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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:33

Dimanche 12 mars 2017. J’ai eu le bonheur et l’honneur d’être au salon du livre (les Belges disent ‘foire’) de Bruxelles.

Une fois dans les lieux de la foire, tout roule ! J’étais en fauteuil et ai été pris en charge aussitôt pour entrer dans les bâtiments de la foire du livre.

Je dis une fois dans les lieux car le parking GIC a été difficile à trouver tant il était mal indiqué. Cela m’a permis de tourner en rond quelque temps et de visiter les alentours.

Bref, je suis dans les lieux.

J’ai facilement trouvé le stand de mon éditeur et c’est parti pour une séance de dédicace. Ça a plutôt été une séance de rencontres. Je n’ai pas vendu un livre. Il faut dire que la concurrence était sévère. Sont présents de grandes éditions genre Seuil, Flammarion… la FNAC aussi était là, organisée comme un supermarché et qui vendait des bouquins comme elle le fait dans ses magasins. De grandes plumes belges aussi sont présentes. Je ne les connais pas mais dans quelques allées beaucoup n’hésitent pas à faire la queue une demi-heure pour avoir une dédicace, voire une photo, du célèbre auteur.

Beaucoup de rencontres donc. Je constate que 99% de celles et ceux qui s’arrêtent parce que, attirés par le titre de mon bouquin, ils sont concernés par le handicap. C’est soit un ami, soit quelqu’un de leur famille ou bien eux-mêmes parfois, qui sont touchés par cette question. Car c’est une question ; pourquoi le handicap ? Cela veut-il dire que ceux qui ne connaissent aucun handicapé ne sont pas effleurés par le problème parce que comme on le pense alors, le handicap c’est pour les autres. Je ne leur jette pas la pierre, j’ai été ainsi avant d’être touché par le handicap.

Nous étions quatre à la table de notre éditeur commun pour vanter nos œuvres immortelles. Un moment celui qui était à ma gauche s’est penché vers moi :

-          Vous ne trouvez pas que votre voisin de droite à l’air d’un séminariste, me souffle-t-il sans plaisanter.

Je l’ai fait répéter pour entendre si j’avais bien compris. Je me suis marré intérieurement, fier d’être comme tout le monde !

Le retour a été un peu plus mouvementé. Mon GPS est devenu fou. A peine sorti de la foire, il me fait tourner à gauche, puis à gauche, puis encore à gauche. Deux fois j’ai fait un tour d’honneur dans une ville pleine à craquer ! Petit français perdu dans la capitale belge, je ne savais que faire. Finalement, je me suis décidé à faire de la résistance. Persuadé qu’il fallait continuer tout droit vers la gauche, j’ai été tout droit vers la droite et ça a payé ! Mon manque incroyable de sens de l’orientation ne me handicape plus : je fais le contraire de ce que je crois être la bonne direction.

 

Les Belges sont beaucoup moins speed que nous, français, par rapport à la sécurité. Aucune fouille dans les sacs aux portes de la foire, aucun ralentissement pour passer de France en Belgique à part le passage des 130 au120 kms/heure sur les autoroutes belges.

Par contre, bonjour dans l’autre sens ! un bouchon pas possible avant la frontière que les Français font toujours exister entre la Belgique et la France. Passage de trois files à une seule ; des policiers français sont là, armes au poing et arrêtent les automobilistes pour vérifier les papiers et le coffre. Avec mon fauteuil et les caisses de bouquins dessous, ils n’ont pas trop insisté. Heureusement qu’ils n’ont pas lu chaque livre pour constater qu’aucun appel au djihad n’avait été imprimé sur quelques page par-ci, par-là ! j’y serais encore et eux (les braves policiers) se seraient endormis sur mes bouquins…

288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
288. Foire du livre. Bruxelles 2017.
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:28

Une émission forte sur France 2. Après un film remarquable (« Hippocrate ») était proposé un documentaire racontant la vie au jour le jour d’externes et d’internes des hôpitaux : des étudiants médecins à l’hôpital.

Des moments durs, amicaux, profonds par exemple celui de l’échange concernant la mort des patients. Une vie stressante où l’empathie prend toujours le dessus, où le risque d’addiction et même de suicide des jeunes médecins est grand. Ça explique les moments indispensables de défoulement collectif au cours de soirées déjantées.

Il y a eu aussi des réactions surprenantes. Une jeune-femme encore externe explique :

-          Je ne pensais pas que le patient serait un problème.

Elle est surprise, cette gentille élève, parce qu’elle croyait que les patients ne réagiraient pas, subiraient sans problème tout ce qu’on leur dit, tout ce qu’on leur fait.

Elle s’est aperçue que le monde était fait d’hommes et de femmes qui pensaient, voulaient savoir ce qui leur arrivait. Et oui ! ces hommes et femmes sont différents d’elle et sont capables de résister contre leur traitement ou les interventions qui leur sont faites, certains vont jusqu’à demander des renseignements sur les manipulations que le médecin fait sur leur corps ou la raison de tel et tel comprimés, de telle et telle bouteilles au-dessus de sa tête ! Ils veulent bien être ‘patient’ mais pas ‘subissant’.

Un autre, interne celui-là, déclare :

-          Le malade ne s’imagine pas que nous avons vu trente patients au moins avant lui.

Déclaration sous-entendant que le patient s’imaginait être la seule personne de l’hôpital, qu’il voulait tout savoir, que le médecin pouvait éprouver de la fatigue.

Certes, la fatigue est compréhensible et doit être prise en compte dans certaines réactions du médecin. Celui-ci doit aussi savoir que la souffrance de chacun des malades est différente parce que vécue, intégrée, différemment.

Un toubib qui enseigne ces futurs médecins, leur a dit :

-          Vous devez savoir que le métro par exemple, est rempli d’abrutis (sic) et qu’il n’y a que ça (des abrutis) tout autour de vous dans l’hôpital.

Encore un grand ponte mandarin qui ne se prend pas pour de la crotte, sûr qu’il est de son savoir et de la pertinence de ses décisions. Il est seul à bien penser ; il a un savoir qui le rend tout-puissant et le malade n’a rien à dire, il doit subir les décisions prises sans aucune question à poser.

Pour détendre un peu :

Dans ce documentaire j’ai entendu des médecins et des infirmières qui ont, lorsqu’ils quittent la chambre du malade, la même phrase dans tous les hôpitaux de France et de Navarre :

-          A tout à l’heure !

Et le patient ne les revoit pas de la journée, parfois même, de la semaine.

Patience, se dit le patient, avec le temps va, tout va, tout s’en va, même la souffrance…. Comment ? Très bonne question.

287. Devenir médecins (France 2 le 14.03.2017)
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:25

Comme beaucoup d’entre vous je suis astreint à un traitement qui m’oblige à rendre visite à mon médecin chaque mois.

Vous avez remarqué que le nombre de comprimés est différent selon les noms des médicaments.

Certains en ont 30, d’autres 28, ou 24 comme sur la photo, d’autres 84 … Des chiffres bizarres qui ne correspondent à aucun traitement habituel (15 jours, un mois…)

Si vous avez un traitement mensuel, vous devriez avoir par mois des boites de 30.4 comprimés.

Si vous faites le calcul, les boites de 28 obligent à faire 13 visites annuelles au lieu de 12.

Quant aux boites de 84, si vous avez un traitement de 15 jours, vous voyez un peu le gâchis et le bénéfice cette fois pour les laboratoires pharmaceutiques.

Il en va de même pour les tubes de crème qui ne sont jamais vidées, les pansements dont on ne sait plus que faire…

Pour ce qui est des comprimés, pourquoi les vendre en boites et non pas à l’unité correspondante au temps de traitement prescrit par le médecin ?

 

Divers

Ah ! ces petits plots qui sont autant de traitres ! C’est bien le troisième plot que je me paie à Valenciennes.

Des plots pour empêcher les voitures de stationner sur les trottoirs c’est très bien mais pourquoi les faire si petits ! les rues sont si étroites que pour quitter un stationnement en marche arrière il faut faire plusieurs manœuvres et ces plots tout petits sont invisibles dans le rétro jusqu’à ce qu’on rentre dedans ! Je sais, je ne suis pas doué mais quand même !

Valenciennes, rue des Canonniers. A droite il y a des places de stationnements.

Valenciennes, rue des Canonniers. A droite il y a des places de stationnements.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 09:50

Je tiens à vous faire profiter d’un petit chef-d'œuvre de texte écrit par une personne qui a un grand sens de l'humour !

Je l’ai reçu par mail :

BONNE JOURNÉE.

***************************** ******************

« Bloc mucilagineux à effet soustractif » ...cela veut dire quoi ? »

Il est vrai que les femmes de ménage étaient devenues des « techniciennes de surface » et les aveugles des « non-voyants » (ben voyons) et les sourds depuis longtemps des malentendants…

Pour suivre à la lettre nos nouveaux enseignements... Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue Française... !

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une "évolution de la langue" mais de "prospective positive modernisée d'un mode de communication oral... !

Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas.

Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air »

.… Ha ha, ça change tout !!!

J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !

Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo.

J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques »

Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?... Allons-y.

Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maitriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».

Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ».

Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive). Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah ! c’est du sportif, j’avais prévenu !...

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con.

 

Signé Martine Meunier, mère d’une élève. Ah non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

Ben oui, un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et, pour finir et revenir à l’objet de ce courriel, un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est…une gomme.

 

Je pense que les "zzzélites" qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là avant d’être tous en hôpital psychiatrique pour, voyons, voyons… ah ! oui j’y suis : « remédiation de cessation d’intelligence » …

285. « Bloc mucilagineux à effet soustractif » ...cela veut dire quoi ? »
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:39

Ecrit un jour de pluie, de froid, de brouillard, de grêle, d'orage... c'est dire si c'est rare !

 

Lassitude                             

 

La désespérance me ronge                                  

Plus profondément qu’un songe.

Cauchemar vivant

Etiolant mon visage paravent.

 

Le mal, installé dans ma chair,

Subi, haï, me coûte cher.

Moignon lamentable

D’une souffrance non rentable.

 

Plaies journalières

Toujours plus douloureuses qu’hier,

Me réduisent à mendier

Solitude, sourires non dédiés.

 

Le cap Horn est d’une grande douceur

Rapporté au handicap d’une grande langueur.

L’obstacle n’est pas dans les événements extérieurs,

Il est dans ce qui se vit à l’intérieur.

 

Grimper les montagnes est un bonheur,

S’enfoncer dans la dépendance est un malheur.

Les étoiles, phares éternels, font rêver,

Le mal sournois fabrique des dépravés.

 

Le bateau en croisière n’aime pas l’arrivée,

Le handicap accélère la vie et fait chavirer.

Lune jaune, sans fard, toute douce ;

Soleil rouge incorporé, notre frousse.

 

L’enfant ne peut cacher ses joies ;

L’handicapé obéit à des lois :

Il les tait, les rend sans teinte

Pour échapper aux plaintes.

 

La souffrance se vit seul,

On en prend plein la gueule

Malgré la visite amicale

Pour nous rejoindre au fond de la cale.

 

Ma vie tient à un fil,

Les amis défilent

Impuissants à relever

Celui qui veut crever.

 

Lassitude forte,

Envie de repartir, morte.

La mouche, elle, lutte

Et sans cesse butte

 

Contre une vitre transparente,

Et recommence la croyante !

Moi, je n’en peux plus de vivre,

A la grande faux je me livre.

 

La souffrance a-t-elle un sens

Ainsi que ceux qui sont en forme le pensent ?

De l’intérieur elle me creuse,

Avec parfois des sensations heureuses…

 

Curieux malheur

Qui se transforme en fleur ;

Il aide à relativiser l’événement

Qu’auparavant je voulais vivre crânement.

 

Tout devient relatif

Sauf la fleur et son charme vif,

Le roseau souple toujours vivant,

Le rencontre d’un bonheur enivrant.

 

L’écriture est une fuite délirante

Tel un rêve qui révèle ce qui me hante,

Comme des amours interdits,

Une vie à cent à l’heure du lundi au samedi.

 

Foutu corps

Qui fait grève du transport,                                   

Je ne supporte plus ta douleur,

Qu’arrive enfin la dernière heure !

 

Enfin libre de courir

Sans la crainte de pourrir !

Enfin capable d’aimer

      Sans la crainte de ne plus charmer

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:38

Il est parfois des surprises inattendues !  

Une amie à son frère handicapé qui est placé dans une maison spécialisée. Cette maison est en Belgique parce qu’en France nous sommes très mal équipés pour accueillir des personnes handicapées lorsqu’elles atteignent leur majorité. L’amendement Creton tente de corriger cette insécurité mais il ne résout pas le problème, il recule seulement une décision qui devra tomber un jour.

Le frère de cette amie arrivait à la fin de la période décidée par la MDPH pour son placement dans le lieu où il est actuellement. Il a donc fait une demande de prolongation.

La MDPH (ou CDAPH qui est la commission de la grande maison et c’est elle qui prend les décisions) refuse la prolongation de la présence dans la maison actuelle sous le prétexte qu’il y a de telles maisons en France. Ce qu’elle ne dit pas bien qu’elle le sache, c’est que le temps d’attente peut être de plusieurs années !

Mon amie fait appel pour que son frère reste dans la maison actuelle. Il y est depuis 20 ans et l’enlever de ce lieu c’est lui faire perdre tous ses repères qu’ils soient amicaux ou géographiques. Ce n’est pas ce qui améliorera sa vie.

La MDPH reste sur sa position.

Arrivé là il faut connaitre un peu l’organisation de cette maison. La très grosse majorité des demandes fates passent devant un groupe de professionnels de la MDPH car la CDAPH (composée de représentants de l’Etat, de la Sécu, de la CAF, d’associations de handicapés ou de leurs familles, des syndicats…) cette CDAPH donc, ne peut étudier l’ensemble des dossiers où il faudrait qu’elle se réunisse chaque jour, 8 heures par jour !

Je me pose une question : il faudrait que la CDAPH puisse étudier les dossiers sur lesquels les usagers font appel car s’il y a appel c’est qu’il y a problème (le plus souvent) et c’est là que la CDAPH devrait intervenir…

Que faire après ce refus de l’appel ? les larmes aux yeux, la sœur de la personne handicapée, me demande s’il existe une autre solution. Il y en a une : aller devant le tribunal et là on n’est pas sorti de l’auberge !

Avant d’en arriver là mon amie veut faire une nouvelle tentative téléphonique à la MDPH. Coup de chance, elle a quelqu’un au bout du fil au bout de seulement (!) un quart d’heure. Une voix sympa lui demande ce qu’elle veut. L’amie expose son cas. La voix du téléphone demande quelques minutes, le temps qu’elle regarde le dossier sur son ordinateur. De fait, quelques minutes plus tard, la voix se fait réentendre.

  • Oui madame, vous avez raison. La question est résolue, votre frère restera dans la maison actuelle. Vous recevrez une notification écrite dans quelques jours.

L’amie reste muette de surprise et réussit à dire un petit merci tremblotant avec des larmes dans la voix.

Un simple coup de fil et tout est résolu ! un véritable miracle à la MDPH !

Je rallonge donc mon affirmation du début :

Il est parfois des surprises inattendues ! et qui sont de bonnes surprises !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

Pulvérisons les obstacles !

Pulvérisons les obstacles !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 06:43

Pose de digicode dans les entrées d’immeubles de la S.A. du Hainaut (au fait, l’ancien bailleur a fait pfuitt ! il a rendu son tablier pour l’offrir à la S.A. du Hainaut qui de ce fait devient l’un des plus gros bailleurs de France si ce n’est pas le plus gros. Pourquoi ? Nous l’avons appris dans les journaux mais pas tout bien sûr. Nous avons beau payer, nous n’avons pas droit à l’info… D’après les journaux c’est une question de sous ce qui n’est pas une grosse surprise ! Val Hainaut, l’ancien bailleur n’en ont plus assez)

Bref, revenons à nos moutons comme dirait Panurge avant qu’il prenne la poudre d’escampette. Les digicodes posés ont sous chaque numéro la traduction en braille. Bien.

Une dame (mon espionne infiltrée) vient voir et admirer le travail. Elle fait pourtant une remarque : le braille sous les numéros c’est bien mais les flèches qui font défiler les noms des habitants si elles sont en braille, les noms eux, ne le sont pas. Comment un non-voyant saura qu’il est sur le bon ?

Le poseur regarde la dame de haut en bas (ce qui est rapide car c’est une petite dame) et lui crache : ce ne sont pas des appartements pour handicapés. Certes, fait mon espionne qui n’est pas impressionnable, mais tous les handicapés peuvent allez voir des amis dans tous les immeubles et j’ai d’ailleurs une amie non-voyante qui vient souvent chez moi pour boire un café.

Changement de bailleur mais politique identique !

282. Interdit aux non-voyants.
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:36

Une amie de Paris m’a envoyé une alerte pour l’un de ses amis qui vit avec un handicap auditif. Ce handicap lui interdit tout séjour dans une ambiance bruyante. Il raconte son parcours pour tenter d’avoir un nouveau logement.

 

 

Le parcours d'un combattant pour obtenir un logement social adapté à mon handicap

Auteur : Fédération Nationale des malades handicapés UD de Paris

Créé le 30/01/2017

À l'attention : de Paris habitat

Témoignage pétition d'une personne handicapée :

Je m'appelle Hugo (pseudo), j'ai 43 ans, avec une vie privée et professionnelle normale. Je vis dans un deux pièces, mon bailleur est Paris Habitat. Je vis dans ce logement (à Paris, 15ème) depuis 22 ans.

Il y a 7 ans, je suis devenu handicapé à 80 % (reconnu par la Maison Départementale des Handicapés de Paris). Mon handicap est sensoriel, c'est un handicap auditif majeur qui a pour conséquences que je ne peux pas supporter le bruit. Hors, mon appartement est situé dans un contexte très bruyant, route à grande circulation, à proximité et école...

Ce handicap ne se voit pas... mais je suis interdit de transports en commun (trop bruyant), je dois effectuer tous mes déplacements médicaux et autres, à pieds (je n'ai pas les moyens de me payer 4 taxis par jour). Ma situation n'est pas épuisante, elle est inhumaine. Lorsque j'ai 2 rendez-vous médicaux (ou plus) à 4 ou 5 heures d'intervalles, je ne peux pas rentrer à pied. Toutes mes consultations médicales sont dans le centre de Paris (1er, 6ème nord, 2ème). Les spécialistes médicaux qui me soignent disent qu'il faut absolument déménager pour venir habiter dans le centre de Paris. Cela équivaudrait à une simple mutation d'appartement (du 15ème au centre) comme il y en a des milliers par an.
Je ne peux pas rester dans mon appartement qui n'est pas adapté à mon handicap. Je paie donc un loyer pour rien... J'ai un dossier médical "béton" qui correspond aux priorités absolues des chartres HLM de la ville de Paris et des bailleurs sociaux (Mairie de Paris - Chartre des mutations internes au sein du parc social - Engagement n° 2 - et Loi n° 2001 - 1247 article 441-1 du code de la construction et de l'habitat : Ces textes disent : que l'attribution des logements sociaux est faite en priorité pour les personnes handicapées ou leur famille).
Cela fait plus de 7 ans que je demande ma mutation à Paris-Habitat, aux élus de Paris, ... et auprès de tous ceux qui ont une responsabilité dans l'attribution des logements... On m'écoute avec attention... enfin presque toujours : un responsable de Paris Habitat m'a envoyé un courrier me disant que je ne suis pas prioritaire... Pour moi c'est de la non-assistance à personne en danger car ma santé se dégrade de plus en plus...
Alors aujourd'hui, je lance cette pétition que je vous demande de signer et de faire signer pour obtenir enfin un appartement correspondant à mon handicap, le plus près possible du centre de Paris...

Hugo, locataire d'un appartement non adapté à mon handicap

 

Pour signer cette pétition rendez-vous sur l’adresse suivante :

 

http://www.mesopinions.com/petition/sante/parcours-combattant-obtenir-logement-social-adapt/27719

 

ou aller sur Google, taper ‘mes opinions’, cliquer sur la première adresse du site proposée par Google puis dans le moteur de recherche taper :

‘parcours du combattant’

281. Pour aider Hugo.
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:43

Le soleil rase les murs. Le fauteuil aussi ! le gars était en retard à son rendez-vous avec le toubib spécialiste. Il n’aime pas faire attendre, alors il n’aime pas non plus être attendu.

Il fait ce qu’il peut mais le fauteuil électrique n’avance pas vite. Et puis il y a ces voitures garées en épi sur le trottoir ; elles touchent presque le mur et obligent à faire un détour en descendant du trottoir.

Enfin l’hôpital est là, à quelques tours de roue. Une fois dans le hall il faut encore faire la queue devant un guichet pour obtenir le Sésame ouvrant la porte de la salle d’attente du toubib.

Six personnes sont déjà là. Apparemment les consultations ne sont pas encore commencées. Le gars en fauteuil a quatre minutes de retard, ça aurait pu être pire !

Au bout de dix minutes sans qu’il ne se passe rien, il se tortille pour atteindre le sac à dos accroché au dos du fauteuil. Personne n’ose bouger pour aider. Au bout d’un moment, il réussit à agripper le sac et le ramène vers lui pour l’ouvrir et prendre un bouquin. Il a toujours un bouquin dans son sac ; il sait que l’une des principales qualités, lorsqu’on fréquente le milieu médical est de savoir attendre (les fameux ‘patients’).

Une demi-heure, toujours rien.

Ils sont maintenant 9 à attendre. Chacun dit aux autres son horaire de rendez-vous et il vole des remarques du genre :

  • Il exagère tout de même !
  • C’est toujours la même chose avec lui.
  • Je n’ai pas qu’ça à faire ! Je dois aller chercher les enfants à la fin de l’école et je vais être en retard.
  • Je vous parie qu’il va dire : « excusez-moi, j’ai eu une urgence ! » ; s’il ne le dit pas je veux bien reculer d’une place.

Le gars participe à la conversation sans arrêter sa lecture. Quelqu’un lui dit :

  • C’est une bonne idée d’amener un livre !
  • Oh oui ! Je suis habitué à ces rendez-vous et je sais que ce sont des gens qui ne pointent pas, ils viennent à l’heure qu’ils veulent. Ils se moquent pas mal de nous, nous sommes à leur disposition.

Le gars aime raconter à ses amis que s’ils mettaient bout à bout les temps qu’il a passés à attendre, il pourrait avoir une deuxième vie !

Trois quarts d’heure.

  • Toubib or not toubib ? fait quelqu’un qui connait trois mots d’anglais.

Un autre de lève comme pour partir. C’est à ce moment-là que le médecin arrive. Il avance à grands pas, sans un regard. Devant son cabinet, il cherche avec difficulté la clé au fond de sa poche, la trouve enfin et en ouvrant la porte il nous regarde enfin et dit :

  • Excusez-moi, j’ai eu une urgence.

Les neuf personnes se regardent mais pas trop longtemps pour ne pas éclater de rire. La personne qui avait parié fait celle qui était sûr d’elle.

Le toubib s’enferme dans son bureau pendant cinq bonnes minutes. Il ouvre la porte et appelle le premier patient. Un impatient lance un « enfin ! » pas très haut mais suffisamment pour que celui qui est concerné l’entende.

280. Y’a pas l’feu !
280. Y’a pas l’feu !
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 10:46

Le 1er mai 2017, toutes les consultations chez un médecin conventionné augmenteront de 2 euros et bien plus en ajoutant majorations, forfaits et dépassements autorisés !

Vendredi 26 août les médecins libéraux et la sécurité sociale ont signé une nouvelle convention pour 5 ans.

Cette convention de 134 pages (+ 140 pages d’annexes pleines de sigles) organise les rapports entre les médecins généralistes et spécialistes des secteurs 1 (conventionné à honoraires non libres) et 2 (honoraires libres mais ayant passé un contrat d’accès aux soins avec l’assurance maladie).

Elle ne concerne pas les médecins du secteur 2 qui pratiquent les honoraires libres et n’ont pas passé de convention ou signé de contrat avec l’assurance maladie.

Cette convention qui s’appliquera à compter du 1er mai 2017 comprend trois parties :

- conforter l’accès aux soins notamment dans les zones sous-dotées (milieu rural, périurbain et banlieues des grandes agglomérations) en incitant les médecins à passer des contrats d’installation, de transition, de solidarité territoriale en échange d’aides financières et d’allègements de charges sociales ;

- la tarification (honoraires) des consultations et les dépassements autorisés ;

- l’organisation des relations entre les médecins « conventionnés » et l’assurance maladie.

Nous nous bornerons ici à publier ce qui intéresse les patients : les nouveaux tarifs des consultations.

 

Ce qui va changer en 2017

- tous les tarifs disons de base des consultations des médecins généralistes et spécialistes vont augmenter de 2 euros[1]. Ainsi donc, la consultation de votre médecin généraliste passera (le 1er mai 2017) de 23 à 25 euros.

- le tarif des médecins généralistes qui suivent les enfants de moins de 6 ans sera majoré de 5 euros (soit 25 + 5 = 30 euros). Celui des pédiatres sera également majoré de 5 euros pour le suivi des nourrissons de 0 à 2 ans mais aussi des enfants jusqu’à 16 ans + majoration dite « Enfant de 0 à 6 ans » de 4 euros.

- majoration de 16 euros, à compter du 1er novembre 2017, des consultations pour les patients présentant une pathologie complexe ou instable (pathologie endocrinienne de la grossesse, trouble du comportement alimentaire, patients traumatisés, séquelles lourdes d’AVC, scoliose grave de l’enfant, pathologies neurologiques, asthme, polyarthrite rhumatoïde, épilepsie, suivi enfants prématurés, prise en charge de la stérilité etc.).

- tous ces tarifs seront majorés de 15 euros, à compter du 1er janvier 2018, dans les cas suivants : consultations réalisées par un médecin correspondant pour un patient adressé par un médecin traitant pour une prise en charge dans les 48 heures, consultations réalisées en urgence par le médecin traitant suite à un appel des centres 15, 116 et 117.

- à compter du 1er novembre 2017, les consultations suivantes coûteront 46 euros: la première consultation de contraception et de prévention (dite CCP) des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, la consultation de suivi de l’obésité (CSO) des enfants de 3 à 12 ans en risque avéré d’obésité dont la prise en charge (non précisée) serait à 70% par l’assurance et 30% par les mutuelles, la consultation obligatoire de l’enfant (COE) de la naissance au 25ème mois et celle dite de sortie de maternité (CSM) de la naissance au 28ème jour.

D’autres majorations de consultations sont prévues à compter du 1er novembre 2017.

- maintien du forfait « patientèle » de 5 euros par consultation notamment pour le suivi des personnes âgées de 80 ans. Attention cette MPA (majoration personnes âgées) n’est pas due par le patient en plus de la consultation. Il s’agit d’un forfait versé tous les trimestres par l’assurance maladie au médecin pour chaque consultation d’une personne de plus de 80 ans.

- les dépassements d’honoraires seront plafonnés, à compter du 1er mai 2017, pour tous les médecins du secteur 1 comme suit : 17,5% des tarifs applicables lorsque le médecin sera consulté en dehors du parcours de soins coordonnés et en dehors des cas d’urgence ou d’éloignement occasionnel du patient. Les médecins du secteur 2 qui signeront un OPTAM (option de pratique tarifaire maîtrisé – ex CAS – contrat d’accès aux soins) devront respecter un taux de dépassement moyen qui ne peut excéder 100% du tarif sécu.

Attention pas de dépassement autorisé pour les soins délivrés aux patients bénéficiaires de la CMU complémentaire ou de l’ACS (aide à l’acquisition d’un complémentaire santé).

- le mode de prise en charge de ces consultations est inchangé : 70% par l’assurance maladie et 30% (ticket modérateur) par les mutuelles (y compris les complémentaires santé des entreprises) pour celles et ceux qui en bénéficient.

En fait le remboursement par l’assurance maladie ne sera que de 66% puisqu’il est prélevé, sur chaque consultation, une participation forfaitaire de 1 euro par patient de plus de 18 ans. Exception : les femmes enceintes du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après la date de l’accouchement ainsi que les bénéficiaires de la CMU complémentaire, l’ACS et l’AME.

Par contre la CCP (consultation de Contraception et Prévention) est prise en charge à 100% par l’assurance maladie.

Notez bien : la sécurité sociale ne rembourse jamais les dépassements d’honoraires des médecins. Les mutuelles peuvent le prendre ou pas en tout ou partie à charge. L’assurance maladie rembourse toujours sur la base du tarif dit de sécurité sociale et non sur la base du tarif que vous payez au médecin

 

Article du journal « L’Humanité » 30 août 2016.

 

[1] Ne pas oublier qu’un euro n’égale pas 1 franc !

279. Info. Nouvelle convention médicale au 1° mai 2017.
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