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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:08

J’ai eu sur Facebook cette lettre ou plutôt de cri, je le transmets tel quel :

« Bonsoir aujourd'hui j'ai le moral au plus bas https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fcb/1/16/1f641.png. J'ai entamé le 2 octobre le recours de conciliation auprès de la MDPH, j’ai bien mis ma lettre de contestation du rejet, j'ai bien précisé que je voulais faire ce recours de conciliation, j'ai mis des copies des radios scintigraphie etc.  Plus un nouveau certificat médical de mon médecin traitant.  J’ai bien envoyé le tout à la bonne adresse, sauf que 2 jours plus tard ils m'envoient un courrier me disant de remplir un formulaire de demande AAH ; le formulaire ils me l'ont envoyé, du coup ce matin je me suis rendu chez eux, la dame me sort que ce n'est pas un recours que j'ai fait mais une nouvelle demande, j'ai insisté en disant bien ce que j'avais envoyé et j’en profite pour lui remettre une copie de ma lettre de contestation en main propre précisant que je fais ce recours ! Or dans l'après-midi ils me répondent à un mail disant que c'est une demande et pas un recours que j'ai fait ; je suis en train de pété les câbles elles jouent à quoi là ???  Déjà elles perdent ma lettre, j'y vais directement et ça ne va toujours pas ! C'est décidé, j’entame le recours contentieux ; marre de ces bras cassés qui ne comprennent rien. »

 

Pendant ce temps ma voisine est toujours à l’hôpital mais difficile de repérer lequel. Elle a eu le parcours d’une balle de ping-pong !

Hôpital de Valenciennes ; hôpital de Denain ; clinique saint Roch à Denain ; hôpital de Denain ; hôpital de Valenciennes ; clinique saint Roch de Denain ; dernier domicile connu : hôpital de Denain.

A chaque fois, ma voisine téléphone à ses amis pour qu’ils ne viennent pas là où elle n’est plus !

318. Colère contre ma MDPH.318. Colère contre ma MDPH.
318. Colère contre ma MDPH.
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:15

J’ai été à Swynghedauw, hôpital dans la cité hospitalière de Lille. Il est spécialisé dans les prothèses et la rééducation. J’aime beaucoup ce nom ‘Swynghedauw’, il me donne envie de danser quand j’y arrive. Ça swingue ! « Quand le jazz est, quand le jazz est là… » chantait Claude Nougaro en son temps.

Mais quand je suis à l’entrée, mon envie de danser disparait. Je dis bonjour à des hommes, des femmes, voire parfois des enfants, prostrés ou qui discutent ensemble, tous assis, le moignon pendant ou la tige d’acier qui remplace le tibia et le péroné, apparente. Un jour ils danseront peut-être mais en attendant il faut passer par différentes étapes.

Je suis appelé dans le cabinet où sont le (c’est une la) médecin, le prothésiste, son adjoint et une stagiaire. 5 dans une pièce grande comme ma cuisine pour celles et ceux qui connaissent. Je précise cela parce qu’après avoir retouché la prothèse, tous me demandent si ça va. Je ne peux même pas faire trois pas !

Puis vient la discussion pour ou contre une nouvelle prothèse, vu l’état de celle que j’ai (elle me blesse et tient mal ; quand je marche, si je lance trop le pied la prothèse se sauve, elle va plus vite que moi et il m’est arrivé de la remettre en plein milieu d’un trottoir sous le regard de gens effrayés ou amusés)

Discussion donc. Le prothésiste est favorable à une nouvelle. Le toubib qui est une la réfléchit dur et annonce :

  • Ce monsieur n’est pas assez actif pour que la sécu accepte.

Et vlan ! un swing en plein nez ! (un autre genre de swing que celui de tout à l’heure mais qui est capable de faire danser lui aussi) je faux (présent du verbe faillir) m’étouffer. La le toubib s’étonne.

Pour cette brave dame, un retraité qui en plus à plus de 70 ans est automatiquement un inactif. La pauvre est pleine de préjugé et a une opinion sur moi alors qu’elle ne me connait pas et que nous n’avons jamais été en cour de récré ensemble.

Finalement je vais avoir une nouvelle prothèse. Je n’ai pas eu besoin de parler, ma tête a suffi pour que le toubib qui est une la change d’avis. Mais la décision n’a pas été prise devant moi ; tout d’un coup tous ont disparu. La stagiaire est revenue seule et j’ai dû lui demander ce qui avait été décidé pour savoir à quelle sauce ils allaient s’offrir mon moignon.

J’ai dit au revoir à la stagiaire sympa et lui ai demandé de dire au revoir pour moi à ces messieurs et dame. Ils sont partis sans me dire by by….

317.	C’est quoi être actif ?
317.	C’est quoi être actif ?
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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 22:27

Un ami m’a raconté son histoire de fauteuil :

« Le fauteuil électrique que j’avais, commençais à rendre l’âme. Des bosses partout, un siège qui était défoncé, des batteries qui ne se rechargeaient plus complètement et j’en passe. Ça faisait plus de huit ans que j’avais ce fauteuil je pouvais donc en commander un autre.

Je vais voir mon toubib qui me fait une ordonnance et je m’en vais commander un fauteuil.

C’était mi-juin.

Je vais dans une maison spécialisée, je choisis la couleur et les ‘plus’ nécessaires genre éclairage, pose-canne. Ça me coûte la bagatelle de 600 euros.

  • On vous envoie un devis que vous signerez pour que nous puissions commander le fauteuil.

Pourquoi ne pas signer tout de suite ? Pas d’explication. Je rentre chez moi.

Juillet je pars en vacances. Août à la maison. Le fauteuil électrique rend l’âme et je suis obligé de prendre le fauteuil manuel. Ça fait les biceps mais ça fatigue aussi !

Août se passe, les ouvriers de la boite où j’ai commandé le fauteuil sont en vacances.

Septembre. Je téléphone. J’ai enfin quelqu’un qui me répond :

  • Nous attendons votre devis signé pour commander votre fauteuil.

Je réponds :

  • Je n’ai jamais reçu de devis !

Silence au bout du fil. Recherche et le son revient.

  • Effectivement, il y a eu une erreur, nous vous envoyons votre devis dès ce jour.

Je le reçois, le signe, le renvoie.

Mi-septembre enfin, coup de fil pour prendre rendez-vous et me livrer le fauteuil. 3 mois d’attente !

Un gars sympa arrive chez moi avec le beau fauteuil. Il règle les repose-pieds, le dossier. Je demande :

  • Vous m’aviez bien dit lors de la commande que je n’avais pas besoin de monte-trottoir ?
  • Oui, oui, ne vous inquiétez pas, avec ça vous pourrez sans problème franchir les bordures.
  • Merci.

Le gars s’en va. Le lendemain je pars faire un tour avec le nouveau fauteuil un peu moins souple à manier que l’autre. Les roues arrière sont nettement moins larges. Ça roule, c’est le principal.

Je décide de rentrer à la maison. Je me positionne devant la bordure du trottoir devant chez moi que j’avais descendu sans peine au départ. J’actionne la marche avant, les roues refusent de monter. Je recommence, le fauteuil patine. Impossible de monter cette maudite bordure avec ce maudit fauteuil. Je ne pouvais pas rester là, passer la nuit dans la rue ! Je décide alors de franchir l’obstacle de biais ce qui est formellement interdit par le constructeur. Risque de basculement sur le côté. Tant pis, j’essaie. Les roues montent les unes après les autres, le fauteuil tangue, j’arrive vivant sur le trottoir.

Le lendemain je téléphone à la boite qui m’a vendu le fauteuil.

  • Je n’arrive pas à franchir les bordures basses des trottoirs !
  • Il faut les prendre bien de face.
  • C’est ce que j’ai fait mais ça ne passe pas. Avec l’autre fauteuil je n’avais pas eu ce problème.
  • Aviez-vous un monte-trottoir ?
  • Oui.
  • Et bien il faut en mettre un sur ce fauteuil là aussi.
  • Mais vous m’aviez dit que….
  • Je ne vous ai rien dit, ce n’est pas à moi que vous avez eu à faire lors de la commande. Bien, ce n’est pas grave. Je vous envoie un devis pour le monte-trottoir et vous nous le renvoyez, signé.
  •  

Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave ! Moi, en attendant je ne peux pas sortir !

Voilà, j’en suis là aujourd’hui. J’attends. »

Petit fauteuil deviendra grand pourvu que tu paies le prix fort !

316. Petit fauteuil deviendra grand…..
316. Petit fauteuil deviendra grand…..
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 04:05

Article un peu long mais c’est à cause ou grâce ( ?) au jeune Macron.

Nous sommes saturés d’interventions gouvernementales qui annoncent fièrement : l’allocation adulte handicapé (AAH) augmentera de 90 euros ! Qu’on se le dise !

Soit 50 euros en novembre 2018 (860 euros) et 40 euros en novembre 2019. (900 euros)

Il faut quand même avoir de l’impatience, pardon, de la patience et ce n’est pas non plus le Pérou !

Pour y voir plus clair, je vous fait profiter ci-dessous de l’analyse de l’APF sorti dans son journal ‘Faire Face’ Ca refroidit un peu l’enthousiasme.

La disparition programmée du complément de ressources, annoncée en même temps que la revalorisation de l'AAH à 900 €, constitue une surprise.

La hausse de l’AAH sonne le glas du complément de ressources

Publié le 21 septembre 2017

Le plus élevé des deux compléments d’AAH, le complément de ressources à 179 €, devrait disparaître pour ne laisser subsister que le moins avantageux, la majoration pour la vie autonome à 104 €. Mais le gouvernement assure que les actuels bénéficiaires pourront continuer à le percevoir.

La revalorisation programmée de 90 € de l’allocation adulte handicapé ne fait pas que des heureux. Elle fâche les allocataires de l’AAH en couple, qui sont les grands perdants de la réforme. Et elle inquiète les bénéficiaires du complément de ressources. Cette allocation complémentaire à l’AAH est attribuée, sous conditions, aux personnes ayant une capacité de travail reconnue inférieure à 5 %. Elle bénéficie à 6 % des allocataires (65 000 personnes environ). Mais elle devrait disparaître.

Une fusion alignée sur la moins élevée des allocations

« Les deux compléments de ressources de l’AAH (…) seront fusionnés en un seul », a en effet indiqué le gouvernement à l’issue du conseil interministériel du handicap, mercredi 19 septembre. Le complément de ressources et la majoration pour la vie autonome, qui ont chacun leurs propres critères d’attribution et ne sont pas cumulables, céderont la place à une nouvelle allocation

Le gouvernement n’a pas dévoilé les détails de l’opération. Mais il ne fait guère de doute que le complément de ressources va s’effacer pour laisser place à une majoration pour la vie autonome rénovée. « Cette réforme permettra notamment d’alléger les démarches des bénéficiaires de l’AAH qui pourront prétendre à la majoration pour la vie autonome puisqu’il ne sera plus nécessaire de solliciter une évaluation de la capacité de travail en complément de l’évaluation de l’incapacité », avance en effet Matignon.

Une mesure qui pénalise les personnes lourdement handicapées

Or, le montant du complément de ressources (179,31 €) est supérieur de quasiment 75 € à celui de la majoration pour la vie autonome (104,77 €). La hausse de l’AAH de 90 € serait-elle donc réduite à 15 € net pour ses bénéficiaires ?

« Cette mesure de simplification entrera en vigueur progressivement pour préserver les droits des actuels bénéficiaires de ces compléments », assure le gouvernement. Autrement dit, ceux qui perçoivent aujourd’hui le complément de ressources continueraient à y avoir droit. Mais il n’y aurait plus de nouveaux entrants.

« Cette mesure vise les personnes les plus lourdement handicapées, qui ne sont pas en mesure de travailler, souligne Véronique Bustreel, la conseillère nationale ressources de l’APF. C’est de l’injustice sociale. » Franck Seuret

 

Je reviens à mes commentaires personnels.

C’est curieux comme quelque chose de simple (versement d’un allocation adulte handicapé) se transforme en usine à gaz où il est finalement compliqué de connaître ses droits.

Autre remarque.

Je siège à la CDPH, commission de la MDPH pour l’obtention des droits liées à la reconnaissance du handicap. Je m’aperçois que depuis les élections présidentiels les boulons sont sévèrement, durement resserrés. Ainsi beaucoup de personnes handicapées dont les droits arrivent à terme et qu’il faut donc renouvelés voient leur pourcentage de reconnaissance passé sous la barre des 80% alors qu’il n’y a pas de changement dans le handicap constaté !

Finalement on peut dire sans rire que la hausse de l’allocation AAH va davantage profiter aux caisses de l’état ! Ils sont quand même forts nos ministres !!!

Je te donne un euro, tu me rends deux euros….

 

D'autres décisions en faveur des personnes handicapées sont en fait en défaveur de celles-ci.

Par exemple, le président Macron qui a plein la bouche son intérêt pour les handicapés (pas considérés comme personnes) décide dans ses lois nouvelles que les logements neufs ne seront pas systématiquement accessibles. Donc pas possible pour un couple d’handicapés d’y habiter ni pour leurs amis d’aller les rencontrer :

Logement : Macron veut assouplir les normes et "libérer" la construction

En déplacement à Toulouse lundi 11 septembre, le président de la République a présenté les grandes lignes de sa réforme du logement.

SOURCE AFP

Publié le 11/09/2017 à 18:44 | Le Point.fr

Le chef de l'Etat a présenté à Toulouse sa réforme du logement.

« Alors que la polémique fait rage autour de la baisse des APL, le chef de l'État s'est Par ailleurs, il veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surrèglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s'élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l'environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c'est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. »

 

Commentaires personnels.

Ainsi tout est avoué sans complexe. L’important n’est pas l’insertion des personnes handicapées dans ma vie sociale, c’est, selon le mot même de Macron il faut être pragmatique.

Etre pragmatique oh que oui ! sauf qu’elle n’est pas la même pour le gouvernement et pour nous. Notre pragmatisme est que tous, quelle que soit la situation du handicap puisse se loger décemment. Pour monsieur Macron, le pragmatisme est que tout soit fait pour que ça coute moins cher.

Le social mis en avant par les uns, le libéralisme mis en avant par les autres.

Pour les uns l’accessibilité est placé dans la case ‘justice’, pour le autres elle est placée dans la case ‘bons sentiments’

Les associations des personnes handicapées soulignent le fait qu’il n’y a eu aucune concertation pour cette décision.

Là encore Macron a plein la bouche dialogue, dialogue ! Tu parles (si je peux dire !) d’un dialogue ! c’est comme pour les ordonnances sociales : discutez tant que vous voulez de toute façon j’ai arrêté mes décisions qui passeront que ça vous plaise ou non grâce à mon arme ‘ordonnances’ qui ne loupe jamais sa cible.

 

Tout à fait autre chose.

Je tiens quand même à en parler car j’avais parlé déjà de mes ennuis avec ma voiture et le coût engendré.

J’ai écrit par mail ma surprise à Peugeot France. Le jour même réponse pour me demander l’envoie de toutes les factures depuis que j’ai la voiture.

Quatre jours plus tard, réponse : voiture bien entretenue et toujours dans le même garage Peugeot. (Sous-entendu : la panne n’est pas de votre fait mais du fait de la défaillance de pièces qui auraient dû être plus résistantes ?)

Bref, décision finale : Peugeot me rembourse la somme de 1 400 euros sur les 1 750 payés.  J’ai été scié et j’ai relu plusieurs fois le chiffre pour regarder si je mettais la virgule au bon endroit.

Comme quoi il faut toujours réclamer et quelque fois la fidélité ça paie !

315.	Je te donne un euro, tu m’en rends deux.
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Ça vaut bien une petite pub !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 00:50

Décidément les maisons de retraite (EHPAD) ne sont pas très expertes dans l’humain ! Il en a déjà été question dans ce blog (voir n° 40 ; 82 ; 120) J’ai vu aussi cette semaine (j’écris cela le 22.09.2017) sur Antenne 2 un reportage relatant la maltraitance dans les EHPAD dû principalement au manque de personnel.

Autre exemple vu et entendu. Comme dans les autres articles ce sont des événements de la vie journalière. Il n’est pas toujours fait en sorte que la vie des retraités dans ces EHPAD soit rendue heureuse.

Une femme a beaucoup de mal à se déplacer même avec un déambulateur. Elle apprend que son fils est entré à l’hôpital pour un problème sérieux.

La maman pleure et aimerait voir son enfant.

Elle n’a personne pour l’emmener. Elle n’a plus que son fils. Des amies retraitées de la maison lui conseille de demander que quelqu’un de l’EHPAD l’emmène à l’hôpital pour voir son fils ; du personnel de la maison transporte bien parfois des personnes dans un supermarché.

A la demande de cette femme, la réponse de la direction a été non.

Motif : la maison ne veut pas prendre de risque au cas où la personne transportée aurait des problèmes par exemple chute. Ceci dit sil elle trouve quelqu’un, un visiteur qui accepte de la prendre, c’est possible. Ben voyons ! Facile de reporter son travail ‘à risque’ sue d’autres qui seront les seuls responsables en cas de problèmes !

Cela veut-il dire que les gens qui bossent dans cette maison ne sont pas capables de s’occuper des personnes de l’EHPAD ? Dès qu’on fait quelque chose il y a un risque mais si on prend ce prétexte pour ne pas emmener quelqu’un dans un hôpital, le personnel n’a plus qu’à se croiser les bras. Dès qu’il mette quelqu’un de son lit au fauteuil ou le contraire il y a risque, dès qu’il sorte dans le jardin avec un retraité au bras il y a risque, dès qu’il installe quelqu’un sous la douche il y a risque, dès qu’il embrasse les résidents il y a risque etc.

Rendre la vie de celles et ceux que sont dans les EHPAD un peu plus humaine, voire heureuse, n’est donc pas le but de ces maisons ?

La maman pleure, elle sait qu’elle ne pourra voir son fils.

D'autres petites choses dans cette même maison disparaissent peu à peu, sans tambour ni trompette, qui sont des services qui étaient agréables. Un exemple : il n’y a plus de fontaine d’eau fraîche dans les étages.

314. Voir son fils.
314. Voir son fils.
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 07:32

Tout allait bien jusqu’à ce que … nous sommes très dépendants d’outils que nous avons rendus indispensables et, dès que l’outil défaille, notre tête défaille aussi, c’est panique à bord…

 

‘Je me trouvai fort dépourvu quand la voiture fut suspendue !’ pour paraphraser monsieur de La Fontaine.

Ça fait drôle lorsqu’après 30 kilomètres du point de départ, la voiture se met à brouter et refuse de répondre aux coups d’accélérateurs. Nous avons fait demi-tour (ma frangine était avec moi) et avons rejoint le point de départ à la vitesse décidée par madame la voiture soit entre 20 et 30 kms/heure. Nous étions stressés en arrivant en haut de chaque côte nous demandant si la voiture allait être capable de la franchir.

C’était un dimanche.

Arrivés à Bonchamp-lès-Laval, là où habite la frangine, nous avons garé directement la voiture au garage Citroën Peugeot.

Le lundi nous étions à 8 heures pour voir le garagiste.

  • Ah ! c’est à vous la Peugeot rouge.

Il y avait une bonne centaine de voitures sur la parking (le garage fait aussi vente) et à peine arrivé, le gars avait repéré ma voiture ; elle devait être saugrenue et insolite dans le tas !

Le garagiste dit qu’il nous préviendra dans l’après-midi après avoir fait le diagnostic.

 

Pas de coup de fil. Le soir, avec ma sœur et sa voiture (que je ne peux conduire) nous allons aux renseignements. Le gars nous reçoit couci-couça affirmant qu’il avait travaillé le dossier. Il se met à chercher sur son ordinateur pour faire un devis (notre venue à au moins cette efficacité) et quelqu’un avait quand même regardé et constaté qu’il fallait changer les injecteurs.

Le garagiste cherche donc sur son ordi et une péripétie inattendue se produit qui a failli tourner en drame alors que je l’ai trouvée rigolote : Le garagiste prend son téléphone et dit à un interlocuteur invisible :

  • Amène-moi le dossier de la Picasso de madame Lelièvre.

Je regarde ma sœur et nous nous mettons à rire. Le gars quitte son écran des yeux pour nous regarder avec étonnement. Je lui dis que je suis monsieur Lelièvre et que c’est sur une Peugeot 308 qu’il faut changer les injecteurs sinon des clients vont être étonnés du résultat de leur réparation.

Ma remarque n’a pas trop plu au garagiste qui a haussé les épaules en disant qu’il traitait plusieurs dossiers en même temps ; il n’a vu aucun humour dans mon commentaire et a bougonné que si ça n’allait pas je pouvais aller voir ailleurs.

L’incident passé il annonce le résultat de sa recherche. Ça me coutera dans les 1800 euros si tout va bien. Gloups !

Là évidemment, l’humour n’était plus d’actualité !

Il me faut bien cette voiture si je veux rentrer dans le Nord ! Il m’a alors fait signer un reçu comme quoi j’acceptais la réparation.

En signant je luis dis que je dois repartir à Valenciennes le jeudi.

  • Pas de souci ! Je vous téléphonerai mercredi pour vous dire où nous en sommes. Vous aurez votre voiture.

Bien sûr, pas de coup de fil le mercredi.

Nous allons aux renseignements le jeudi matin. Le garagiste n’est plus là. Un jeune gars, sans doute un vendeur, vient nous demander ce que nous voulons. Je lui explique et ajoute :

  • Le garagiste m’a dit qu’il me téléphonerait mercredi pour donner des nouvelles, en fait j’attends toujours ! Moi je devais partir ce jeudi.
  • Ça ne sera pas possible. Vous aurez votre voiture demain soir.

J’insiste :

  • Pourquoi ne pas avoir téléphoné pour m’informer ?
  • Le patron est parti en urgence à Paris.
  • Il aurait pu faire téléphoner par un autre.

Là-dessus je n’insiste plus, je devine que c’est inutile et je lui dis :

  • A demain.

 

Rentré à la maison, plusieurs questions me trottent dans la tête.

  1. Au bout de combien de temps doit-on changer les injecteurs ? Je cherche sur internet et la réponse est : pas avant 200 000 kilomètres. Moi j’en suis à 100 000.
  2. Pourquoi les injecteurs nous lâchent-ils lâchement ? réponse : à cause du carburant utilisé (j’en prends comme des milliers de personnes dans les grandes surfaces et tout le monde ne change pas ses injecteurs !) autre cause : mauvais entretien (je l’ai toujours fait faire au garage Peugeot de Valenciennes là où j’ai acheté ma voiture…) Sur un forum, quelqu’un dit que le constructeur a participé aux frais !!!! le veinard ! je vais tenter.
  3. Combien de temps pour changer les injecteurs ? les réponses sont variées, il y en a même une qui dit : trois minutes ! Quoiqu’il en soit je suis en train de battre un record car ils ont été sur ma voiture mardi, mercredi, jeudi, vendredi…
  4. Et LA question : le coût. Question compliquée semble-t-il avec des coûts en montagne russe. Qui croire ? Ma montagne russe à moi me semble bien élevée.

Je décide que dès le lundi (si j’ai ma voiture, je ne le sais pas encore à l’heure où j’écris c’est-à-dire vendredi 9h30 ; la voiture, c’est ce soir que je dois la récupérer sauf coup de fil ! du coup, contrairement aux autres jours, je ne souhaite pas de coup de fil du garagiste ! allez comprendre...) donc, dès lundi, je vais au garage Peugeot à Anzin, là où je vais habituellement, pour demander des explications sur cette panne.

C'était avant la panne !

C'était avant la panne !

Paysages mayennais que nous avons eu le temps de voir au retour....
Paysages mayennais que nous avons eu le temps de voir au retour....
Paysages mayennais que nous avons eu le temps de voir au retour....

Paysages mayennais que nous avons eu le temps de voir au retour....

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 07:04

Deux semaines de repos, de détente, de souvenirs sans nostalgie en ce mois de septembre 2017.

Un poème et quelques photos pour illustrer….

 

Je me promène sur le halage de la Mayenne,

Suivant les péniches qui rampent sans peine ;

Le clapotis papote avec elles

Racontant des histoires anciennes et belles.

 

Des ronds dans l’eau

Tracés par des poissons argentés

Comme un pied de nez

Vers le pêcheur patient et silencieux.

 

Rivière sertie dans un écrin de vert,

Ralentie par les nombreuses écluses,

Prisonnière des quais des villes,

Sans gêne dans la campagne colorée

 

Adultes anciens à court d’imagination

Ont Baptisé du même nom gourmand

Ville, département et rivière

Créant ainsi un beau mélange de couleur et de vie.

 

Enfants anciens intrépides et novateurs

Dans les corps, sur la toile sur les mers, avec les mots

Tous des chercheurs :

Ambroise Paré, Alain Gerbault, Alfred Jarry, Douanier Rousseau.

 

L’un avec ses bistouris, l’autre son bateau

Et le troisième son père Ubu

Sans oublier le Douanier Rousseau

Dans son imaginaire jungle.

 

Heureuse ville

Avec Ambroise Paré

Qui te donne l’immortalité ;

Rousseau le Douanier

Qui t’apprend la beauté simple ;

Jarry

Qui t’offre son père Ubu de tous les temps ;

Alain Gerbault

Le marin aux dimensions de l’univers.

 

Par-ci, par-là, sur le tapis vert tendre des champs

Sont parfois posés des châteaux

De toutes les époques

De toutes les formes hautes, longues, massives.

 

Châteaux forts, châteaux de charme,

Châteaux fermiers, châteaux de nobliaux,

Châteaux toujours debout,

Témoins d’histoire.

 

Histoire encore plus lointaine…

Jublains et ses thermes romains,

Saulges et ses grottes d’un autre âge

Lieux appréciés depuis des millénaires !

 

Force, beauté, vie de la rivière,

Couleurs au multiple vert

De la campagne bosselée

Jolies sont ‘les Mayennes’ !

 

Je traverse Laval avec ma rivière,

Ici des femmes et des hommes travaillaient

Dans une Filature étalée le long de l’eau

Où entrait le coton en balles pour en sortir en fil.

 

C’est là dans une rue parallèle

Dans une maison aux autres pareilles,

Jadis prisonnières de jardins colorés,

C’est là, derrière l’une des fenêtres, que je suis né.

 

Et ce viaduc aux allures de jeune-fille,

Qui n’ose tremper ses pieds dans l’eau 

Prise de chaque côté dans l’étau des quais

Obligée de se calmer pour caresser la ville.

 

Les arches d’un vieux pont fatigué et solide

Mènent au château ancien gardien ombrageux

D’un passé qu’il aimerait voir revivre,

Qu’il retrouve peut-être au fond de la rivière chantante.

 

A la sortie de la ville c’est Avesnières

Au clocher lancer à l’assaut du ciel

Où les saules ne pleurent même plus

Et protègent ceux qui voient la vierge invisible.

 

Rivière, ville, campagne

Je me revois sur ce halage

Leur racontant mes joies et angoisses adolescentes.

 

Comme ce paysage porte en lui

Et les arbres, et les couleurs et les musiques

J’hérite en moi d’une histoire lointaine et si proche.

Bateaux-lavoir où les lavalloises (il n'y avait que des femmes....) venaient laver leur linge et papoter au rythme du clapotis de l'eau agitée

Bateaux-lavoir où les lavalloises (il n'y avait que des femmes....) venaient laver leur linge et papoter au rythme du clapotis de l'eau agitée

312. Retour à la source.
312. Retour à la source.
'Usine de la Filature' comme nous disions, où ont travaillé mes parents.
'Usine de la Filature' comme nous disions, où ont travaillé mes parents.

'Usine de la Filature' comme nous disions, où ont travaillé mes parents.

Maison natale ..... D'mon temps elle était enserrée de jardins colorés. Nous étions 4 familles dans cette maison.

Maison natale ..... D'mon temps elle était enserrée de jardins colorés. Nous étions 4 familles dans cette maison.

Vue sur Laval de la Perrine (jardin public de Laval) Viaduc et vieux château.
Vue sur Laval de la Perrine (jardin public de Laval) Viaduc et vieux château.
Vue sur Laval de la Perrine (jardin public de Laval) Viaduc et vieux château.

Vue sur Laval de la Perrine (jardin public de Laval) Viaduc et vieux château.

Basilique d'Avesnières à la sortie de Laval. Un chevalier moyenâgeux a failli mourir en s'enfonçant dans la vase de la Mayenne. Il a promis, s'il s'en sortait, de construire une modeste église.
Basilique d'Avesnières à la sortie de Laval. Un chevalier moyenâgeux a failli mourir en s'enfonçant dans la vase de la Mayenne. Il a promis, s'il s'en sortait, de construire une modeste église.

Basilique d'Avesnières à la sortie de Laval. Un chevalier moyenâgeux a failli mourir en s'enfonçant dans la vase de la Mayenne. Il a promis, s'il s'en sortait, de construire une modeste église.

312. Retour à la source.
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 07:31
  • La retraite.

L’AFP a publié le jeudi 10 août 2017 à 20h05 : 

« Plus de 4.000 nouveaux retraités sont touchés par des retards de versement de leur pension en Ile-de-France, selon des chiffres communiqués jeudi par le ministère des Solidarités, des syndicats eux, dénonçant le manque de moyens alloués au traitement des dossiers.

La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) d'Ile de France "accuse un retard d'à peu près 4.400 dossiers au 31 juillet" a indiqué le ministère à l'AFP……

(Rebelote ! On a connu ça dans le Nord et en Languedoc Roussillon il y a deux ans !!!)

……… Mercredi, la CGT s'était inquiétée dans ‘l'Humanité’ de l'accumulation des retards en Ile-de-France, faisant état de 20.000 dossiers "en attente de contrôle"……

……… D'après le ministère, le délai moyen de traitement des dossiers, d'ordinaire de 90 jours, s'est dégradé ces derniers mois : de 107 jours en avril à 113 en juillet, avec un pic à 115 en mai.

En cause, selon la Cnav, une meilleure anticipation des usagers pour leurs départs en retraite (et toc ! c’est la faute de ces retraités trop pressés de partir en retraite et de recevoir leur argent) mais aussi une "inquiétude vis-à-vis des réformes" prévues, notamment en période électorale. (on peut comprendre les travailleurs !!!)

Des explications qui ne tiennent pas, selon M. Tétard de la CGT : "Tous les trois - quatre ans, on a une réduction d'à peu près 10% de nos effectifs", dénonce-t-il, pointant un "problème de moyens"……

…… Un droit opposable à la retraite est en vigueur depuis septembre 2015 : les retraités peuvent bénéficier d'un versement garanti le mois suivant leur départ s'ils ont déposé un dossier complet au moins quatre mois avant.

Une mesure prise à la suite des lourds retards observés pour plusieurs milliers de nouveaux retraités de Nord-Picardie et du Languedoc-Roussillon en 2014, parfois sans ressources pendant des mois. »

Et la Cnav avec son peu d’imagination ressert le même argument que les années précédentes : « pic générationnel » Mais bon sang ! ces pics générationnels ne sont-ils pas prévisibles !!! ils avaient 65 ans pour les prévoir ! 

La Cnav ajoute : « situation « non dramatique mais tendue ».

Et de déplorer une dramatisation de la situation qui perturbe les assurés. 

Autrement dit : « on s’en lave les mains. Ce qui perturbe les assurés n’est pas le non-versement de leur retraite mais ceux qui constatent que leur retraite n’est pas versée !!!! »

 

  • Retour à la CDAPH (commission de la MDPH)

Pour certaines et certains membres de la CDAPH et de l’EPE (encore l’un des sigles dans la centaine existante : Equipe Pluridisciplinaire d’Evaluation) il parait qu’un « état stabilisé » est synonyme d’amélioration ce qui entraîne une baisse dans la reconnaissance du handicap et qui fait que des personnes constatent que leur handicap passe sous la barre fatidique des 80% alors que leur handicap est toujours le même, il est… stable !

Un « état stable » ne signifie pas que ça va mieux. Pour prendre mon petit exemple si mon état est stable ça ne signifie pas que ma jambe a repoussé ! Il y a stabilité dans le mal et dans la souffrance, s’il n’y a pas récession il n’y a pas non plus amélioration. Je connais des hommes et des femmes qui vivent sur leur fauteuil handi depuis des années. L’état de leur handicap est stable mais toujours autant handicapant ; leur souffrance est toujours la même (stable !) ; leur dépendance est toujours aussi grande (stable !). Pour garder la reconnaissance ‘handicapé’, faudrait-il que ça aille de mal en pis ??!!

Stabilité n’a pas une signification de plus ou moins…par définition ! cela veut dire que rien ne change et la décision de la CDAPH ne doit pas, elle non plus, changer de registre.

311. La retraite encore (article 182) et encore la MDPH (article 310)
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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 00:17
  1. Le handicap coûte cher.

J’ai déjà parlé de cette question dans un numéro précédent. Je voudrais fare part d’un autre exemple très concrets et précis.

Mon copain Laurent profite du beau temps pour se balader en fauteuil. Son seul plaisir. L’autre jour, crevaison. L'une des petites roues avant n’a pu s’empêcher de papoter avec un clou perdu sur le trottoir.

Il fait appel à la maison où il a acheté le fauteuil car enlever la roue et le pneu demande des outils spéciaux.

Le lendemain rebalade. Il faut dire que Laurent a beaucoup de chance. L’autre roue avant crève à son tour. Re appel, re réparation. Coût de ces deux interventions : 76 euros 55 centimes. Vous direz que j’exagère, vous avez raison en fait le coût a été de 76 euros 54 centimes.

Les deux pneus arrière du fauteuil de Laurent sont lisses vu le grand nombre de kilomètres parcourus. Laurent se renseigne. Il veut en profiter pour changer les pneus en faisant monter deux roues à bandage (pneus pleins)

Coût : 120 euros 12 centimes.

Qu’on ne nous dise pas que nous avons de la chance d’avoir du beau matériel ‘offert’ par la Sécu ! Pour rester sur l’exemple des fauteuils, le montage de l’électricité, d’un monte trottoir et plein de choses qu’on appelle accessoires et qui sont en fait essentiels, sont à nos frais.

Et je ne veux plus reparler de ma fameuse douche toujours pas accessible à cause du coût demandé... (article 1 et 34 du blog)

 

 

  1. Trouver sa place !

Je vais régulièrement à la MDPH (maison de la personne handicapée) pour siéger à la CDPH (commissions des droits et de l’autonomie de la personne handicapée) où nous décidons sur 7 ou 8 demandes sur des centaines par semaine. Nous travaillons en recevant les personnes ou le plus souvent sur dossiers qui cachent beaucoup les réalités.

Pour comprendre de quoi il est question pendant les CDAPH je me suis fait un pense bête 'spécial Lelièvre' (c’est la bête). Sur une page 21/29.7 recto-verso en deux colonnes sur chaque face, il y a tous les sigles utilisés pendant ces commissions (une centaine) plus d’autres qui m’ont échappé !

L’autre jour quelqu’un (c’était sur dossier) demande à entrer en MAS (Maison d’accueil spécialisé). Il avait trouvé une maison prête à l’accueillir en Belgique. Mais, car il y a toujours un 'mais' sinon ce serait trop simple, la personne demandeuse devrait, vu son handicap, aller dans un FAM (Foyer d’accueil médicalisé). Discussion. Si nous acceptons l’entrée en MAS selon son désir, elle est tout de suite placée, si nous refusons et maintenons le FAM, ce sera alors une attente de plusieurs mois voire même années (!) tant les listes d’attente sont longues et la France peu équipée. Vote après discussion : la personne doit patienter et attendre une place libre en FAM….

Avec d’autres représentants d’associations d’handicapés (personnellement j’y siège pour les syndicats) nous constatons combien l’Etat resserre la vis depuis un moment et renvoie la question du handicap aux familles : il n’y a pas de places libres, créer  des structures nouvelles il n'en est pas question et ce sont les familles qui doivent se débrouiller.

La Belgique est en avance sur nous et beaucoup d’adultes du département du Nord de la France sont dans des maisons belges. En France nous avons seulement su créer l’amendement Creton :

« L'amendement Creton permet le maintien dans un établissement d'éducation spéciale d'un jeune adulte handicapé au-delà de l'âge de 20 ans ou, si l'âge limite pour lequel l'établissement est agréé est supérieur, au-delà de cet âge, dans l'attente qu'une place dans l'établissement pour adulte désigné par la CDAPH (*) dans sa décision d’orientation se libère »

Et cet amendement est plus qu’utilisé, vu le peu de places disponibles dans les structures françaises !

C'est rare une inauguration d'un nouveau MAS ou FAM.....

C'est rare une inauguration d'un nouveau MAS ou FAM.....

310. le handicap coûte cher. Trouver sa place !
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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 07:45

‘Libération’ du 16 août 2017 présente un dossier de quatre pages à lire absolument sur les violences gynécologiques.

Dans l’un des articles Nathalie Sage Pranchère dénonce : « il y a une perte de contrôle de son propre corps »

Après plusieurs témoignages ahurissants, ‘Libé’ interroge :

« Que faire ?

Juridiquement parlant, pas grand-chose. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, «les professionnels de santé sont protégés et bien au-dessus de la loi», concède Chantal Ducroux-Schouwey, du Ciane : «Dans cette culture médicale franco-française, le médecin aura toujours eu raison de sortir les ciseaux pour une épisiotomie.» A ce jour, pas une plainte n’a abouti devant les tribunaux. Marie-Hélène Lahaye, juriste, précise : « Les médecins ne comprennent pas que le consentement passe par un échange d’informations et un dialogue instauré avec la patiente. Ils ne se sentent pas menacés par son non-respect. Il n’est pas rare que des médecins disent ouvertement que la loi Kouchner est "inapplicable". »

Quelle solution alors ? Pour Israël Nisand, il faut d’abord réinjecter de l’argent dans les veines hospitalières : « Notre profession subit aussi des violences de la part de l’Etat, qui ne cesse de rogner sur les crédits des hôpitaux. Quand on est confronté à une urgence vitale et qu’il y a trop peu de personnel pour l’assumer, nous nous sentons gravement démunis et désemparés, et ceci peut évidemment avoir des conséquences sur la qualité de l’accompagnement des femmes. Jusque-là, nous avons caché la paupérisation de nos maternités. Mais nous sommes en train de franchir la ligne jaune de l’insécurité. Nous le dirons désormais de plus en plus haut et fort. »

Martin Winckler, lui, rejette la faute sur les professionnels de santé, incapables de se remettre en question : « Le problème des gynécologues est leur paternalisme, cette façon qu’ils ont de croire tout savoir. En outre, ils se pensent moralement supérieurs, encore plus avec les femmes en raison du sexisme ambiant. Il faut qu’ils revoient leur façon de penser.» Comment leur apprendre à entendre un patient dire « non, je ne veux pas » ? Formation, formation. A la psychologie, à l’écoute, au respect, répondent ceux qui critiquent le système. »

Cette façon de faire sans demande préalable, sans explication parce que seul le grand spécialiste sait, qu’il est incapable de se remettre en question comme dit Martin Winckler, qu’il considère ‘ses’ ‘patients’ pour des inculturés, des ignares, qu’il ne tient aucun compte de leur savoir-faire et quoi-faire ‘grâce’ à leurs expériences dans leur vie de chaque jour, je l’ai rencontrée aussi dans mon parcours d’handicapé moteur. Je le dénonce tout au long de mon blog mais comme dit ‘Libé’ « Que faire ? » et de répondre « pas grand-chose ! »

Notre corps nous appartient, nous avons pour le moins le droit de donner notre consentement et notre avis sur la façon dont il est traité lors des interventions chirurgicales ; le droit de faire des propositions qui soient entendues et prises en compte lorsque nous avons par exemple besoin d’appareillages pour utiliser les fonctions de notre corps.

Tiré de "Droits des personnes hospitalisées"

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