. Mais ceux qui n’avaient rien dit la première fois, encouragés par le geste de la tête de file, font entendre leur désapprobation. Certains lancent :

  • Le bronzé ! attends comme tout le monde

Tout à l’heure c’était le fauteuil, maintenant c’est la couleur, Momo se dit que décidément, la nature ne l’a pas favorisé.

Quelqu’un refait le même geste qu’a fait celui qui tient la tête et Momo se retrouve encore expulsé de la file.

Momo ne se décourage pas, il lui en faut d’autres !

Il entend :

  • Ah ! ces handicapés bronzés, ça se croit tout permis !

Et la file verticale se fait horizontale pour faire barrière à Momo.

Cette fois, Momo est découragé. Il fait demi-tour et lance à la foule :

  • Tant pis ! je ne vais pas pouvoir ouvrir le magasin aujourd’hui !

[1] Histoire lue quelque part et que j’ai arrangée

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 20:36
215. On ne voit bien qu’avec le cœur !!!

Je l’ai expérimenté grâce à une aventure qui, de ma part, ne m’étonne plus…

J’ai été, il y a quelques mois, prendre rendez-vous chez un ophtalmologue.

Il y a quinze jours je me suis pointé à ce rendez-vous et là, surprise, je n’étais pas inscrit dans l’agenda. Après discussion, j’ai dû reprendre un nouveau rendez-vous. C’était pour le 30 octobre à 10h30.

A 10 heures je prends le papier sur lequel la secrétaire avait inscrit mon rendez-vous et là, nouvelle surprise, c’était écrit ‘cardiologue’.

Je vais voir sur place, rue des Frères Danna à Valenciennes et je m’aperçois qu’il y a bien un cabinet de cardiologues. 50 mètres plus loin, il y a un cabinet d’ophtalmologue. Ce qui veut dire que je m’étais trompé d’endroit et, évidemment, je n’étais pas inscrit chez le cardiologue puisque le rendez-vous je l’avais pris chez l’ophtalmologue…

Je me pointe donc chez le toubib des yeux prendre un troisième rendez-vous et là, encore surprise, j’étais rayé des cadres, mis au pilon, interdit d’entrée ; motif : n’a pas respecté son rendez-vous.

J’explique à la secrétaire, mon erreur : j’ai pris rendez-vous avec l’ophtalmologue et je jour J j’ai été chez le cardiologue sans voir que je me suis trompé de porte. Je vois bien à ses yeux ronds, qu’elle a du mal à comprendre ce que je lui raconte. Finalement, pour ma réintégration, je dois me plier à une punition. « Vous écrirez, dit la secrétaire, au docteur pour présenter vos excuses et qu’il décide si oui ou non vous pouvez reprendre rendez-vous »

Je dis : « Combien de fois ? »

Elle répond : « Comment ça combien de fois ? »

J’explique : « Combien de lignes je dois faire ? »

La secrétaire rigole, moi aussi. Elle réaffirme quand même que je dois écrire une lettre car elle ne peut pas prendre l’initiative de réinscrire quelqu’un qui a été radié.

La nuit suivante j’ai rêvé. Il y avait deux petits princes de saint Exupéry. L’un était ophtalmo, il disait : « On ne voit bien… » L’autre était cardiologue et continuait : « …qu’avec le cœur. »

Je me suis plié à la demande. Une question me trotte dans la tête : « Pourquoi les médecins spécialistes ne nous présentent pas leurs excuses par écrit lorsqu’ils nous font attendre des heures dans leur salle d’attente, ne respectant pas l’heure qui avait été prévue. »

215. On ne voit bien qu’avec le cœur !!!
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 15:57
214. Numéro spécial.

Le samedi 31 octobre 2015

De 15 heures à 17 heures

Au FURET de Valenciennes

Je dédicacerai mon dernier livre

« Coccinelles »

214. Numéro spécial.
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