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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 08:39

Ecrit un jour de pluie, de froid, de brouillard, de grêle, d'orage... c'est dire si c'est rare !

 

Lassitude                             

 

La désespérance me ronge                                  

Plus profondément qu’un songe.

Cauchemar vivant

Etiolant mon visage paravent.

 

Le mal, installé dans ma chair,

Subi, haï, me coûte cher.

Moignon lamentable

D’une souffrance non rentable.

 

Plaies journalières

Toujours plus douloureuses qu’hier,

Me réduisent à mendier

Solitude, sourires non dédiés.

 

Le cap Horn est d’une grande douceur

Rapporté au handicap d’une grande langueur.

L’obstacle n’est pas dans les événements extérieurs,

Il est dans ce qui se vit à l’intérieur.

 

Grimper les montagnes est un bonheur,

S’enfoncer dans la dépendance est un malheur.

Les étoiles, phares éternels, font rêver,

Le mal sournois fabrique des dépravés.

 

Le bateau en croisière n’aime pas l’arrivée,

Le handicap accélère la vie et fait chavirer.

Lune jaune, sans fard, toute douce ;

Soleil rouge incorporé, notre frousse.

 

L’enfant ne peut cacher ses joies ;

L’handicapé obéit à des lois :

Il les tait, les rend sans teinte

Pour échapper aux plaintes.

 

La souffrance se vit seul,

On en prend plein la gueule

Malgré la visite amicale

Pour nous rejoindre au fond de la cale.

 

Ma vie tient à un fil,

Les amis défilent

Impuissants à relever

Celui qui veut crever.

 

Lassitude forte,

Envie de repartir, morte.

La mouche, elle, lutte

Et sans cesse butte

 

Contre une vitre transparente,

Et recommence la croyante !

Moi, je n’en peux plus de vivre,

A la grande faux je me livre.

 

La souffrance a-t-elle un sens

Ainsi que ceux qui sont en forme le pensent ?

De l’intérieur elle me creuse,

Avec parfois des sensations heureuses…

 

Curieux malheur

Qui se transforme en fleur ;

Il aide à relativiser l’événement

Qu’auparavant je voulais vivre crânement.

 

Tout devient relatif

Sauf la fleur et son charme vif,

Le roseau souple toujours vivant,

Le rencontre d’un bonheur enivrant.

 

L’écriture est une fuite délirante

Tel un rêve qui révèle ce qui me hante,

Comme des amours interdits,

Une vie à cent à l’heure du lundi au samedi.

 

Foutu corps

Qui fait grève du transport,                                   

Je ne supporte plus ta douleur,

Qu’arrive enfin la dernière heure !

 

Enfin libre de courir

Sans la crainte de pourrir !

Enfin capable d’aimer

      Sans la crainte de ne plus charmer

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:38

Il est parfois des surprises inattendues !  

Une amie à son frère handicapé qui est placé dans une maison spécialisée. Cette maison est en Belgique parce qu’en France nous sommes très mal équipés pour accueillir des personnes handicapées lorsqu’elles atteignent leur majorité. L’amendement Creton tente de corriger cette insécurité mais il ne résout pas le problème, il recule seulement une décision qui devra tomber un jour.

Le frère de cette amie arrivait à la fin de la période décidée par la MDPH pour son placement dans le lieu où il est actuellement. Il a donc fait une demande de prolongation.

La MDPH (ou CDAPH qui est la commission de la grande maison et c’est elle qui prend les décisions) refuse la prolongation de la présence dans la maison actuelle sous le prétexte qu’il y a de telles maisons en France. Ce qu’elle ne dit pas bien qu’elle le sache, c’est que le temps d’attente peut être de plusieurs années !

Mon amie fait appel pour que son frère reste dans la maison actuelle. Il y est depuis 20 ans et l’enlever de ce lieu c’est lui faire perdre tous ses repères qu’ils soient amicaux ou géographiques. Ce n’est pas ce qui améliorera sa vie.

La MDPH reste sur sa position.

Arrivé là il faut connaitre un peu l’organisation de cette maison. La très grosse majorité des demandes fates passent devant un groupe de professionnels de la MDPH car la CDAPH (composée de représentants de l’Etat, de la Sécu, de la CAF, d’associations de handicapés ou de leurs familles, des syndicats…) cette CDAPH donc, ne peut étudier l’ensemble des dossiers où il faudrait qu’elle se réunisse chaque jour, 8 heures par jour !

Je me pose une question : il faudrait que la CDAPH puisse étudier les dossiers sur lesquels les usagers font appel car s’il y a appel c’est qu’il y a problème (le plus souvent) et c’est là que la CDAPH devrait intervenir…

Que faire après ce refus de l’appel ? les larmes aux yeux, la sœur de la personne handicapée, me demande s’il existe une autre solution. Il y en a une : aller devant le tribunal et là on n’est pas sorti de l’auberge !

Avant d’en arriver là mon amie veut faire une nouvelle tentative téléphonique à la MDPH. Coup de chance, elle a quelqu’un au bout du fil au bout de seulement (!) un quart d’heure. Une voix sympa lui demande ce qu’elle veut. L’amie expose son cas. La voix du téléphone demande quelques minutes, le temps qu’elle regarde le dossier sur son ordinateur. De fait, quelques minutes plus tard, la voix se fait réentendre.

  • Oui madame, vous avez raison. La question est résolue, votre frère restera dans la maison actuelle. Vous recevrez une notification écrite dans quelques jours.

L’amie reste muette de surprise et réussit à dire un petit merci tremblotant avec des larmes dans la voix.

Un simple coup de fil et tout est résolu ! un véritable miracle à la MDPH !

Je rallonge donc mon affirmation du début :

Il est parfois des surprises inattendues ! et qui sont de bonnes surprises !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

pô avoir peur, même de téléphoner à la MDPH !

Pulvérisons les obstacles !

Pulvérisons les obstacles !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 06:43

Pose de digicode dans les entrées d’immeubles de la S.A. du Hainaut (au fait, l’ancien bailleur a fait pfuitt ! il a rendu son tablier pour l’offrir à la S.A. du Hainaut qui de ce fait devient l’un des plus gros bailleurs de France si ce n’est pas le plus gros. Pourquoi ? Nous l’avons appris dans les journaux mais pas tout bien sûr. Nous avons beau payer, nous n’avons pas droit à l’info… D’après les journaux c’est une question de sous ce qui n’est pas une grosse surprise ! Val Hainaut, l’ancien bailleur n’en ont plus assez)

Bref, revenons à nos moutons comme dirait Panurge avant qu’il prenne la poudre d’escampette. Les digicodes posés ont sous chaque numéro la traduction en braille. Bien.

Une dame (mon espionne infiltrée) vient voir et admirer le travail. Elle fait pourtant une remarque : le braille sous les numéros c’est bien mais les flèches qui font défiler les noms des habitants si elles sont en braille, les noms eux, ne le sont pas. Comment un non-voyant saura qu’il est sur le bon ?

Le poseur regarde la dame de haut en bas (ce qui est rapide car c’est une petite dame) et lui crache : ce ne sont pas des appartements pour handicapés. Certes, fait mon espionne qui n’est pas impressionnable, mais tous les handicapés peuvent allez voir des amis dans tous les immeubles et j’ai d’ailleurs une amie non-voyante qui vient souvent chez moi pour boire un café.

Changement de bailleur mais politique identique !

282. Interdit aux non-voyants.
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:36

Une amie de Paris m’a envoyé une alerte pour l’un de ses amis qui vit avec un handicap auditif. Ce handicap lui interdit tout séjour dans une ambiance bruyante. Il raconte son parcours pour tenter d’avoir un nouveau logement.

 

 

Le parcours d'un combattant pour obtenir un logement social adapté à mon handicap

Auteur : Fédération Nationale des malades handicapés UD de Paris

Créé le 30/01/2017

À l'attention : de Paris habitat

Témoignage pétition d'une personne handicapée :

Je m'appelle Hugo (pseudo), j'ai 43 ans, avec une vie privée et professionnelle normale. Je vis dans un deux pièces, mon bailleur est Paris Habitat. Je vis dans ce logement (à Paris, 15ème) depuis 22 ans.

Il y a 7 ans, je suis devenu handicapé à 80 % (reconnu par la Maison Départementale des Handicapés de Paris). Mon handicap est sensoriel, c'est un handicap auditif majeur qui a pour conséquences que je ne peux pas supporter le bruit. Hors, mon appartement est situé dans un contexte très bruyant, route à grande circulation, à proximité et école...

Ce handicap ne se voit pas... mais je suis interdit de transports en commun (trop bruyant), je dois effectuer tous mes déplacements médicaux et autres, à pieds (je n'ai pas les moyens de me payer 4 taxis par jour). Ma situation n'est pas épuisante, elle est inhumaine. Lorsque j'ai 2 rendez-vous médicaux (ou plus) à 4 ou 5 heures d'intervalles, je ne peux pas rentrer à pied. Toutes mes consultations médicales sont dans le centre de Paris (1er, 6ème nord, 2ème). Les spécialistes médicaux qui me soignent disent qu'il faut absolument déménager pour venir habiter dans le centre de Paris. Cela équivaudrait à une simple mutation d'appartement (du 15ème au centre) comme il y en a des milliers par an.
Je ne peux pas rester dans mon appartement qui n'est pas adapté à mon handicap. Je paie donc un loyer pour rien... J'ai un dossier médical "béton" qui correspond aux priorités absolues des chartres HLM de la ville de Paris et des bailleurs sociaux (Mairie de Paris - Chartre des mutations internes au sein du parc social - Engagement n° 2 - et Loi n° 2001 - 1247 article 441-1 du code de la construction et de l'habitat : Ces textes disent : que l'attribution des logements sociaux est faite en priorité pour les personnes handicapées ou leur famille).
Cela fait plus de 7 ans que je demande ma mutation à Paris-Habitat, aux élus de Paris, ... et auprès de tous ceux qui ont une responsabilité dans l'attribution des logements... On m'écoute avec attention... enfin presque toujours : un responsable de Paris Habitat m'a envoyé un courrier me disant que je ne suis pas prioritaire... Pour moi c'est de la non-assistance à personne en danger car ma santé se dégrade de plus en plus...
Alors aujourd'hui, je lance cette pétition que je vous demande de signer et de faire signer pour obtenir enfin un appartement correspondant à mon handicap, le plus près possible du centre de Paris...

Hugo, locataire d'un appartement non adapté à mon handicap

 

Pour signer cette pétition rendez-vous sur l’adresse suivante :

 

http://www.mesopinions.com/petition/sante/parcours-combattant-obtenir-logement-social-adapt/27719

 

ou aller sur Google, taper ‘mes opinions’, cliquer sur la première adresse du site proposée par Google puis dans le moteur de recherche taper :

‘parcours du combattant’

281. Pour aider Hugo.
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:43

Le soleil rase les murs. Le fauteuil aussi ! le gars était en retard à son rendez-vous avec le toubib spécialiste. Il n’aime pas faire attendre, alors il n’aime pas non plus être attendu.

Il fait ce qu’il peut mais le fauteuil électrique n’avance pas vite. Et puis il y a ces voitures garées en épi sur le trottoir ; elles touchent presque le mur et obligent à faire un détour en descendant du trottoir.

Enfin l’hôpital est là, à quelques tours de roue. Une fois dans le hall il faut encore faire la queue devant un guichet pour obtenir le Sésame ouvrant la porte de la salle d’attente du toubib.

Six personnes sont déjà là. Apparemment les consultations ne sont pas encore commencées. Le gars en fauteuil a quatre minutes de retard, ça aurait pu être pire !

Au bout de dix minutes sans qu’il ne se passe rien, il se tortille pour atteindre le sac à dos accroché au dos du fauteuil. Personne n’ose bouger pour aider. Au bout d’un moment, il réussit à agripper le sac et le ramène vers lui pour l’ouvrir et prendre un bouquin. Il a toujours un bouquin dans son sac ; il sait que l’une des principales qualités, lorsqu’on fréquente le milieu médical est de savoir attendre (les fameux ‘patients’).

Une demi-heure, toujours rien.

Ils sont maintenant 9 à attendre. Chacun dit aux autres son horaire de rendez-vous et il vole des remarques du genre :

  • Il exagère tout de même !
  • C’est toujours la même chose avec lui.
  • Je n’ai pas qu’ça à faire ! Je dois aller chercher les enfants à la fin de l’école et je vais être en retard.
  • Je vous parie qu’il va dire : « excusez-moi, j’ai eu une urgence ! » ; s’il ne le dit pas je veux bien reculer d’une place.

Le gars participe à la conversation sans arrêter sa lecture. Quelqu’un lui dit :

  • C’est une bonne idée d’amener un livre !
  • Oh oui ! Je suis habitué à ces rendez-vous et je sais que ce sont des gens qui ne pointent pas, ils viennent à l’heure qu’ils veulent. Ils se moquent pas mal de nous, nous sommes à leur disposition.

Le gars aime raconter à ses amis que s’ils mettaient bout à bout les temps qu’il a passés à attendre, il pourrait avoir une deuxième vie !

Trois quarts d’heure.

  • Toubib or not toubib ? fait quelqu’un qui connait trois mots d’anglais.

Un autre de lève comme pour partir. C’est à ce moment-là que le médecin arrive. Il avance à grands pas, sans un regard. Devant son cabinet, il cherche avec difficulté la clé au fond de sa poche, la trouve enfin et en ouvrant la porte il nous regarde enfin et dit :

  • Excusez-moi, j’ai eu une urgence.

Les neuf personnes se regardent mais pas trop longtemps pour ne pas éclater de rire. La personne qui avait parié fait celle qui était sûr d’elle.

Le toubib s’enferme dans son bureau pendant cinq bonnes minutes. Il ouvre la porte et appelle le premier patient. Un impatient lance un « enfin ! » pas très haut mais suffisamment pour que celui qui est concerné l’entende.

280. Y’a pas l’feu !
280. Y’a pas l’feu !
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 10:46

Le 1er mai 2017, toutes les consultations chez un médecin conventionné augmenteront de 2 euros et bien plus en ajoutant majorations, forfaits et dépassements autorisés !

Vendredi 26 août les médecins libéraux et la sécurité sociale ont signé une nouvelle convention pour 5 ans.

Cette convention de 134 pages (+ 140 pages d’annexes pleines de sigles) organise les rapports entre les médecins généralistes et spécialistes des secteurs 1 (conventionné à honoraires non libres) et 2 (honoraires libres mais ayant passé un contrat d’accès aux soins avec l’assurance maladie).

Elle ne concerne pas les médecins du secteur 2 qui pratiquent les honoraires libres et n’ont pas passé de convention ou signé de contrat avec l’assurance maladie.

Cette convention qui s’appliquera à compter du 1er mai 2017 comprend trois parties :

- conforter l’accès aux soins notamment dans les zones sous-dotées (milieu rural, périurbain et banlieues des grandes agglomérations) en incitant les médecins à passer des contrats d’installation, de transition, de solidarité territoriale en échange d’aides financières et d’allègements de charges sociales ;

- la tarification (honoraires) des consultations et les dépassements autorisés ;

- l’organisation des relations entre les médecins « conventionnés » et l’assurance maladie.

Nous nous bornerons ici à publier ce qui intéresse les patients : les nouveaux tarifs des consultations.

 

Ce qui va changer en 2017

- tous les tarifs disons de base des consultations des médecins généralistes et spécialistes vont augmenter de 2 euros[1]. Ainsi donc, la consultation de votre médecin généraliste passera (le 1er mai 2017) de 23 à 25 euros.

- le tarif des médecins généralistes qui suivent les enfants de moins de 6 ans sera majoré de 5 euros (soit 25 + 5 = 30 euros). Celui des pédiatres sera également majoré de 5 euros pour le suivi des nourrissons de 0 à 2 ans mais aussi des enfants jusqu’à 16 ans + majoration dite « Enfant de 0 à 6 ans » de 4 euros.

- majoration de 16 euros, à compter du 1er novembre 2017, des consultations pour les patients présentant une pathologie complexe ou instable (pathologie endocrinienne de la grossesse, trouble du comportement alimentaire, patients traumatisés, séquelles lourdes d’AVC, scoliose grave de l’enfant, pathologies neurologiques, asthme, polyarthrite rhumatoïde, épilepsie, suivi enfants prématurés, prise en charge de la stérilité etc.).

- tous ces tarifs seront majorés de 15 euros, à compter du 1er janvier 2018, dans les cas suivants : consultations réalisées par un médecin correspondant pour un patient adressé par un médecin traitant pour une prise en charge dans les 48 heures, consultations réalisées en urgence par le médecin traitant suite à un appel des centres 15, 116 et 117.

- à compter du 1er novembre 2017, les consultations suivantes coûteront 46 euros: la première consultation de contraception et de prévention (dite CCP) des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, la consultation de suivi de l’obésité (CSO) des enfants de 3 à 12 ans en risque avéré d’obésité dont la prise en charge (non précisée) serait à 70% par l’assurance et 30% par les mutuelles, la consultation obligatoire de l’enfant (COE) de la naissance au 25ème mois et celle dite de sortie de maternité (CSM) de la naissance au 28ème jour.

D’autres majorations de consultations sont prévues à compter du 1er novembre 2017.

- maintien du forfait « patientèle » de 5 euros par consultation notamment pour le suivi des personnes âgées de 80 ans. Attention cette MPA (majoration personnes âgées) n’est pas due par le patient en plus de la consultation. Il s’agit d’un forfait versé tous les trimestres par l’assurance maladie au médecin pour chaque consultation d’une personne de plus de 80 ans.

- les dépassements d’honoraires seront plafonnés, à compter du 1er mai 2017, pour tous les médecins du secteur 1 comme suit : 17,5% des tarifs applicables lorsque le médecin sera consulté en dehors du parcours de soins coordonnés et en dehors des cas d’urgence ou d’éloignement occasionnel du patient. Les médecins du secteur 2 qui signeront un OPTAM (option de pratique tarifaire maîtrisé – ex CAS – contrat d’accès aux soins) devront respecter un taux de dépassement moyen qui ne peut excéder 100% du tarif sécu.

Attention pas de dépassement autorisé pour les soins délivrés aux patients bénéficiaires de la CMU complémentaire ou de l’ACS (aide à l’acquisition d’un complémentaire santé).

- le mode de prise en charge de ces consultations est inchangé : 70% par l’assurance maladie et 30% (ticket modérateur) par les mutuelles (y compris les complémentaires santé des entreprises) pour celles et ceux qui en bénéficient.

En fait le remboursement par l’assurance maladie ne sera que de 66% puisqu’il est prélevé, sur chaque consultation, une participation forfaitaire de 1 euro par patient de plus de 18 ans. Exception : les femmes enceintes du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après la date de l’accouchement ainsi que les bénéficiaires de la CMU complémentaire, l’ACS et l’AME.

Par contre la CCP (consultation de Contraception et Prévention) est prise en charge à 100% par l’assurance maladie.

Notez bien : la sécurité sociale ne rembourse jamais les dépassements d’honoraires des médecins. Les mutuelles peuvent le prendre ou pas en tout ou partie à charge. L’assurance maladie rembourse toujours sur la base du tarif dit de sécurité sociale et non sur la base du tarif que vous payez au médecin

 

Article du journal « L’Humanité » 30 août 2016.

 

[1] Ne pas oublier qu’un euro n’égale pas 1 franc !

279. Info. Nouvelle convention médicale au 1° mai 2017.
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 11:14

Ma prothèse est déprimée. Elle dit en avoir ras le bol de marcher quand ça me chante.

J’ai répondu que si elle me faisait moins mal, je la prendrais plus souvent.

Outrée, elle a crié :

  • Qu’est-ce que tu racontes ! J’ai été faite pour toi et ton moignon est protégé par un joli et doux manchon.

Je n’ai pas répondu. Je connais la musique, elle raconte toujours la même chanson.

Le lendemain matin, dans le plus grand silence (en général, c’est le soir que nous nous parlons), je chausse cette prothèse soi-disant déprimée, C’était sans penser une seconde à une vengeance à venir (c’est le mot qu’elle emploiera plus tard).

Je sors et pars à une réunion. Je reste longtemps assis sans me méfier de la prothèse. Pourtant, profitant de ma posture, elle glisse très légèrement vers la sortie du moignon et, lorsque je me lève pour partir, je pose mon pied sur le sol. Sbling ! la prothèse tourne, encore très légèrement, et c’est le genou qui prend tout. Le pauvre ! sans se plaindre, se met à gonfler et c’est tout le corps qui ressent une grande souffrance.

Bien sûr, après être revenu comme j’ai pu à ma maison, je mets cette prothèse sournoise dans un coin de la maison et c’est reparti pour des déplacements en fauteuil pendant un bon moment !

278.	Conversation avec la prothèse.
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:46

Depuis quelques mois, étant devenu titulaire du poste, je siège régulièrement aux rencontres hebdomadaires de la CDAPH : « Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes. »

Nous y décidons du sort de celles et ceux qui demandent la reconnaissance handicapée et les droits qui y sont attachés (cartes, AAH, AEEH, prestation de compensation, orientation scolaire, orientation vers des lieux de vie…)

Je ne divulgue pas de secret en disant que c’est un travail difficile, d’autant plus difficile lorsqu’il est fait sur dossier. Avec un dossier qui raconte la vie et les besoins de quelqu’un, il faut parfois ‘imaginer’ ce que veut dire la personne et ce qu’elle désire. Or Pascal nous a laissé ce message :

« L’imagination est cette partie décevante dans l’homme, cette maîtresse d’erreur et de fausseté, et d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours ! »

Je préfère, et je ne suis pas le seul, avoir la personne devant moi, l’écouter, lui poser des questions. Un conseil qui en découle : celles et ceux qui font une démarche auprès de la MDPH devraient toujours demander à être présents le jour où leur dossier passera en commission.

Une autre question souvent débattue entre les ‘siégeant’ et là encore, je n’y vois pas une divulgation de secret parce que les personnes ont le droit de savoir ‘à quelle sauce elles sont mangées’, cette question donc est celle de la reconnaissance RQTH : « Reconnaissance de la Qualité Travailleur Handicapé »

J’en ai déjà parlé dans ce blog mais j’y reviens car la question est importante. Nous sommes quelques-uns à nous battre sur la façon de prendre le problème par la MDPH. La règle en effet, est de regarder si le poste de travail est handicapant pour la personne handicapée. Cette règle entraine à considérer que c’est le travail qui est handicapé, pas la personne. Se plier à cette règle met les personnes handicapées dans des situations inextricables.

Un exemple :

Une femme ne peut se déplacer que difficilement et doit utiliser des cannes. Son travail est de faire de la vente par téléphone. Elle est donc assise pendant son travail. La MDPH va statuer en disant : le travail n’est pas handicapant, donc refus de la reconnaissance RQTH.

Cette femme est licenciée et doit rechercher un nouveau travail. Elle ne va pas faire une demande RQTH auprès de la MDPH car elle ne sait pas si le travail qu’elle trouvera (si elle en trouve !) sera ou non handicapant. Mettons qu’elle trouve un boulot : factrice à l’intérieur d’une grosse entreprise, elle devra porter le courrier ou des notes de service dans les différents bureaux de l’entreprise. Travail handicapant pour elle mais faisable en se déplaçant en fauteuil. Lorsqu’elle va se présenter devant l’employeur, celui-ci, la voyant avec ses deux cannes lui demandera (si la vue des cannes ne l’effraye pas !) : « Vous êtes bien sûr reconnue travailleuse handicapée ? », « Non monsieur, je dois faire la demande »

Chacun sait que le patron doit avoir un quota de 6% de travailleurs reconnus handicapés dans son entreprise s’il ne veut pas payer une pénalité.

Dans l’exemple, la femme devra donc faire une demande de reconnaissance car le travail est handicapant. Le temps qu’elle la fasse et qu’elle aura la réponse, le travail sera occupé par quelqu’un d’autre….

C’est bien la personne qui doit être reconnue handicapée et non le travail !

Je connais un peu la question car j’y ai été personnellement affronté. Mais un autre problème va surgir pour la personne handicapée : mettra-t-elle sur son C.V. qu’elle est handicapée et qu’elle pourra donc avoir la reconnaissance RQTH ?

Trois réactions possibles : ou bien le patron veut respecter le quota de 6% et il sera intéressé ; ou bien il faudra adapter le poste de travail (des subventions existent) et il ne veut pas s’embêter avec ça ; ou bien il se dira qu’une personne handicapée aura moins de rendement qu’une non-handicapée (ce qui est statistiquement faux car la personne handicapée veut à tout prix montrer qu’elle est ‘aussi bonne’ que les autres) et mettra le C.V. à la poubelle.

Qu’il est difficile d’être travailleur handicapé ! La difficulté vient bien sûr (?) de l’employeur mais aussi de la MDPH qui devrait être une aide pour toute personne handicapée….

277. Qui est handicapé ?
277. Qui est handicapé ?
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 06:49

Souhaiter une bonne année 2017 est un risque. Ce sera un combat ! Pas seulement dans les pays lointains ou même proches et sur le sort desquels nous n’avons que très peu de prise en tant que citoyen français. Ce sera aussi un risque et un combat dans notre pays, nos usines, nos bureaux, nos quartiers.

Qu’au moins en cette nouvelle année nous n’ayons pas le culot de reprocher à ces pays lointains ou même proches, leur incapacité à vivre ensemble !

J’arrête là ces belles phrases théoriques pour les illustrer par des événements vécus chez nous. Vous comprendrez mieux ce que je veux dire !

 

 

Rapporté par Orange avec AFP, publié le mardi 27 décembre 2016 à 12h01

 

« Attention, important pour la sélection des locataires : nationalité française obligatoire, pas de Noir". Voici les critères exigés par la propriétaire d'un appartement mis en location à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). 

L'agence Laforêt des Lilas (Seine-Saint-Denis), en charge du bien, a fini par réagir en renvoyant la faute sur "une propriétaire raciste" et une erreur d'une ex-collaboratrice "naïve et mal formée".

Contactée par France info, l'agence Laforêt se défend en évoquant un acte isolé. Son responsable, "outré et au courant de cette histoire", évoque la responsabilité "d'une collaboratrice qui ne fait plus partie de l'entreprise »

Toujours les autres ! mais pourquoi avoir renvoyé la salariée et pas effacer l’annonce ?

Ce n'est pas une première.

En décembre 2013, un agent immobilier du XVe arrondissement de Paris avait été condamné pour "discrimination envers une femme portant un nom à consonance étrangère". L'agent immobilier avait reconnu les faits, expliquant que la propriétaire ne voulait "pas de Noirs ni d'Arabes". Montant de l'amende ? 2.000 euros. Si les propriétaires ont "le dernier mot" dans le choix des candidats, ils "ne peuvent refuser de louer à un candidat locataire pour des motifs liés à son âge, sa sexualité, sa couleur de peau". Cela qu’il s'agisse de bailleurs publics ou privés.

 

Sans commentaire ! sinon redire : Souhaiter une bonne année 2017 est un risque. Ce sera un combat !

Comme quoi le handicap n’est pas seulement physique, mental ou sensoriel !

 

1. Coluche

 

Le logo ‘'Touche pas à mon pote’'(voir plus haut dans le texte) vient de l’association « SOS Racisme » J’en profite pour dire ma fierté que le président de « SOS Racisme », Dominique Sopo, soit originaire de La Sentinelle, ville à la périphérie de Valenciennes.

Le logo ‘'Touche pas à mon pote’'(voir plus haut dans le texte) vient de l’association « SOS Racisme » J’en profite pour dire ma fierté que le président de « SOS Racisme », Dominique Sopo, soit originaire de La Sentinelle, ville à la périphérie de Valenciennes.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:05

5 ans ! Mon blog à cinq ans ! pendant 5 ans, chaque semaine, un nouvel article.

En cette veille de Noël nous ne pouvons pas ne pas penser à toutes les femmes, les hommes, les enfants de par le monde qui souffre de la folie humaine, de la violence, de l'exclusion à la vie sociale, de toutes celles et ceux qui sont seuls, qui souffrent dans leur corps à cause de la maladie ou du handicap, qui sont fatigués de vivre avec personne à qui le dire.

C'est en pensant à toutes celles-la, tous ceux-la que j'ai écrit le martyr des Syriens.

 

 

Comment vivre en Syrie

Où le jour laisse place à la nuit ?

Encore un peuple qui s’en va

Le monde pleure et continue sa java.

La terre fume

Les murs se consument

Il n’y a plus ni rue ni maison

Ni fête ni chanson

La Syrie est faire de villes blessées

Partout des bombes, des fusées

Le peuple meurt

La mort est vainqueur

A quelques jets de lance

D’autres peuples chantent et dansent

A déchirer les cieux,

A ouvrir des horizons merveilleux

Assis sur un mur détruit

Pleure un enfant, seul, fini

 

Il est là sous les cendres, c’est sûr, Satan

 

Là-bas au Portugal, Manuel nous quitte.

La maladie l’a pris et l’emmène très vite

Avant de dire adieu, il laisse son message :

« Ne vous habillez pas en deuil, ne restez pas sage !

Mettez vos habits de joie

N’espérez pas en donnant seulement de la voix

Construisez la paix ! une, dix, cent, mille fois !

A la sueur de votre foi »

 

Et il mourra sous les cendres, c’est sûr, Satan !

airel

275. Comment vivre en Syrie ?
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