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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 07:45

‘Libération’ du 16 août 2017 présente un dossier de quatre pages à lire absolument sur les violences gynécologiques.

Dans l’un des articles Nathalie Sage Pranchère dénonce : « il y a une perte de contrôle de son propre corps »

Après plusieurs témoignages ahurissants, ‘Libé’ interroge :

« Que faire ?

Juridiquement parlant, pas grand-chose. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, «les professionnels de santé sont protégés et bien au-dessus de la loi», concède Chantal Ducroux-Schouwey, du Ciane : «Dans cette culture médicale franco-française, le médecin aura toujours eu raison de sortir les ciseaux pour une épisiotomie.» A ce jour, pas une plainte n’a abouti devant les tribunaux. Marie-Hélène Lahaye, juriste, précise : « Les médecins ne comprennent pas que le consentement passe par un échange d’informations et un dialogue instauré avec la patiente. Ils ne se sentent pas menacés par son non-respect. Il n’est pas rare que des médecins disent ouvertement que la loi Kouchner est "inapplicable". »

Quelle solution alors ? Pour Israël Nisand, il faut d’abord réinjecter de l’argent dans les veines hospitalières : « Notre profession subit aussi des violences de la part de l’Etat, qui ne cesse de rogner sur les crédits des hôpitaux. Quand on est confronté à une urgence vitale et qu’il y a trop peu de personnel pour l’assumer, nous nous sentons gravement démunis et désemparés, et ceci peut évidemment avoir des conséquences sur la qualité de l’accompagnement des femmes. Jusque-là, nous avons caché la paupérisation de nos maternités. Mais nous sommes en train de franchir la ligne jaune de l’insécurité. Nous le dirons désormais de plus en plus haut et fort. »

Martin Winckler, lui, rejette la faute sur les professionnels de santé, incapables de se remettre en question : « Le problème des gynécologues est leur paternalisme, cette façon qu’ils ont de croire tout savoir. En outre, ils se pensent moralement supérieurs, encore plus avec les femmes en raison du sexisme ambiant. Il faut qu’ils revoient leur façon de penser.» Comment leur apprendre à entendre un patient dire « non, je ne veux pas » ? Formation, formation. A la psychologie, à l’écoute, au respect, répondent ceux qui critiquent le système. »

Cette façon de faire sans demande préalable, sans explication parce que seul le grand spécialiste sait, qu’il est incapable de se remettre en question comme dit Martin Winckler, qu’il considère ‘ses’ ‘patients’ pour des inculturés, des ignares, qu’il ne tient aucun compte de leur savoir-faire et quoi-faire ‘grâce’ à leurs expériences dans leur vie de chaque jour, je l’ai rencontrée aussi dans mon parcours d’handicapé moteur. Je le dénonce tout au long de mon blog mais comme dit ‘Libé’ « Que faire ? » et de répondre « pas grand-chose ! »

Notre corps nous appartient, nous avons pour le moins le droit de donner notre consentement et notre avis sur la façon dont il est traité lors des interventions chirurgicales ; le droit de faire des propositions qui soient entendues et prises en compte lorsque nous avons par exemple besoin d’appareillages pour utiliser les fonctions de notre corps.

Tiré de "Droits des personnes hospitalisées"

Tiré de "Droits des personnes hospitalisées"

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